Bobo-Dioulasso : à la découverte de Korotimi Barro, danseuse-chorégraphe professionnelle

 Bobo-Dioulasso : à la découverte de Korotimi Barro, danseuse-chorégraphe professionnelle

Talentueuse, battante et passionnée, Korotimi Barro est une artiste danseuse-chorégraphe, interprète et comédienne burkinabé résidente à Bobo-Dioulasso. Dans une interview qu’elle nous a accordée le 5 avril dernier dans la belle cité de Sya, cette virtuose de la danse revient sur sa carrière ainsi que ses projets à venir.

Originaire de la partie ouest du pays, précisément à Bobo-Dioulasso, Korotimi Barro a fait de la danse une véritable profession. En effet, c’est par la passion et l’amour que l’artiste est devenu de nos jours une danseuse professionnelle. Pour persévérer et s’améliorer dans son métier, la danseuse suit des formations sur la danse contemporaine ainsi que sur la danse traditionnelle. En effet, pour créer ces pas de danse, l’artiste s’inspire des instructions données par les chorégraphes et les artistes. De son avis, d’autres chorégraphes donnent leurs propres mouvements à interpréter, d’autres créent à travers des mots, des vers ou même des objets selon leur demande.

La chorégraphie est un métier qui demande beaucoup de créativité. D’ailleurs, Korotimi Barro l’explique en ces termes. “Il faut avoir d’abord le respect des uns et des autres; toujours s’approcher de ceux qui sont expérimentés dans le domaine afin de se performer ; ne pas sous-estimer les professeurs  car c’est la formation qui fait la discipline et l’objectif”, foi de Korotimi.

Par ailleurs, dans le cadre de soutenir les autres, l’artiste a mis en place une association dénommée KONGOBA qui veut dire la grande forêt et une compagnie DANSOIYA qui veut dire la première née. Elle fait des dons à travers ses deux structures. Elle travaille également avec les enfants démunies et orphelins ; les scolarisent afin qu’ils puissent avoir une place dans la société. Du reste, elle soutient avoir rencontré beaucoup de difficultés. Les gens selon ses dires, les prennent comme des femmes qui n’ont rien à faire ; qui ne veulent pas se marier, qui ne marchent pas selon la volonté divine. En sus, elles sont mal vu dans la société. Mais qu’à cela ne tienne, elle dit être à l’image d’autres artistes-chorégraphes, soutenu lors de leurs spectacles.

“Pour tous ceux qui veulent se lancer dans ce métier, je leur conseillerai le respect, la discipline ; savoir pourquoi ils veulent embrasser ce métier ; avoir le courage; aimer le métier et connaître ses objectifs. En fait, la danse au Burkina n’est pas mal car chaque chorégraphe a son cercle, sa signature, son TIC qui leur permet de les identifier. On se nourrit et vit de notre art nous sommes acceptés et nous nous imposons dans la famille”, a fait savoir l’artiste avant d’ajouter qu’elle aimerait atteindre ses objectifs, aller de l’avant, arriver à se faire une place dans le domaine culturel. A l’en croire, son plus grand désir, c’est d’enseigner la danse. C’est d’ailleurs dans cette lancée qu’est née son association et sa compagnie.

Et pour l’épanouissement des artistes dans leur ensemble, Korotimi n’a pas manqué de donner son avis sur la récente prise de fonctions de Madame Valérie Kaboré, Ministre en charge de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. Selon elle, Madame la ministre doit se donner les moyens de connaître le milieu culturel et artistique afin de mieux mener les missions qui lui ont été confiées. Aussi, a-t-elle saisi l’occasion pour saluer le soutien indéfectible de sa famille ainsi que Infos Culture du Faso qui lui a donné l’opportunité de parler de sa carrière.

Catherine S. Zongo (stagiaire)

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