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9ème édition du Festival Passana : Des Festivalières attendent toujours des acheteurs.

Le Festival Passana qui a ouvert ses portes le lundi 23 avril 2019, en plus de nombreuses activités au programme, est le lieu de rencontres, de partages et d’échanges.

En effet, des Festivalières qui sont venues exposer  soit leur savoir-faire ou soit ce qu’elles vendent, ne sont toujours pas satisfaites puisque les clients se font rares. Si certaines font du commerce de lingerie, d’accessoires pour enfants, de femmes et d’hommes, d’autres par contre ont décidé soit de commercialiser les ustensiles de seconde main ou des paniers à paille au grand bonheur de la gent féminine, masculine et juvénile.

Nantie d’un master en communication, ayant débuté  le commerce à peine 4 à 5 mois avant le FESPACO (festival panafricain du cinéma de Ouagadougou), Madame Nougtara née Sanou Flavie a commencé à vendre des paniers artisanaux et écologiques faits à base de paille que l’on trouve dans la région de Golga un peu vers le Ghana a-t-elle souligné.

Promotrice des paniers Amariel, nom dérivé des prénoms de ses enfants Amalia et Ariel , elle a  expliqué que la vente de ces paniers est venue d’un déclic parce que sa belle-mère lui avait offert un sac semblable après son mariage. Ses amis la voyant toujours avec le sac, furent intéressés et elle passa la commande pour elles et ainsi née l’envie de continuer une telle expérience. Avec son air de génie créateur, lorsque les sacs achetés de Bolga arrivaient, elle les embellissait à base de corn de bœuf, de cuir au niveau des manches ou des bords a-telle poursuivi « Ce sont des paniers artisanaux et écologiques parce que c’est fait à base de pailles. Le tissage est fait par des dames de la région de Bolga. Après le tissage, nous mettons du cuir au niveau des bordures et des manches. C’est juste le tissage qui est fait. Mais tout le reste, je le fais ici. Moi je fais le design et je cherche des gens, des cordonniers pour mettre le tissu, le cuir et tout, j’embelli en fait le panier tissé, si non le tissage, je donne également les couleurs que je veux, c’est moi qui demande le design ».

Ces paniers en calebasses un peu ronds ou en petits et grands formats qui sont utilisés pour faire le marché, le shopping ou les pics Nic sont également utilisés comme sacs de sortie de bébé et  ont leur prix qui varie de 6000 à 22500FCFA et tous sont fabriqués à la main a-t-elle confié « Ce ne sont pas des sacs en plastique, ils sont écologiques, c’est vraiment de la paille qu’on arrache au bord des rivières et les couleurs sont mises après le tissage ».

Avec l’espoir de pouvoir mieux vendre les jours à venir, elle a invité les Autorités Burkinabé à aider les femmes entreprenantes et à sensibiliser également la population afin d’éviter certains préjugés « parce que généralement quand les gens te voient faire ces genres de choses, ils se demandent et certains croient même que tu es illettré ou que tu ne sais rien d’autre faire.  Moi, j’ai un master en communication, ce n’est pas forcement travailler dans un bureau qui peut t’épanouir, même si je gagne du travail cela ne m’empêchera pas de continuer à vendre mes paniers qui était au départ une passion ».

Quant à Déné née Zénabou Bancé, qui est venue elle aussi participer au Festival, en félicitant le promoteur a reconnu que cet évènement leur permettait de se faire connaitre et de présenter les différents articles à la population.

Ses articles composés de sacs à main, de chaussures, de l’électroménager, des vêtements pour hommes, dames et enfants sont accessibles de 7500 à 15000FCFA pour les habits d’enfants et de 7500 à 35000FCFA pour les adultes, les hauts de sortie pour les femmes a-t-elle expliqué et d’ajouter que les sacs à main sont accessibles entre 12500 à 35000FCFA et les chaussures varient de 5000FCFA à 35000.

Pour ce Festival auquel elle participe pour la 1ère fois, même si elle a eu à participer à d’autres Festivals, elle s’est dit confiante et à inviter les clients à venir les rendre visite « Même s’il n’ya pas de marché, on espère au moins partager les adresses pour une future visite dans les boutiques puisque nous avons toutes des boutiques.

On demande à la population de Ouagadougou de passer nous rendre visite, ça fait plaisir de passer nous encourager même si elle ne va rien acheter. Oui on a déjà vendu et on peut avoir trois, cinq clients comme c’est le début ».

Yasmine Compaoré promotrice de Kaisy Fashion (qui est le nom de son entreprise) depuis huit à neuf ans, vend à peu près la même chose que Zénabou Bancé. Cependant, il existe une petite différence puisqu’elle s’est spécialisée dans tout ce qui est féminin : lingeries, accessoires, sacs à mains, chaussures.

Contrairement aux deux 1ères qui n’ont vendu que peu d’articles, elle a confié avoir vendu surtout sa lingerie qui est à 100% pure coton en cette période de canicule et de souligner que les prix de ses marchandises variaient entre 500 à 20000FCFA.

Madame Bancé née Compaoré Ramatou qui vend les ustensiles de cuisine de seconde main a précisé qu’ils venaient d’Italie ou d’Allemagne et leur prix est très élevé à l’importation. « On achète cher ces ustensiles et les gens préfèrent ceux-ci aux autres neufs qui sont « originaux » et lourds. J’ai déjà vendu un peu ».

Téné Bénédicte OUEDRAOGO

benedicteoued@gmail.com.

 

 

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