CINÉMA : « Madame l’ambassadrice », 2ème coup d’essai de Augusta Palenfo

 CINÉMA : « Madame l’ambassadrice », 2ème coup d’essai de Augusta Palenfo

“Madame l’Ambassadrice“, c’est le titre du deuxième long-métrage de l’actrice et réalisatrice burkinabè, Augusta Palenfo. La projection presse dudit film a eu lieu ce samedi 18 décembre 2021 du côté du ciné Burkina à Ouagadougou.

Après Carton Rouge, Augusta Palenfo fait son come-back avec un tout nouveau film « Madame l’Ambassadrice ». C’est l’histoire d’une femme qui est en perte de son identité culturelle. Alors qu’il vient de prendre part à la conférence des Ambassadeurs et consuls généraux du Burkina Faso, Jacques Zoungrana Ambassadeur du Burkina en France est brutalement remplacé à son poste à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire. Pour Amélia, son épouse, ses vacances se transforment en cauchemar. Elle n’est pas prête à accepter une telle humiliation qui va l’empêcher de continuer à vivre dans l’opulence. Femme extravagante, ayant un prononcé pour le luxe et le savoir-vivre à la française, elle est prête à tout pour faire nommer son époux à un nouveau poste d’ambassadeur en passant par des pratiques mystiques à la corruption.

Augusta Palenfo, actrice principale, elle joue le rôle de Amélia Zoungrana. « Ce film découle d’une histoire vraie, tirée un peu pour dire qu’on a pas besoin d’aller ailleurs pour se faire une place chez soi », foi de la réalisatrice. Pour elle on ne jette pas de pierre à sa patrie mais des mottes de terre. A travers ce film, elle veut conscientiser les gens sur l’immense richesse culturelle que possède le pays.

Olivia Douamba, dans le rôle de Amandine la fille de l’ambassadeur.

Par ailleurs, les difficultés dans la production des films restent toujours le financement. A ce propos, elle avoue avoir eu une équipe de bosseurs et qu’ensemble ils n’ont pas eu de mal à boucler le tournage. Quant à Olivia Douamba, dans le rôle de Amandine la fille de l’ambassadeur, elle s’est exprimé en ces termes. « Ce film a été une expérience très enrichissante; et je peux dire que j’ai beaucoup appris en travaillant avec Augusta Palenfo, car avec elle il faut bosser ».

Toutefois, le coût de réalisation du film avoisine les cinquante (50) millions de francs CFA. Le film sera en salle à partir du 20 décembre 2021 au 02 janvier 2022 aux séances de 18h30, 20h30 et 22h30 et également à Bobo-Dioulasso du jeudi 23 au dimanche 26 décembre 2021 ainsi que du 30 décembre 2021 au 2 janvier 2022.  

Mireille T. PODA (stagiaire)

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