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Avant-première de « les Nouveaux Riches » :  “J’appelle toute la jeunesse à venir voir ce film, car c’est un film qui lui est destiné”, dixit le réalisateur

Le 19 juillet prochain, le réalisateur et producteur Abdoul Bagué présente l’avant première de son film « les nouveaux riches », à la salle du ciné Burkina à Ouagadougou. À ce titre, une équipe de notre rédaction a tenu à le rencontrer afin d’avoir de plus amples détails sur cette œuvre.

L’avant-première du film de Abdoul Bagué intitulé « les nouveaux riches », se déroulera ce lundi 19 juillet 2021, à la salle du ciné Burkina sise à Ouagadougou. Afin de donner de plus amples informations sur l’œuvre, le réalisateur et producteur Abdoul Bagué est passé dans nos locaux. Il est ressorti de cet entretien que « les nouveaux riches », qui passera le 19 juillet prochain est une invite à la jeunesse burkinabé à une prise de conscience des bienfaits de la responsabilité financière et cela par un appel à l’entreprenariat. « Nouveaux riches, c’est dans un ton ironique. Quand on t’appelle nouveau riche, normalement tu dois te plaindre. Ce sont des messages qui invitent la jeunesse à se prendre en charge financièrement », a lancé le réalisateur.

À ce titre, dit-il, l’œuvre en résumé, est l’histoire de deux cousins qui ont ramassé un sac de 200 millions qui appartiennent à un dealer de drogue. Celui-ci lance un ultimatum de trois jours pour retrouver son sac. Donc il met en œuvre touts les moyens pour y parvenir et cela ne c’est pas passé sans conséquence. « En gros, dans ce film, nous abordons les thèmes comme l’éducation financière et l’entreprenariat. Dans ce film, il y’a des acteurs qu’on va découvrir pour une première fois sur la scène, mais aussi des habitués de la scène du cinéma », a-t-il expliqué. À l’entendre, le projet a pris un mois de tournage mais la préparation proprement dite c’est-à-dire de l’écriture à la réalisation, a beaucoup plus duré, et cela sans un quelconque accompagnement financier.  « Le film a couté environ 10 millions. Aucune autorité n’a apporté une contribution financière dans ce film. Nous sommes prêt en tant que jeunes, à les recevoir aussi, si ils trouvent nécessaire de faire chemin avec nous sur ces genres d’initiatives », a-t-il fait savoir.

Concernant d’autres accompagnements, il a indiqué qu’il a reçu l’accompagnement des acteurs qui y figurent en ce sens que ceux-ci ont dû sacrifier de leur temps et patience. « Les doyens oui, ils ont aussi participé de par le partage d’expérience qu’on a reçu d’eux  », foi de Monsieur Bagué. En terme de perspectives, Abdoul Bagué a déclaré qu’en territoire national, des projections à Ouagadougou, Bobo Dioulasso, et Tenkodogo sont les premières actions de sa politique de promotion.  «  À l’extérieur, nous avons entrepris avec Canal Olympia, un partenariat qui aboutira à une diffusion dans toutes ces représentations en Afrique. Le film fera aussi objet de plusieurs souscriptions en lignes », a-t-il soutenu.

Nathalie TANDIA, la corealisatrice du film

Ainsi, le réalisateur a, à propos du milieu cinématographique au Burkina Faso, indiqué qu’il est pauvre. « On n’a pas d’institutions fortes qui soutiennent le cinéma privé. C’est vrai que nous avons le FESPACO mais lui il est panafricain et ne dépend pas entièrement du Burkina. On a un ministre de la culture qui doit travailler davantage à soutenir nos jeunes producteurs et réalisateurs, à plus s’affirmer. Je parle de toute une machine qui doit se réveiller pour accompagner des visions. Tant qu’on dira que le cinéma na pas de portée pour le gouvernement, cela sera toujours pareil », s’est indigné le producteur.

Il faut rappeler que l’avant première de ce film sera présenté au ciné Burkina ce lundi 19 juillet 2021. Le pass d’accès est fixé à 2000 F CFA. « J’appelle toute la jeunesse à venir voir ce film, car c’est un film destiné à la jeunesse », a conclu Abdoul Bagué.

Gani Barry  

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