Caravane Africa : l’association SITALA au bilan après trois mois de tournée en France

 Caravane Africa : l’association SITALA au bilan après trois mois de tournée en France

L’Association SITALA a donné, le 29 juillet 2021 dans la salle de réunion de la maire de BOGODOGO, l’arrondissement n°5 de la ville de Ouagadougou, une conférence sur ses trois mois de tournée dans la cadre de la caravane Africa. Cette communication vise à présenter aux différents partenaires, le bilan de ladite tournée et aussi les remercier pour leur soutien.

Valoriser l’Afrique à travers sa culture, telle est la mission que se donne SITALA. Pendant trois mois, l’association a sillonné les écoles, les rue de la Bretagne (région de France) dans l’optique de faire valoir la culture burkinabè au travers de sa danse, sa musique, ses chants. Cette caravane s’inscrit dans le cadre du projet Africa 2020, initié par le Président français Emmanuel MACRON. Ce projet consiste à faire voir l’Afrique nouvelle à travers sa culture. Enseigner la culture africaine dans les écoles françaises de manière à inciter à un changement de mentalité au sein de la société française.

Selon les acteurs de l’association, ces trois mois de tournée ont été d’une grande réussite. Harouna Rabodo, membre de l’association, ne cache pas sa satisfaction. “Nous sommes contents de cette mission. Nous avons eu à partager des expériences de la culture française et apprécier le fait que la société française puisse aussi se nourrir de la culture burkinabè à travers les ateliers que nous avons organisés. Cela a permis de changer les clichés, le regard des scolaires français sur le continent africain. Voir aujourd’hui, des enfants français qui chantent en dioula et qui dansent le Waarba est une source de joie de fierté pour nous.

Dès l’entame, c’est le Président de l’Association SITALA Coulibaly B. Mahamadou qui ouvre la séance en adressant ses remerciements aux différents partenaires pour leur soutien en vue de la réussite de la tournée. Il s’agit du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) ; de l’Agence de développement régionale du Haut-Bassin (ARD/HBS), de France volontaire, l’ambassade de France, de l’institut français et de SITALA LIllin’Ba en France.

Une mission réussie, un bilan apprécié par l’ensemble des acteurs

Au bilan, trois milles enfants rencontrés, vingt établissements scolaires fréquentés, sept structures médico-sociaux visitées, des tournées et prestations dans cinq départements de la France (Alsace, Morillon, la Normandie, etc.) En tout, SITALA a initié et sensibiliser plus de cinquante milles enfants français qui sont montés sur scène avec des costumes et instruments africains pour magnifier la diversité culturelle africaine.

Au regard des chiffres présentés, les partenaires n’ont pas manqué de témoigner leur satisfaction à l’association pour le travail abattu en vue d’honorer le Burkina et par ricochet le continent africain. M. Jean-Paul, maire de l’arrondissement n°5 de Ouagadougou mêle sa voie à celle du président de SITALA pour témoigner sa reconnaissance aux autres partenaires tout en leur demandant plus d’accompagnement pour la réussite des activités en perspectives.

Antoine Zoungrana deuxième adjoint au maire se rejouit de ce partage d’expérience qui permet de construire un brassage culturel entre les pays du Sud et ceux du Nord, de travailler à convoler en noce heureuse avec les autres cultures dans le cadre de la mondialisation. Il souligne l’importance de ladite caravane qui nous amène à « Cesser d’être le pays de ceux qui importent et faire partir de ceux qui apportent à travers notre culture ».

Ce n’est pas Madame Baro, représentante du Programme National de volontariat au Burkina Faso qui dira le contraire. Elle dit se réjouir de la tenue de la mission et souhaite à ce que l’expérience acquise soit transmise à la jeunesse burkinabè. Pour les membres de SITALA, de nombreux défis restent à relever. Elle envisage promouvoir l’éducation par la culture dans les écoles au Burkina Faso. Aussi, s’assigne-t-elle la mission de sensibiliser la jeunesse burkinabè sur les dangers de l’immigration à travers une pièce théâtrale dénommée « théâtre de l’opprimé »,  inspiré de l’histoire réelle d’un migrant en vue de sensibiliser la jeunesse africaine sur les dangers de l’immigration clandestine.

Windmi Frédéric LENGA (stagiaire)

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