Arts de la scène: les responsables du CDC-la termitière appellent face à la disgrâce du théâtre populaire Désiré BONOGO

 Arts de la scène: les responsables du CDC-la termitière appellent face à la disgrâce du théâtre populaire Désiré BONOGO

La direction administrative du Centre de développement Chorégraphique (CDC)-la termitière a organisé une conférence de presse pour statuer sur l’état des lieux du centre, et la question du dépotoir d’ordures à ciel ouvert situé à proximité du centre. L’activité s’est tenue ce jeudi 06 Janvier 2022 dans l’enceinte dudit centre à Ouagadougou.

Le Centre de développement Chorégraphique (CDC)-la termitière est une œuvre initiée par Salia Sanou et Seydou Boro. Il a été fondé en 2005 et inauguré sur le site du théâtre populaire en décembre 2006. Sa dénomination « Centre de développement Chorégraphique la termitière » repose sur l’assertion de l’écrivain burkinabè Titinga Fréderic PASSERE selon laquelle : « si la termitière vit, c’est qu’elle ajoute de la terre à la terre ».

une visite de l’espace ciné de près de 3000 place à ciel ouvert complètement abandonné et la poubelle juste à quelques mètres du centre.

Depuis son ouverture, les promoteurs mènent des activités telles que des formations professionnelle pour des étudiants de différents profils, pour les accompagner dans la maîtrise et la compréhension de leur art ; des ateliers et master-classes ; l’accueil de résidence de création au profit d’autres praticiens de la dance et d’autres disciplines artistiques ; l’organisation du festival Biennal Dialogues du corps. Des dires des promoteurs, le centre a été mis en place pour faire revivre le théâtre populaire Désiré BONOGO, qui est l’une des réalisations du pouvoir de la révolution dont Thomas Sankara lui-même était le promoteur. Et il est inconcevable pour eux de laisser cet endroit en disgrâce. Les promoteurs du CDC confient rencontrer des difficultés et appellent donc les autorités à la rescousse.

Salia Sanou, directeur du CDC, dans son allocution, a évoqué la question de la dégradation de l’environnement.

Salia Sanou, directeur du CDC, dans son allocution, a évoqué la question de la dégradation de l’environnement. Pour sa part, c’est depuis 2015 que les problèmes environnementaux ce sont enclenchés. Et cela a réduit à néant leurs efforts, les éloignant ainsi de leurs objectifs. Pour lui, aujourd’hui le taux de fréquentation a baissé de plus de 80% selon un sondage auprès du public. Et cela est imputable aux voies impraticables et les dépôts d’ordures le long des voies. Aussi, la fermeture du restaurant en raison des odeurs nauséabondes des poubelles aux alentours. Egalement les artistes qui viennent en résidence de création, sont obligés de résider dans d’autres centres pour ne pas être exposés aux odeurs et à la fumée en provenance de la poubelle et du marché de cycle. A en croire le directeur du CDC-la termitière, des multiples interpellations à l’endroit de la commune et de la ville ainsi que du ministère de tutelle ont été effectuées mais sans résultats. Et c’est en raison de leur impuissance face aux fléaux qu’il continue de manière pacifique à alerter les pouvoirs publics sur le danger et le risque d’épidémie, d’insécurité que courent les populations riveraines. Il a conclu ses propos en rappelant qu’il est vrai que nous sommes en plein procès Thomas Sankara mais il faut aussi penser à réaliser les idées et les œuvres de thomas Sankara.

Congo Alassane, membre du Conseil d’administration, ce centre n’est pas de moindre en Afrique.

Pour Congo Alassane, membre du Conseil d’administration, ce centre n’est pas de moindre en Afrique. Au regard de l’état actuel du centre, il s’est indigné que les autorités restent muettes quant à l’accompagnement des promoteurs en vue de la valorisation. Il s’est interrogé en générale sur les raisons qui empêchent l’administration de joindre l’acte à la parole. Il a invité la population a également passé découvrir ce centre qui est une œuvre qui existe depuis 1986 sous l’appellation ‘’théâtre populaire Désiré BONOGO’’. La conférence s’est achevée par une visite de l’espace ciné de près de 3000 place à ciel ouvert complètement abandonné et la poubelle juste à quelques mètres du centre.

Souleymane FOFANA (stagiaire)

Parfait SAWADOGO

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