CÉRÉMONIES DE DISTINCTION DU SHOW-BUSINESS: QUE VAUT UN TROPHÉE POUR UN LAURÉAT ?

 CÉRÉMONIES DE DISTINCTION DU SHOW-BUSINESS: QUE VAUT UN TROPHÉE POUR UN LAURÉAT ?

Susciter une saine émulation entre les acteurs concernés d’un domaine, encourager ou magnifier l’excellence, entre autres sont les objectifs cardinaux auxquels nombre de cérémonies de distinction se sont assignés. Vaille que Vaille certaines cérémonies, au prix de leur crédibilité dans l’organisation et leur longévité, sont devenues de véritables catalyseurs, mieux un baromètre. A chaque édition, l’engouement est perceptible et chacun des nominés rêve de brandir un trophée en présence de convives non moins importants de divers domaines d’activité. Si tant est vrai que le trophée donne une visibilité certaine au cours d’une nuit, que vaut la distinction après ?

De nombreux lauréats ont confié que les récompenses glanées çà et là leur ouvrent une nouvelle ère de leur carrière. Un parmi tant d’autres lauréats des KUNDE laissait entendre lors d’une interview que son sacre lui a donné une seconde vie artistique. Si les KUNDE passent pour être là distinction tant convoitée par les artistes, qu’en est-il des autres ?

Les FAMA, 12PCA, SOTIGUI AWARDS, BUMO, COUL ONLINE, BURKIN POAKA, AFRICA MOUSSO… sont tant convoités ? Que vaut un trophée de ces cérémonies pour un lauréat ? Les différents lauréats sont-ils fiers d’être distingués ? Certes, les cérémonies ont chacune sa particularité et le manque de moyens dont souffrent les organisateurs peuvent  dans une certaine mesure plaider à leur décharge, voire émousser les critiques acerbes qui leur sont couvertes.

Mais à approfondir la réflexion et surtout sans complaisance on peut relever des insuffisances qui palissent l’image de certains événements (les prix ne sont pas accompagnés d’espèce sonnante et trébuchante ; les trophées ne sont pas de grande valeur ; la crédibilité des critères de sélection…). L’image qui me semble indélébile, c’est lorsqu’un lauréat, absent au cours d’une cérémonie, s’est fait remettre à la MACO après une visite d’une infortune qui purgeait sa peine. Manque de considération ? Tout comme ce dernier, certains ne sont pas fiers de brandir les trophées qui leur sont décernés au cours des soirées de récompense, prétextant qu’ils ne les honorent pas assez.

Ce qui paraît une évidence, c’est que des cérémonies de distinction pullulent dans le secteur des arts et de la culture. Certes elles traduiraient une vitalité et vivacité du dit secteur, mais une synergie d’actions voire une fusion de certaines cérémonies qui s’apparentent de par leurs objectifs similaires serait souhaitable et les rendrait plus prestigieuses et attractives !

NB : Cette analyse est la synthèse de ma chronique culturelle de ce vendredi 14 septembre 2019.

Youssef OUEDRAOGO

 

Parfait SAWADOGO

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