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« Chez moi, la danse a commencé depuis tout petit », Evariste Tassembèdo, danseur-interprète burkinabè

Evariste Lamoussa Tassembédo est danseur interprète à l’école de danse internationale Irène Tassembédo. Au micro d’une équipe du journal Infos Culture du Faso, il parle de sa carrière. Il aborde également son actualité.

Tout commence depuis l’enfance et surtout au lycée où il commence à exprimer son art dans les activités culturelles. « Chez moi, la danse a commencé depuis tout petit, comme presque tout le monde d’ailleurs. Au lycée on se faisait remarquer dans les différents événements », dixit Evariste Tassembédo. Puis il décide, dans le but d’en apprendre plus et de se professionnaliser, de s’inscrire en 2016 à l’école internationale de danse Irène Tassembèdo pour, dit-il, faire valoir son art et se faire une place. Dans cette école, il s’approprie les outils et techniques nécessaires qui lui permettront de façonner à sa manière tout style de danse.

Evariste Tassembèdo suit des formations et des stages au Burkina Faso et à l’international. Il prend part à des séances de formation à l’école de danse Irène Tassembèdo avec laquelle il participe à des stages à l’école de Sables au Sénégal, au CND à Paris et à Bobo-Dioulasso, etc. Il participe également à de nombreux spectacles au Burkina Faso notamment « Des maux de nous », « De et si on disait non » et de « Yiiki Africa Boléro » de Irène Tassembédo. Il y a aussi son solo intitulé « Maam ni maam » qui traite de la solitude après la perte d’un être cher ; un festival d’ailleurs lauréat du concours international Solo Tanz-Theater en Allemagne.

Pour l’artiste danseur Evariste Tassembèdo, la danse comme tout autre métier a besoin de soutien. « La danse a besoin surtout d’un sérieux accompagnement jusqu’à un certain niveau de la carrière d’un artiste. Si toi le jeune danseur, tu n’as personne pour t’aider à te battre pour réaliser ton rêve dans le milieu, c’est un peu difficile de booster ta carrière », a-t-il laissé entendre. Et pour valoriser et promouvoir le métier de danse Evariste Tassembèdo a ses idées. « Il faut d’abord reconnaître la danse comme un métier, mettre l’accent dans la formation des danseurs en construisant des écoles de danse et des centres de formation », a-t-il proposé avant de préciser que des jeunes bien formés seront prêts à lever haut les couleurs du pays partout dans le monde. Et pour cela une formation sur le plan physique, moral et intellectuel est nécessaire. De l’avis de Evariste Tassembèdo, en Afrique, le Burkina Faso regorge de pépites dans le domaine de la danse qu’il faut juste savoir comment l’exploiter.

À l’endroit de ses jeunes frères, Evariste conseille la formation et l’abnégation au travail. « Il faut se faire former, c’est important pour avoir de très bonnes bases et de vrais bagages nécessaires pour une très bonne carrière. Si tu as un rêve, bats-toi, transpire, pleure mais n’abandonne jamais car toi seul es le maître de ton destin. Tout ce qui t’arrivera demain dépend de toi ; de ce que tu fais de ta vie aujourd’hui », a-t-il précisé. Evariste Tassembèdo qui vient d’achever une formation, a un duo en cours de finalisation avec Gloria Biachi du Nigéria et une future tournée avec Yiiki Africa Boléro.

Demba Ka BARRY

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