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Concept de contes “Échos du temps “: la première saison referme ses portes

Le Collectif des Artistes Paroliers (CAP) a procédé à la clôture de la toute première saison du concept de contes <<Échos du temps>>. C’était dans la soirée de ce dimanche 25 juillet 2021, dans les locaux de l’espace Grâce théâtre à Ouagadougou.

“Quand on regarde le paysage artistique, le conte est moins présent, et par conséquent, les événements du conte se comptent au bout du doigt. Ce qui nous a amené à réfléchir sur comment asseoir un événement de plus afin de revaloriser le conte, de pouvoir nous exprimer à l’endroit des populations”. Ce sont là les propos de Toudeba Bobellé, artiste conteur et coordonnateur du CAP à propos de la mise en œuvre du concept de contes <<Échos du temps>>. De ce fait, ledit concept a officiellement débuté le 29 novembre dernier et a vu la participation de 25 principaux conteurs processionnels. Ainsi, cette présente saison vient de connaitre son apothéose dans la soirée de ce 25 juillet 2021 à Grâce théâtre.

Mariam Koné, Opamin, Wilfrid Ouedraogo, Jospeh Bamogo, Haffissata Coulibaly, Hilaire Nana, Lazare Kaboré ou encore Toudeba Bobellé, ils étaient au nombre de huit, tous des conteurs processionnels à égayer le public lors de cette dernière soirée de <<Échos du temps>>. Chacun à tour de rôle, a parfois dans un ton comique, conté des histoires dont des leçons étaient tirées à chaque fin. Et à en croire Monsieur Bobellé, <<Échos du temps>> est comme une contribution pour eux en tant que conteurs de participer à la conscientisation des populations face à certains vices de la société, mais également une manière de jouer leur partition au développement de la vie socio-économique et sociale du pays.

“Le conte à la base, est un outil de fédération, de rassemblement, d’éducation, d’information. Et nous conteurs devront l’utiliser à l’urgence de l’époque d’aujourd’hui, vu la situation securitaire et sanitaire, la dépravation des mœurs, la dégradation de l’environnement, et beaucoup d’autres thèmes. C’est surtout un outil traditionnel qui est universel, d’où la nécessité de puiser dans cette ressource pour communiquer avec les populations. Mais de façon concrète, le concept a été lancé le 29 novembre 2020 et se tenait à chaque dernier dimanche du mois. Et chaque conteur que vous avez vu ce soir, représente chacun un conteur <<écho>> de chaque mois et était accompagné chaque fois de trois conteurs invités”, foi du coordonnateur général du CAP. Toudeba Bobellé.

Pour Haffissata Coulibaly, alias la conteuse du paradis, chargée de la question du genre et de l’information du CAP, c’est un honneur de participer à donner de la joie aux spectateurs. ” Ce soir, j’ai présenté un conte qui traite du sujet de l’égoïsme. Et la morale, c’est d’être tolérant dans la vie et d’avoir le sens du partage et de la générosité pour un monde meilleur. Mais pour parler du concept, le but c’est de pérenniser le conte, surtout dans un monde de plus en plus assujetti au modernisme. Dans l’ensemble, cette première saison de l’initiative s’est bien passée. Nous tirerons un bilan pour voir ce qui a marché ou pas, de sorte à améliorer dans la deuxième saison prévue reprendre à partir du 26 septembre prochain”, a-t-elle signifié.

En outre, l’importance et le caractère opportun de cette initiative du CAP ne sont pas passés inaperçus. D’ailleurs un spectateur du nom de Boureima s’est dit heureux et fier d’assister à une telle initiative de conte. “Ce genre d’initiative mérite d’être soutenue à sa juste valeur, en ce sens qu’elle participe à éduquer nos populations, surtout celles jeunes. Raison de plus pour moi d’adresser mes félicitations au CAP et à l’ensemble des artistes conteurs qui ont pris part au projet”, s’est-il réjouis”.

Boukari OUÉDRAOGO

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