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“Conte vert” à Bobo-Dioulasso: un projet du Collectif des artistes paroliers avec le soutien d’AFRICALIA pour contribuer à la sauvegarde de l’environnement

Le Collectif des artistes paroliers (CAP) a procédé au lancement officiel du projet <<conte vert>>, ce lundi 28 juin 2021 à Bobo-Dioulasso et ce jusqu’au 02 octobre prochain. Initié avec le soutien d’Africalia, ce projet qui vise à accroitre la sensibilisation pour la protection de l’environnement par le biais du conte, se déroule simultanément dans la ville de Bobo Dioulasso et de Ouahigouya.

<<Collectage et transcription des contes sur l’environnement>>, c’est bel et bien sous ce thème que se déroulera le projet <<conte vert>>, du 28 juin au 02 octobre 2021 dans les communes de Bobo-Dioulasso et de Ouahigouya. Initié par le Collectif des artistes paroliers (CAP) sous l’impulsion financière d’Africalia, ce projet poursuit l’idéal de parvenir à changer les mentalités et par ricochet sensibiliser les populations sur la nécessité de protéger et de sauvegarder l’environnement, et bien évidemment par le canal du conte.

Pour ce faire, 10 jeunes dont 5 par genre ont été retenus dans chaque commune afin de suivre les formations entrant dans le cadre de ce projet. Lancée simultanément ce 28 juin 2021 dans les chefs lieux des deux regions (region des Hauts bassins et du Nord), c’est le Centre de l’association Siraba à Bobo-Dioulasso qui accueille celle des Hauts Bassins. Pour le comédien, conteur Wilfrid Ouédraogo, et par ailleurs coordonnateur général dudit projet, c’est une manière pour ce collectif, en tant que conteurs, d’apporter leur contribution dans un monde ou l’environnement est sans cesse menacé, plus particulièrement le Burkina Faso. À ce propos, il a fait savoir que le projet est né du fait de deux événements majeurs qui se sont passés. Il s’agit de l’incident provoqué par le désir de l’État de construire l’hôpital sur le site de la forêt de Kua et l’affaire de la forêt incendiée du prix Nobel alternatif, le vieux Yacouba Sawadogo, à Ouahigouya.

“Le projet comporte plusieurs volets. Nous avons d’abord une formation en technique de collectage et de transmission des contes, suivie de la période de collectage proprement dite, et bien-sûr en rapport avec le thème. Passé cela, les jeunes reviendront auprès de leurs formateurs pour le volet transcription de leurs contes. Cette procédure sera suivie de la mise en bouche, c’est-à-dire comment dire leurs différents contes. Tous ces volets seront couronnés par la captation et la diffusion des contes. C’est pour dire que ces contes seront captés et diffusés sur une plateforme numérique créée par le CAP et appelée la bibliothèque du conte”, foi du coordonnateur qui ajoute également que le conte a toujours été utilisé par les africains pour passer des messages.

Une initiative qui fait l’unanimité auprès des jeunes sélectionnés pour l’occasion. À entendre l’étudiante Raïssa Bamogo, être retenue pour participer à ce projet, est pour elle un bonheur inestimable. Selon elle, les contes véhiculent les réalités africaines, et quoi de plus approprié que d’utiliser ce moyen à bon escient. À cet effet, elle demeure convaincue que le conte pourra jouer un rôle important dans la sensibilisation pour la sauvegarde de l’environnement. Même son de cloche pour l’étudiant Emmanuel Bationo. “Mes études en lettres modernes m’ont beaucoup influencé, en ce sens qu’en littérature africaine, on parle de promouvoir la culture africaine. Et si cette culture, en particulier le conte peut contribuer à sauver notre environnement, j’aimerais faire partir de ses acteurs là”, a-t-il martelé.

 

Boukari OUÉDRAOGO

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