dim 21 juillet 2024

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CONTE: le spectacle « La Rivière sacrée » présenté à Grâce Théâtre

Tipoko Zongo, actrice de théâtre et conteuse, a procédé à la présentation de son spectacle de conte musicalisé, intitulé « La Rivière Sacrée ». Un spectacle qui retrace le mythe de « Mami Wata », cette légende africaine aux enormissimes mystères. C’est dans l’enceinte de Grâce Théâtre, que l’œuvre a été présentée, ce samedi 20 mars 2021.

Le spectacle « La Rivière Sacrée », c’est l’appellation donnée à cette pièce qui retrace l’histoire de Mami Wata, un conte musicalisé, plein d’enseignements. L’actrice, Tipoko Zongo, a expliqué l’histoire qu’elle a mis en exergue sur scène. Tout a commencé dans une rivière. C’était dans un village où, chaque année, un vieillard devait offrir un chat noir à la rivière. Malheureusement, il eut une année où le vieux en question n’a pas pu honorer la tradition. Toute chose qui a occasionné la disparition de la femme d’un pêcheur nommé Salam. Sa femme s’appelait Sanpoko.

Abattu et choqué par la disparition de sa femme, Salam partait à la rivière, pas pour pêcher du poisson, mais pour se lamenter, il regardait les vagues d’eaux, écoutait le chant des oiseaux et le cris des crapeaux puis, entonnait une chanson d’amertume. Un jour, alors que salam faisait son rituel, il vit un gros crocodile qui sortit de la rivière, et qui se dirigeait vers le sommet de leurs montagne. Il observa le crocodile jusqu’à ce qu’il attegnit le sommet de la montagne, il vit l’animal qui commença à se rouler sur lui même pour se transformer en un géant homme vêtu en blanc. Salam l’observa jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’horizon.

Quand Salam, par curiosité, s’est rendu au sommet de la montagne, il constate que le géant homme a laissé la peau du crocodile où il y était. Le jeune homme saisit la peau du crocodile puis le cacha. Puis, soudainement et il vit le géant homme qui revint pour chercher la peau du crocodile. Salam le rejoint au sommet de la montagne pour lui demander ce qu’il cherchait, c’est là qu’il lui dit : « J’ai perdu ma peau de crocodile, peux tu m’aider à retrouver ma peau » ? Salam dit : je peux t’aider à retrouver ta peau si seulement tu accepte à m’aider à retrouver ma femme qui a disparu dans une rivière, il y’a une année. Marché conclu, le géant homme était d’accord et Salam est allé chercher sa peau qu’il est venu lui remettre.

Le géant homme, qui a retrouvé sa fourrure, remercia Salam et lui dit ceci : Si je me transforme en crocodile, il faut saisir ma queue, on va plonger dans les profondeurs de l’eau, au dessous, il y’a d’autres villages, là-bas, tu pourra retrouver ta femme. Ce fut ainsi et ils ont apparu dans un village sous la rivière et il a dit à Salam d’aller chercher sa femme. Salam retrouve sa femme. Le crocodile les accompagne jusqu’à bord de la rivière et leur dit : « Si un jour vous en avez marre de vivre, dites à tous le monde ce que vous avez vu et entendu ». Puis il disparu dans l’eau. Salam rentra au village avec sa femme disparue dans l’eau il y’a un an. Une surprise pour les villageois qui n’en revenaient pas.

Un jour, le couple eu l’envie de mourrir, c’est dire qu’ils en avaient marre de vivre. Ils appliquèrent à la lettre ce que le géant homme leurs avaient dit. C’est là qu’ils ont demandé au chef du village de réunir les gens pour qu’ils racontent le secret. Quand ils ont dévoilé le secret, ils moururent. Après leurs morts, le chef du village ordonna à ce qu’on jette leurs corps dans la rivière sous prétexte qu’ils ont vécu une vie mystique. Après avoir été jetée dans l’eau, la femme, Sanpoko, s’est transformée en Mami Wata, une sorte de génie maléfique. Chaque personne du village qui l’a voyait et qui partait dire qu’il l’a vu, mourait le lendemain. C’est ainsi que le chef s’est énervé pour livrer une guerre contre cette dernière. Une journée, le chef alla rencontrer Mami Wata. Elle sortit de l’eau et dit ceci au chef : Je sais pourquoi vous êtes là, chef, je vais aller droit au but, pourquoi depuis des siècles, quand les gens meurent on les enterre sous la terre et nous, tu nous fait jeter dans la rivière ? Elle demande au chef de ne pas se fâcher, qu’elle va lui chanter une chanson qu’il n’a jamais entendu, qu’il n’entendra plus jamais , une chanson qui va l’accompagner en enfer.

Après ces paroles, elle jeta trois fois un sort au chef. Ne comprenant rien, le chef alla raconter ce qui s’est passé avec la femme au village, le lendemain, les notables ont annoncé la mort du roi. C’était un drame. Il eut un blanc ajussi, qui voulait construire un monument de ladite femme dans le village, et lui aussi, quand il est parti pour revenir avec son équipe, il décéda. Après le décès de ce blanc, sa famille est venue avec un magicien pour libérer le village de l’emprise de ce génie qui veut exterminer le village. Et comme solution, le magicien ordonna à tout le monde de ne plus aller à la rivière, à ceux qui étaient dans l’eau, il leur demanda de sortir, et à ceux qui étaient aux abords de s’éloigner. Ensuite, il mit un appareil électrique dans l’eau et la femme a crié et tous ceux qui ont entendu ses cris sont morts à l’exception du magicien lui-même. Le brave magicien sortit la femme de l’eau, enleva tous son pouvoir. Depuis lors, elle a changé et exhausse les vœux des villageois.

Fin de l’histoire. Tipoko Zongo, auteure de cette mise en scène, à travers cette pièce a, dit-elle, voulu inviter les populations à changer car, malgré tout le mal qu’une personne ait pu faire, ce dernier peut changer d’un jour à l’autre et être utile à sa société. Cette pièce, à entendre la promotrice sera proposée à la saison du cartel, raison pour laquelle, elle a voulu faire ladite représentation. « Si on est retenu, on fera des prestations dans beaucoup d’espaces pour rejouer la pièce », dit-elle. Zongo a remercié tous ceux-là qui se sont investis pour la réussite de son œuvre, surtout, au directeur de grâce théâtre qui, avec tout son corps professoral, l’a beaucoup soutenu.

La présentation de l’œuvre a connu la présence des autorités et les professionnels du théâtre. Clément Zongo, maire de la commune de Toécin dans le Bazega s’est exprimé sur la scène après avoir observé le spectacle. « On a été très émerveillé, c’est la première fois que je suis le spectacle, on a été très bien servi. Grâce à cette œuvre, on a mieux compris l’histoire de Mami Wata, on la souhaite bonne suite dans sa carrière », a martelé le maire, tout en réitérant sa disponibilité à toujours accompagner l’actrice dans ses projets.

Même son de cloche pour Monsieur Martin Zongo du CITO. Pour ce dernier, acteur de renommé dans le domaine du théâtre, il est, de leur devoir de transmettre leurs savoirs-faire à leurs enfants et à leurs petits frères qui se sont jetés dans le milieu artistique et théâtral, c’est un devoir pour nous de venir les soutenir, j’ai décliné d’autres invitations pour être là pour accompagner Tipoko pour qu’elle sache que tous ce qu’elle fait ne passe pas inaperçu, il y’a des difficultés, c’est vrai, mais c’est au bout des difficultés qu’il y’a la victoire, je m’engage à toujours soutenir l’équipe, afin qu’elle soit la lumière du théâtre au Burkina Faso », a promis Monsieur Zongo.

Parfait Fabrice SAWADOGO

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