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CINÉMA: Zoom sur la carrière de la jeune actrice burkinabè, Eléonore KOCTY

Considéré comme la capitale du cinéma africain, le Burkina Faso regorge d’éminents acteur parmis lesquels on compte de jeunes carrières prometteuse. C’est dans la dynamique de participer à leur visibilité, que nous avons été accueillis par Eléonore KOCTY, actrice de cinéma et de théâtre. Au sein de l’Institut Imagine à Ouagadougou, nos échanges ont porté essentiellement sur sa jeune carrière, ainsi que sur ses projets.

En effet, Eléonore KOCTY est une jeune actrice burkinabè, évoluant dans le cinéma et le théâtre. Son amour pour le cinéma date de depuis le lycée. En classe de 4e, elle avait l’intention de participer à un casting organisé à l’époque dans son lycée. “C’est vrai j’étais tentée par le cinéma, mais avec du recul je pense que ce qui primait à cette époque, c’était plus la tendance de vouloir aussi passer à la télé comme l’étaient certains”, dit-elle. Grâce aux conseils de ses parents, Eléonore KOCTY poursuit ses études au détriment de sa passion et c’est en 2011 qu’elle est définitivement intégrée dans le domaine du cinéma après ses études secondaires.

2011 sonne donc le début de sa jeune carrière. Eléonore KOCTY va donc participer à un casting où elle décrochera un premier rôle dans la série intitulée “Waga love” de Guy Désiré YAMÉOGO pour le tournage des saisons 1 et 2 consécutivement en 2011 et 2013. S’en suivront des rôles principaux dans d’autres films notamment “The Rose” de Aïssata Ouarma en 2014, “Un arbre pour une vie” de Maïga Rachida Moussa, “La Rupture” de Francesca Saka en 2015, “Un 8 Mars pas comme les autres” de Tom Ouédraogo et “Il pleut sur Ouaga” de Fabien Dao en 2016, ”les honorables députés” de Noraogo Sawadogo, réalisé par Serges Armel Sawadogo. en 2019, “No blabla” de François Bergeron en 2019, un rôle secondaire dans ” La forêt du Niolo” de Adama Roamba et dans Madjigui de Mouna N’Diaye en 2020, etc. À la question de savoir lequel des rôles déjà incarnés l’a le plus séduit dans cette filmographie assez variée, l’actrice avoue avoir été séduite par son rôle dans “Il pleut sur Ouaga”. “J’ai beaucoup apprécié mon rôle dans ce film car c’était la toute première fois que je travaillais autant en profondeur mon personnage avec le réalisateur et le temps de préparation était vraiment riche d’enseignements”, s’est-elle confiée. Toutefois, elle a mentionné qu’elle a tenu des rôles dans une pléthore de court-métrages parmi les films sus cités, qui n’ont pas pour la plupart bénéficié de canaux adéquats de promotion et de diffusion, ce qui ne permet pas à son public de mieux connaître ses oeuvres.

Par ailleurs, la jeune actrice a indiqué sans plus de détails qu’elle tiendra des rôles dans des projets en préparation.
Aussi, elle nous a parlé des difficultés de trouver des contrats car comme dans beaucoup de domaines, c’est l’affinité qui prime. Un autre aspect difficile, selon elle, est la formation. Mais par dessus tout, c’est de trouver des projets avec des cachets qui nourrissent convenablement. ” Le cinéma est un métier que nous faisons par passion. Mais au delà de la passion, pour le moment au Burkina Faso, le cinéma peine à nourrir son homme”, a-t-elle laissé entendre.

Quant à être satisfaite ou non à l’étape actuelle de sa jeune carrière, l’actrice dit être mitigée. D’ailleurs elle l’a exprimé en ces termes, la filmographie que j’ai à l’étape actuelle, a de quoi me donner du courage mais d’autre part je trouve que je devais pleinement vivre de celà. Après plus de dix ans dans le cinéma, je m’organise actuellement à revoir ma stratégie pour mieux promouvoir mon travail dans les années à venir, en m’entourant d’une équipe. Pour elle, la jeune génération du cinéma devra se questionner sur sa manière de faire le cinéma de sorte à ne pas perdre de vue ses valeurs, son identité burkinabè et africaine.

En rappel, Eléonore KOCTY a suivi une formation en arts dramatiques et des études anglophones, un master 1 et 2 en gestion et administration Culturelle à l’université Joseph KY ZERBO de Ouagadougou. Elle a également suivi au cours de ses 10 ans de carrière, des ateliers de formation en jeu d’acteur cinéma avec des noms comme Ildevert Meda, Emil Abossolo Mbo, Simon Masnay, Robert Kechichian entre autres et bien d’autres.

Boukari OUÉDRAOGO
Fabrice Parfait SAWADOGO

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