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Cinéma au Burkina : « mirages et perditions » fait son entrée pour allier théâtre au cinéma

Ce jeudi 10 juin 2021, le film long métrage « Mirages et perditions » a été officiellement lancé dans la salle du ciné Burkina. Ce film, long d’environ 1h30 minutes a été présenté par le consortium « plus loin ensemble » en collaboration avec l’association culture acte 7 du Mali.

Dans le soucis d’inclure la section théâtrale dans le processus de recherche de la sécurité, Toussaint Zongo et Gaston Kaboré essayé d’inclure le théâtre dans cette logique et ce en l’adaptant au cinéma. De ce fait, ils ont officiellement lancé leur œuvre cinématographique « mirages et perditions », ce jeudi 10 juin 2021, dans la salle de ciné Burkina, à Ouagadougou. Mirages et Perditions est un film d’environ 1h30 minutes, écrit par Ildevert Méda, en langue française. Il véhicule des messages de sensibilisation sur le phénomène du terrorisme et la radicalisation de la jeunesse.

Selon Martin Zongo, l’un des adaptateurs cinéma de ce projet, le film a été initié depuis 2019 à travers une scène théâtrale. « Comme on sait qu’avec le théâtre seulement, beaucoup ne verront pas le message que nous voulons véhiculer, on a donc pensé à l’adapter au cinéma », a-t-il ajouté.

À entendre Gaston Kaboré, le second coordonnateur de cette adaptation, l’idée pour eux, c’est de passer aussi par le théâtre pour toucher la jeunesse.  « C’est comme l’histoire du film vous le dit, souvent le problème vient de nous, entre frères, voisins etc. Donc nous voulons par cette manière, participer aussi à la sensibilisation de la jeunesse sur ce phénomène qui paralyse le pays », a-t-il expliqué.

À l’écouter le cinéma est l’un des moyens qui peut rapidement toucher le public et cela serait la cause pour laquelle la scène a été adaptée à celui-ci. « Aujourd’hui, une scène théâtrale ne peut pas toucher le nombre de personnes que l’on espère. Imaginez combien peut compter la salle. Mais avec le cinéma, beaucoup de personnes le verront, sûrement. Voilà pourquoi nous avons adapté la scène », a-t-il dit.

L’actrice, Alimata Nikiema, venue voir ce film, a, tout en félicitant l’œuvre, appelé toute personne de bonne foi à soutenir de telles initiatives.  « Nos artistes ici ont besoin de beaucoup de soutien, l’œuvre que vous venez de voire, ils peuvent en produire plus. Nos artistes ont du talent et ils peuvent contribuer à éradiquer certains de nos maux. Il leur faut souvent des accompagnateurs pour accomplir ce genre de travail », a-t-elle soutenu.

Le rendez-vous est donc pris pour la salle de cine nerwaya, le lycée kologh-Naba, la salle de ciné sagnon de Bobo-dioulasso mais aussi des passages à des télévisions du Burkina. Pour la suite, ils entendent aussi proposer cette œuvre dans plusieurs autres langues burkinabè, en l’occurrence le Mooré, le Dioula, et le Fulfuldé.

Abdoul Gani Barry (stagiaire)

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