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CENTRE-SUD: Tout savoir sur le promoteur de “Manga Moov”, Paul Ragnagnewende ZONGO

Toujours dans cette dynamique de d’échanges avec les acteurs culturels de la région du Centre-Sud, notre équipe a été accueilli par un entrepreneur et promoteur culturel de la ville de Manga, Paul Ragnagnewende ZONGO. Durant cette riche entrevue, nous avons débattu de long en large sur la promotion de activités culturelles dans la ville de Manga, en particulier “Manga Moov”.

A sa prise de parole, dès le début de notre entretien, le promoteur culturel, Paul Ragnagnewende ZONGO, puisque c’est de lui qu’il est question a rappelé qu’il a embrassé ce métier pour contribuer à sa façon, au développement culturel de la région et du pays. (A cet effet, depuis 2016, nous travaillons autour d’un projet culturel dénommé “Manga Moov”. L’idée est d’ouvrir Manga aux autres provinces, mais surtout de faire valoir le potentiel culturel de la ville, quant on sait que la région regorge un potentiel touristique en manque de visibilité. Nous invitons cependant les autres provinces à se joindre à nous. Notre rôle est de mettre en lumière ces aspects culturels), a-t-il expliqué.

Aussi, il ajoute que l’idée est également de révéler les promoteurs culturels et touristiques de la province mais également de faire la promotion du vivre ensemble et de certaines valeurs sociales. “Manga Moov” est organisé sur trois jours, durant lesquels, nous consacrons une journée aux artistes locaux de la province, surtout ceux qui prestent dans la musique traditionnelle et Culturelle. Et également une journée aux artistes des autres localités. Aussi des conférences sont aussi abordés autour du thème choisi de l’événement.

Nous invitons également des chefs coutumiers pour faire la lumière sur certains aspects historiques de la province. En plus, nous organisons une foire au profit de tous ceux qui veulent présenter leur savoir-faire culturel. Et l’autre journée est dédiée à un gala durant lequel nous mettons en exergue des jeunes qui se sont démarqués au cours de l’année. En somme, nous leur délivrons des attestations et aussi des prix de sorte à les encourager et aussi suciter de l’intérêt auprès des plus jeunes, nous a-t-il détaillé.

Cependant, il indique qu’ils travaillent à améliorer le programme de l’événement. A cet effet, l’événement, dit-il est en partenariat avec d’autres événements culturels notamment avec “la Semaine de la Sapologie”. A en croire à ses propos, les difficultés ne manquent pas. Mais, il faut dire qu’elles sont surtout d’ordre administratives. (Nous travaillons à avoir des partenariats avec les collectivités locales pour être officiellement reconnu. Ce qui peut nous permettre de nouer des partenariats aussi bien au Burkina qu’à l’extérieur.

A cela s’ajoutent, les difficultés de financement, nous a-t-il signifié. (A l’instar de certains grands événements, la pandémie de covid-19 a bouleversé nos activités. La tenue de cet événement était prévue pour fin mai, et nous avions déjà injecté nos maigres ressources dans la préparation. Malheureusement tout a été chamboulé à cause de la covid-19. Et dans une telle situation, il va falloir remobiliser des fonds et aussi les personnes ressources, chose qui n’est pas facile. Ceci étant, nous sommes en réflexion pour voir si il est possible de le tenir en novembre, mais bien avant la tenue des élections présidentielles.

D’ores et déjà, nous allons procédé à des démarches auprès des autorités locales pour solliciter leur accompagnement en termes de matériels et d’espace), a-t-il déclaré. (Mais au-delà de ses difficultés en majeur partie dues au Corona virus, nous avons quand même initié l’opération “10 000 cache-nez”, chose qui nous a permis d’en mobiliser et aussi des gels hydroalcoolique au profit des populations les plus démunies, grâce notamment à certaines personnes. Ce sont plus de sept villages qui ont reçu nos visites de sensibilisation et de dons), précise-t-il.

Tout en remerciant toute l’équipe de “Infos Culture du Faso” pour ce qu’elle pour la culture, surtout dans sa démarche de contribuer à la visibilité des acteurs culturels des provinces, il appelle également le ministère en charge de la culture à les accompagner pour le grand bonheur de la culture burkinabè.

Interview réalisé par Fabrice Parfait Sawadogo

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