jeu 13 juin 2024

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CINÉMA: la meilleure interprétation féminine des Sotigui Awards 2023 Djamila Warda Barry s’ouvre à Infos culture du Faso

L’actrice burkinabè, Warda Djamila Barry, a été sacrée meilleure interprétation féminine grâce à son rôle principal dans le film « Épines du Sahel » du réalisateur Boubacar Diallo, lors de la 8e édition des Sotigui Awards 2023, cérémonie de récompense des meilleurs acteurs du cinéma africain et de la diaspora, le samedi 11 novembre. La jeune actrice qui est aussi une superbe comédienne, s’est ouverte à Infos culture du Faso, dans cet entretien qui aborde sans langue de bois plusieurs facettes de son actualité.

Actrice de cinéma, africaine d’origine Burkinabè, Warda Djamila Barry, a été depuis toute petite, fascinée par le cinéma et surtout par la façon avec laquelle, les acteurs entraient dans leurs rôles pour communiquer une histoire, des émotions. Cependant, en prenant de l’âge et de l’allure, Warda comprit très tôt qu’il faut être suffisamment outillé pour prêter son corps, sa voix à un personnage pour l’incarner et le faire vivre.

Ce qui va l’amener à suivre des formations en jeu d’acteurs au théâtre du Cartel où longtemps elle s’outillera pour se donner les moyens de vivre sa passion qui prenait de l’envergure.

C’est en 2012 que l’actrice-comédienne est arrivée dans le milieu avec le film de Boubacar Diallo intitulé « Sacoche ». Elle a aussi incarné le rôle principal du film « Épines du Sahel » du réalisateur Boubacar Diallo. Mais avant ça, il faut souligner que Warda Djamila Barry a eu à faire de petites figurations à gauche et à droite avant de se voir confier, en 2012, son premier rôle.

« Je suis très contente, c’est un honneur pour moi d’avoir été primée dans mon pays. Le fait qu’on reconnaisse mon travail dans mon pays, il n’y a rien de tel. J’aimerais bien dédier ce prix aux déplacés internes, notamment ceux avec qui on a travaillés. J’ai vu un peu ce qu’ils traversent et cela m’a beaucoup touché », a déclaré Warda Djamila Barry qui leur a dédié sa récompense ainsi qu’au réalisateur Aboubacar Diallo, son mentor qui l’a vraiment initié dans le cinéma en tant que tel.

Des dires de Warda Djamila Barry, le choix porté sur elle pour jouer le rôle principal dans les « Epines du Sahel » a été fait au moment du tournage des « Trois lascars » du réalisateur burkinabè, Boubacar Diallo où elle jouait un rôle qui allait un peu dans ce sens.

« Pour le rôle dans les Epines du Sahel, Boubacar Diallo a su qui allait incarner le rôle à partir du film les Trois lascars. J’ai incarné un rôle là-bas où je pleurais beaucoup et donc, il m’a dit, je pense que tu seras parfaite pour mon prochain film. L’histoire, elle est un triste et on a besoin de beaucoup d’émotions. C’est à partir de là qu’il fait le casting et m’a choisi pour interpréter ce rôle. Le tournage s’est bien passé et voilà la preuve, on a eu un bon prix », a-t-elle expliqué.

Comme enseignements tirés à travers ce jeu d’acteur, Warda Djamila Barry dit, en tout cas, avoir beaucoup appris avec ses collègues et avec les assistants. « Et donc, c’est eux qui m’ont poussé à me donner à fond à ce jeu d’acteur, à faire ressortir les émotions surtout », a-t-elle déclaré avant de continuer qu’« avec les déplacés, je pense que ça n’a pas été difficile parce que quand tu vois les gens qui souffrent autour de toi, c’est naturel et tu compatis ».

L’actrice qui avait annoncé en Les contraintes, c’est la non régularité des tournages et donc on arrive pas à subvenir à nos besoins et c’est dommage qu’on ne puisse pas vivre de notre art. Moi personnellement c’est la seule contrainte à laquelle je fais face. En ce moment, j’ai fait quelques castings et donc j’attends les résultats. J’ai normalement un tournage qui est prévu en Côte d’Ivoire d’où je viens juste de rentrer parce que j’ai fait une série qui va bientôt sortir. Donc, voilà j’attends des propositions.

Concernant la place qu’occupent les acteurs burkinabè, la jeune actrice à la carrière prometteuse pense qu’ils ont encore du « travail à faire même s’il y a des devanciers comme Issaka Sawadogo qui prouve déjà à l’international, donc on espère emboîter ses pas et prouver qu’au Burkina, il y a du talent et montrer vraiment que les acteurs burkinabè sont talentueux et qu’on en a pas mal ».

Pour elle, les Sotigui Awards sont « une très belle initiative parce que ça met la lumière sur les acteurs que nous sommes et ça nous valorise. C’est à encourager et accompagner », a-t-elle renchéri.

La jeune actrice compte à son actif plusieurs rôles qu’elle a interprétés. Elle a joué dans des longs métrages dont les films « Sira », réalisé par Apolline Traoré, sélection officielle au Fespaco et « Epines du Sahel », réalisé par Boubakar Diallo, en 2022. Elle a joué en 2021 dans les « Trois lascars » réalisé par Boubakar Diallo qui a été prix Cedeao de l’intégration au Fespaco 2021.

En 2020, elle a incarné des rôles prépondérants dans la « Capitale africaine » réalisé par Jean Noël Bah et « Le bonnet de Modibo » réalisé par Boubakar Diallo. En 2016, Warda Djamila Barry a joué « Sacré famille » de Boubakar Diallo et « Président dans un maquis », film réalisé par Laurent Goussou-Deboise.

La meilleure interprétation féminine des Sotigui Awards 2023 a incarné un rôle dans « Villa rouge » de Boubakar Diallo.

En termes de séries, on peut noter à son compte, « Les coups de la vie (Côte D’Ivoire) » réalisé par Boris Oué, en 2023 et en 2021 « La team des belles et rebelles (série télé) » réalisé par Boubakar Diallo.

En 2012, on note « La sacoche » réalisé par Boubakar Diallo; 2016-2017 « C’est la vie »; 2019 « Capital africain » réalisé par Jean Noël Bah ; 2016, 2017, 2018 « Fabiola saison 1,2 et 3 » de Boubakar Diallo et 2016 « Bambino saison 3 », réalisé par Tahirou Ouédraogo.

Interview réalisée par Parfait Fabrice SAWADOGO

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