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CULTURE: A la rencontre de Alain HEMA, l’un des pionniers du monde culturel au Burkina Faso.

Alain HEMA comédien burkinabé, directeur de la compagnie “théâtre éclair”, directeur du festival Arts Enfance et Jeunesse, promoteur du projet “les Sirènes du Faso” orchestre 100% féminin, nous parle aujourd’hui de comment ce projet lui a été inspiré. Il nous présente les membres de l’orchestre, nous fait un bilan après la sortie de l’orchestre, sans occulter les projets futurs.

ICF: Veuillez nous faire une brève présentation de l’orchestre “Les sirènes du Faso “

Alain Hema: La mise en place a été effectuée dépuis le mois de juillet 2018. On a travaillé trois mois et il s’en est suivi une sortie de résidence le 9 Octobre dernier. Après la sortie de résidence on a continué à travailler sur une série de concert. L’orchestre est composé de 10 talentueuses femmes dont des guitaristes, des balafonistes, des chanteuses et aussi des professionnelles du clavier.

ICF: Pourquoi précisément un orchestre composé que de femmes ?

Alain Hema: J’ai le souvenir des Colombes de la Révolution, pendant que le président Thomas SANKARA et le Conseil National de la Révolution (CNR) était au pouvoir, ils ont crée des orchestres dont les Colombes de la Révolution et les petits chanteurs au point levé. A la mort de Thomas SANKARA il n’y avais plus d’orchestre. C’est lors d’un voyage à l’étranger que j’ai emmené des instruments de musique, j’avais voulu créer un orchestre et j’étais partager entre un orchestre de femmes, un orchestre d’handicapés et un orchestre d’enfants, c’était les trois forme que je voulais expérimenter. Mais en même temps ça allait faire exactement ce qu’il y’a eu au moment de la révolution alors je me suis cantonné seulement aux femmes mais je ne saurais dire exactement pourquoi ce choix. Ce n’est pas une envie particulière.

ICF: Quels sont les instruments modernes ou traditionnels auxquels vous jouez ?

Alain Hema: A la sortie le 9 octobre, il y avait la Guitare solo, la guitare basse, le clavier, la batterie et aussi le balafon mais après le 9 octobre celle qui jouait au balafon n’a plus été disponible et du coup on a perdu un peu de cet élément d’instrument traditionnel. Mais, il y a une des filles sur certains titres qui joue du bendré et nous travaillons à ce que les instruments traditionnels reviennent pour donner une identité spécifique de ce groupe de femme.

ICF: Présentez nous les membres de l’orchestre ?

Alain Hema: Chef d’orchestre Marie Jeanne Idani qui joue à la batterie, secondée par Carène Yaméogo, Kini Anita Rosine au piano secondée par Yasmine Zoungrana, Tipoko Zongo Guitare basse , à la voix Adjara Simporé , et Cynthia Diakité, à la guitare Assita Sanou et Jessica Bado, à la guitare basse Evelyne Somda qui viens de faire son entrée dans l’orchestre.

ICF: Après le lancement de vos activités,quel est le bilan à mis parcours ?

Alain Hema: Un très grand sentiment de satisfaction. Parce que lorsque nous avons fait le concert du 8 Mars dernier nous avons eu la présence du Ministre du Commerce de l’Industrie et de l’Artisanat Arouna KABORE, du président de la CENI Newton Ahmed BARRY, l’accompagnement de Tindano Gustave déclarant en douane qui a promis de nous accompagner et aussi le directeur du Bureau Burkinabé des Droits d’Auteurs (BBDA) était présent. Je suis content de voir qu’il y a un accueil intéressant du public mais aussi les filles essaient de continuer le travail. Tout est une question financière tout est pratiquement reposé sur les fonds de Alain HEMA et ça ce n’est pas évident. Maintenant, je cherche un autre souffle, un autre appui pour pouvoir développer le projet…

ICF: Citez les spectacles majeurs ayant connu votre participation.

Alain Hema: Nous avons tout d’abord le 8 Mars au CENASA, le 9 Mars jardin Bambou à Bobo-Dioulasso. Il y’a eu aussi une prestation au festival Jazz à Ouaga. Les Sirènes du Faso ont fait un carton au forum de l’entreprenariat des femmes ou la première dame du Burkina Faso Sika KABORE a été émerveillé par leur prestation et les a fait appel pour d’autres prestations. L’orchestre était présent à l’ouverture du centre de radiologie au CHU de Bogodogo secteur 30, et tout récemment elles ont presté à la 4ème édition de la Coupe Panafricaine des Débats.

ICF: Quelles sont vos projets futurs ?

Alain Hema: Nous travaillons à asseoir une identité forte. Nous souhaitons aussi avoir les moyens pour participer à une résidence qui nous permettra de créer un répertoire propre à nous. Avoir les moyens d’envisager des résidences communes avec les orchestres féminines en Côte d’Ivoire au Bénin éventuellement voir au niveau du Togo et pourquoi pas faire une soirée des orchestres féminins de la sous région.

ICF: Quel est votre but vis à vis de cet orchestre?

Alain Hema: Un épanouissement des femmes, une prise de parole des Sirènes du Faso, qu’elle puisse s’exprimer dire ce qu’elle ont envie de dire au monde entier. L’orchestre peut être considéré comme une plate forme ou je libère la parole de la femme dans un groupe musical qui n’est pas individuel. Une chanteuse seule ça va, mais ça c’est un groupe qui porte le message des femmes qui ont envie de parler au monde entier.

ICF: Un mot pour clore

Alain Hema: Merci aux fans des “Sirènes du Faso” merci à toutes ces personnes qui nous accompagnent. Nous pensons que c’est de cette façon aussi, lorsque les médias s’intéressent à la chose moi ça m’encourage de continue. Savoir que c’est de l’ordre du possible de continuer à faire exister ce groupe, continuer à chercher les moyens pour que ça se développe. Merci à INFO CULTURE DU FASO.

 

Interview réalisée par Rokiyatou SIMPORE (Stagiaire)

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