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2è journée du Festival de l’unité nationale 2021: les artistes prêchent la cohésion sociale entre les communautés

Ouvert le vendredi 21 mai dernier, à Bobo-Dioulasso, le deuxième rendez-vous annuel du Festival de l’unité nationale (FUNA) s’est poursuivi dans la soirée de ce samedi 22 mai 2021. Une journée qui a connu des prestations époustouflantes, mais aussi une série de messages de cohésion sociale.

L’Espace rencontre jeunesse de Dafra, sis à dans la belle cité de Bobo-Dioulasso était noir de monde en cette soirée du samedi 22 mai 2021. La raison, ne pas se faire conter le déroulement des festivités entrant dans le cadre de la deuxième journée de l’acte 2 du Festival de l’unité nationale (FUNA). Un déplacement massif qui en a valu la peine, puisque la soirée artistique aura tenu toutes ses promesses, des prestations play-back en passant par celles en live.

En effet, des artistes comme Bell beloss, Oskimo, Naaba Salam, cool man, Double D, N’teny Mandelson, Mandem, et Dicko et bien d’autres ont d’entrée de jeu, égayé le public par des prestations play-back à couper le souffle. Ce qui n’a pas laissé le chaleureux public indifférent. De façon claire, les artistes ont reçu une adhésion totale du public à leurs différentes prestations. Cependant le mercure va encore monter avec le début des prestations live, qui ont été assurées par l’artiste-chanteur Sayde et le mythique groupe musical Talia, par ailleurs vainqueur de la Semaine nationale de la culture (SNC) en 2016. Cette dernière phase de la soirée a littéralement explosé ledit espace, du fait du niveau élevé des artistes en question, doublé des magnifiques prestations des instrumentistes.

Mais l’aspect le plus important pendant cette deuxième journée du FUNA a été sans l’ombre d’un doute les différentes interventions de certains artistes. En ce sens, l’artiste reggaeman OSKIMO a saisi l’occassion pour s’adresser aux populations présentes, et surtout à la jeunesse. “Le Burkina Faso a toujours été un havre de pays. Nous, nous devons de la préserver, par conséquent cela passe nécessairement par la cohésion sociale. Aujourd’hui, nous avons la chance de poursuivre cet objectif par le biais de la culture, comme le veut le FUNA. Aussi, voudrais-je dire à la jeunesse de s’éloigner des stupéfiants à l’image de la drogue, du fait de ses nombreuses inconvénients”, a-t-il dit.

Et ce n’est pas l’artiste Amadou Dicko, qui a effectué expressément le déplacement de Dori, afin de jouer sa partition à ce processus de consolidation de l’unité nationale. “Quand on parle d’unité nationale, c’est une affaire de tous sans exception aucune. C’est d’ailleurs la raison qui m’a poussé à effectuer le déplacement de Dori à Bobo-Dioulasso. Après ma prestation, je me suis vraiment rendu compte que le public adhère à l’idée de s’unir pour un Burkina meilleur. Pour ce faire, toutes mes félicitations et gratitude vont à l’endroit du promoteur Bass Mandelson”, foi de l’artiste Dicko, par ailleurs instituteur de profession.

Même son cloche pour Sidiki Joël Paré du groupe musical Talia. Pour lui, le FUNA trouve tout son sens, surtout dans un pays en proie à des conflits de tout genre. Raison pour laquelle il n’a pas hésité à saluer, au nom de tous ses camarades, l’initiative du promoteur. À l’en croire, vu l’objectif salutaire du FUNA, ses camarades et lui n’ont pas voulu rester en marge. “Ce festival doit prendre des racines et chacun de nous avons un rôle à jouer”, a-t-il estimé. En rappel, le deuxième rendez-vous annuel du FUNA connaîtra aujourd’hui 23 mai 2021, son apothéose. Alors, rendez-vous est pris pour ce soir, toujours à l’Espace rencontre jeunesse de Dafra pour le show final.

 

Boukari OUÉDRAOGO

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