« A la rencontre du rūd-ga » : un atelier de formation pour sortir le « rūd-ga » de sa zone d’ombre

 « A la rencontre du rūd-ga » : un atelier de formation pour sortir le « rūd-ga » de sa zone d’ombre

Dans le cadre de son projet de formation « A la rencontre du rūd-ga », le saxophoniste Aristide Ouédraogo a outillé des artistes à l’instrument de musique du terroir dénommé « rūd-ga ». La restitution de ladite session de formation est intervenue ce samedi 30 juillet 2022 au centre AADO, à Ouagadougou.

“Le « rūd-ga », se veut un instrument de musique du terroir qui mérite que l’on le valorise au profit des générations nouvelles. C’est un véritable patrimoine que nous devons conserver et valoriser”. Ce sont là les mots d’Aristide Ouédraogo, artiste musicien saxophoniste, quant au contexte de mise en place de son projet de formation « A la rencontre du rūd-ga ». Ainsi donc, après une semaine d’initiation et de formation intenses, l’heure était venue dans la soirée de ce 30 juillet de procéder à la restitution. Au total, 8 artistes notamment des musiciens, conteurs, chanteurs, comédiens, ont été initiés sur les bases de cet instrument de musique du terroir.

Aristide Ouédraogo, l’initiateur de cette session de formation, artiste musicien saxophoniste

A en croire l’initiateur de cette session de formation, Aristide Ouédraogo, l’idée première est de participer à la valorisation du « rūd-ga ». “Les gens me connaissent sur scène en tant que que saxophoniste. Mais à l’école de musique, j’ai eu la chance de croiser sur mon chemin le « rūd-ga » . J’y ai donc appris à jouer. Malheureusement, ils sont peu à connaître cet instrument de musique qui est un véritable patrimoine issu de notre terroir. J’ai donc juger bon de le faire découvrir au public afin de le valoriser, d’où l’initiation de cet atelier de formation qui n’est que la première phase de ce que je veux réaliser. Il s’agit pour moi aussi de sortir cet instrument de sa zone d’ombre qu’est le musée et de le faire connaitre davantage”, a-t-il déclaré.

A en croire le saxophoniste, l’idée derrière cette première ohase est d’aussi parvenir à aller vers les enfants et leur enseigner cet instrument. Mais pour ce faire, un accompagnement serait le bienvenu en ce sens que cette première session qui a concerné les artistes a été faite sous fonds propres, donc a requis la participation de ces derniers. La seconde phase qui concerne l’écriture des partitions a déjà été entamé selon ses dires. La 3e serait de mettre ce qui a été écrit sur des supports audio afin de permettre aux gens de pouvoir écouter et aussi utiliser pour leur apprentissage. Du reste, c’est un formateur plutôt satisfait au regard de ce que ses stagiaires ont pu présenter comme restitution.

la marraine de cette soirée de restitution, la comédienne et metteure en scène Odile Sankara

Même la marraine de cette soirée de restitution, la comédienne et metteure en scène Odile Sankara s’est dit impressionnée de voir les merveilles que l’on peut faire avec cet instrument. “Bien vrai que je suis du théâtre, mais j’ai été vraiment éblouie par cet instrument ce soir. Au formateur, je lui adresse mes vives félicitations, de même que les apprenants qui en moins d’une semaine sont parvenus à maîtriser un tant soit peu quelques gammes du « rūd-ga ». Cet instrument par ignorance, est entrain de disparaître. Mais si la jeunesse décide de s’en emparer et de le valoriser, cela mérite d’être soutenu. C’est de cette manière que nous pourrons préserver nos acquis culturels”, a-t-elle signifié. A noter également la présence à cette cérémonie, du président de la FENATHEB, Paul Zoungrana.

Toudeba Bobelle qui a pris la parole au nom de tous les apprenants

Substantiellement, les apprenants ont sous le regard appréciateur des spectateurs, produit des chansons à partir du « rūd-ga ». Et cela est dû à une semaine de dur travail. De l’avis de Toudeba Bobelle qui a pris la parole au nom de tous les apprenants, ça été un honneur d’apprendre aux côtés de monsieur Ouédraogo. “C’était vraiment un moment de rencontre car en venant à cet atelier, beaucoup d’entre nous ne savaient même pas tenir l’« archet ». Mais par la grâce de Dieu, nous avons pu grâce à notre formateur, être initiés aux éléments basiques de cet instrument. Nous tenons donc à lui dire merci pour ces beaux moments d’apprentissage et que nous continuerons de nous performer”, foi de monsieur Toudeba.

Une mini démonstration du formateur, à l’aide du « rūd-ga », est venue clore cette cérémonie de restitution.

Boukari OUÉDRAOGO

Parfait SAWADOGO

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