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7ème édition du festival In-Out Dance : le promoteur annonce les couleurs de l’événement 

Au cours d’une interview accordée à Infosculturedufaso.net, le promoteur du festival In-Out Dance de Bobo, Aguibou Sanou, a annoncé les couleurs de la 7ème édition du festival qui se tiendra du 01 au 09 février 2020 dans la ville de Sya. Lisez plutôt. 

http://infosculturedufaso.net/:  Présentez-vous à nos lecteurs?

Aguibou Sanou : Bonjour, je suis Aguibou Bougobali SANOU, danseur chorégraphe de la compagnie Tamadia et également initiateur et directeur artistique des rencontres internationales de danses dans les espaces public à Bobo Dioulasso, IN OUT DANCE FESTIVAL.

Veuillez nous présenter votre compagnie Tamadia?

La compagnie Tamadia existe depuis 2006, c’est une compagnie qui a pour but de démocratiser la danse, de valoriser les danses traditionnelles et contemporaines, de les apporter auprès des populations et de les rendre accessible à tous.

Qu’est ce qui vous a motivé le choix de ce festival?

Ma motivation pour la création de cet événement, c’est juste un constat, parce qu’il fut un temps où Bobo, une ville dynamique était entrain de se vider de ses talents jeunes, et de ses artistes en particulier, qui partaient tous vers d’autres continents car y’avait d’autre opportunités dans d’autres pays, donc du coup, je me suis dit, qu’est-ce qu’on peut faire qui peut à la fois contribuer à l’économie et donner un espoir aux jeunes de rester sur place, de se former et d’avoir des opportunités.

Quels sont les objectifs du Festival ?

Les objectifs de ce festival, c’est créer des moments de rencontres, de solidarités et d’échanges, c’est aussi créer des opportunités entre les artistes nationaux, locaux et les internationaux. C’est aussi, créer un marché de distribution des spectacles; c’est aussi amener les danses auprès des populations reculées, c’est en tout créer un lien social qui va contribuer à l’économie locale et internationale.

Quels sont les innovations pour la 7ème édition ?

Déjà, le fait d’amener chaque année des compagnies différentes, c’est innovant. Parce que, il n’y a aucun spectacle qui est joué deux fois, chaque fois ces de nouvelles têtes, toutes choses qui constitue une innovation perpétuelle. Cette année, nous amenons de petites formes de danses dans des familles des quartiers où le festival est implanté, c’est une tribune d’échanges entre les populations, on va appeler ça, la danse de la marraine, des danses sociales. En plus il y’a des plateaux musicaux, où on a essayé de diversifier un peu le choses. Le programme est en tout innovant, et nous restons dans cette innovation perpétuelle chaque année.

Les partenaire ont-ils répondu présents?

Les partenaires qui ont répondu présent, c’est notre éternel partenaire, l’ambassade des États Unis, l’ambassade de France, l’Institut Français de Paris, de Bobo, aussi, Wend Konta, prime oil, Sobicop, vox Africa, la maison de la culture de Bobo Dioulasso, la commune de Bobo Dioulasso, Total Burkina, et plein d’autres partenaires qui ont cru en nous et qui nous soutienne.

Qu’est ce qui sera proposé comme menu durant le Festival?

Nous avons au menu du festival, nous avons des formations en danses traditionnelles et contemporaines pour les professionnels et les non professionnels, nous avions prévu aussi des conférences de sensibilisation sur plusieurs thèmes et également des projections vidéos, notamment des films de danses et autres sensibilisations. Nous avons aussi des spectacles à la maison d’arrêts et de correction de Bobo, des spectacles à l’institut français. Il est aussi prévu un grand carnaval de danse.

Quels sont les acquis de ce festival ?

Les acquis du festival, c’est que la population en période du mois de février, soit au cœur du rendez-vous et participe activement à la mise en place de l’événement.

Pourquoi le choix de ce thème « 2020, affronter ses peurs »?

Le choix du thème, « 2020, affronter ses peurs », se justifie par le fait que nous sommes en période d’insécurité, où quand on sort le matin, on n’est même pas sure de rentrer le soir, c’est sur cette problématique qu’on se pose la question, faut-il se terrer à la maison ? Qu’est-ce qu’on peut faire pour affronter nos peurs ? Il faut que les gens se rencontre pour un dialogue afin d’affronter la peur car ce n’est qu’en donnant la main pour éradiquer ce qui nous rend la vie compliqué. Il y’a aussi le choix du métier, le métier que nous faisons est à risque, cette peur d’aller à l’aventure, cette peur de recevoir les étrangers, ayons le courage de dialoguer et d’affronter les choses.

Act 7 du festival, quel bilan pouvez-vous faire des éditions antérieures ?

Alors le bilan que nous pouvons faire des éditions antérieures, c’est dire qu’il est satisfaisant, parce que la première édition du festival qui a trouvé le Burkina Faso dans une situation paisible. La deuxième édition a trouvé le Burkina dans une situation difficile, et jusqu’à aujourd’hui, le burkina ne s’est pas encore stabilisé. Donc depuis 6 ans, nous avons tenu grâce aux partenaires et grâce aux artistes. Juste pour dire que nous continuons d’affronter nos peurs. Le bilan moral est très fort et très positif.

Un mot pour clore notre interview ?

Je dirai à la population d’oser affronter ses peurs, de sortir massivement et de fête comme si c’était la dernière fête, de communiquer, de se pardonner, de donner et d’accepter s’ouvrir et recevoir. Je dis merci à tous nos partenaires, merci à toutes la population, et quel Dieu bénisse le Burkina Faso.

Parfait Fabrice SAWADOGO

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