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MUSIQUE: A la rencontre d’une doyenne de la musique burkinabè, IDAK BASSAVE

L’on ne peut parler de musique de la nouvelle génération sans faire cas des devanciers de la scène. C’est pourquoi nous avons pris plaisir à aller à la rencontre d’une icône, une doyenne de la musique, qui jusqu’aujourd’hui se fait entendre au delà de nos frontières.

Répondant au nom de Kadi BASSAVÉ à l’état civil, Idak BASSAVÉ fait partie de la célèbre famille d’artistes-musiciens qui avait formé dans les années 1980, le groupe “La famille Bassavé”. En claire, elle a débuté sa carrière solo en 1998, et depuis lors, elle a à son actif, sept (7) albums dont le dernier “wisewié”, sorti en novembre dernier a déjà un clip disponible et bientôt un deuxième. Ce deuxième clip Vient pour relancer l’album qui, pour elle, n’a pas atteint ses attentes. Cette nouvelle merveille est signée Abdoulaye TAPSOBA et La date officielle de sortie est prévue pour le 05 août prochain, date d’indépendance de notre chère patrie, mais également date à laquelle son très cher père s’est éteint 20 ans plutôt jour pour jour.

Egalement, nous a-t-elle confié que de ses nombreuses distinctions reçues durant sa carrière, celle du chevalier de l’ordre du mérite avec agrafe “art et culture” est la distinction qui l’a le plus marquée. Aussi notre artiste du jour a profité de l’occasion pour s’exprimer par rapport à la pandémie actuelle qui a non seulement bouleversé de nombreuses activités et également causé l’annulation de nombreux contrats. (Je devais prendre part à la célébration en différé de la journée de la Femme du 8 mars au Togo, organisée par l’association des ressortissants Burkinabè, mais chose qui n’a pas été possible faute de la covid-19. De plus cette situation m’a aussi empêchée d’honorer un autre contrat au Sénégal), a-t-elle expliqué.

Cependant, bien que cette situation aie eu des répercussions sur les activités culturelles, Idak BASSAVÉ, à l’instar d’autres artistes, n’a pas voulu rester les bras croisés. En effet elle dit avoir fait des dons dans certains marchés et yaars à Ouagadougou. “C’était juste une manière à moi de participer à la lutte contre cette ignoble maladie”, s’est-elle justifiée. Par ailleurs, elle a saisi l’occasion pour encourager la nouvelle génération musicale, avant de leur prodiguer des conseils. A cet effet, elle les a appelé à plus de travail et de courage, mais aussi à la recherche de moyens car, dit-elle, le défi est de taille et nécessite certe le talent et la passion mais également beaucoup de moyens pour la qualité. Terminant cette interview, elle a invité le public à la soutenir davantage et espère que la sortie de ce nouveau clip sera à la hauteur de leurs attentes.

Adiaratou Sandrine THIOMBIANO (Stagiaire)

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