dim 3 mars 2024

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Crise au monde : Les questionnements de Thomas Combari à travers sa pièce « Wallai »

Le centre du Laboratoire d’innovations sociales (LABIS) installé à Pissy, à l’Ouest de Ouagadougou, a servi de cadre pour accueillir la clôture du Festival Salon Musique acte 7, le samedi 20 janvier 2024. Et c’est la représentation de la pièce théâtrale baptisée « Wallaii » de Thomas Combari, suivie d’un concert musical qui ont ponctué la soirée.

Le comédien burkinabé, Thomas Combari questionne, à travers sa pièce théâtrale, le mal qui s’exprime par des guerres et des conflits en Afrique, en Europe voire dans le monde. 

Patrick Kabré : « Je suis particulièrement satisfait de la 7e édition du festival Salon musique. Les activités ont été à la hauteur de nos attentes à partir du moment où nous avons puis construire des énergies endogènes…»

Conçu pour sa soutenance en art dramatique en Allemagne, Mimpamba Thomas Combari a reconduit sa pièce devant le public dans les universités, dans les centres et devant tout spectateur. C’est par cette occasion que le promoteur Patrick Kabré l’a apprécié et l’offrir aux visiteurs du Festival Salon Musique acte 7 marquant également la clôture. « Je suis particulièrement satisfait de la 7e édition du Festival Salon musique. Les activités ont été à la hauteur de nos attentes à partir du moment où nous avons puis construire des énergies endogènes, et réinventer le vivre-ensemble et la cohésion sociale », a affirmé Mimpamba Thomas Combari qui dit espéré que la situation du pays s’améliore afin de continuer avec ses créations à la 8e édition».

Thomas Combari, auteur de la pièce:««Je dis rien à travers ce spectacle, j’ai juste relaté les faits de la société à travers la métaphore de la maladie»

Un processus de la quête de solutions pour la paix, c’est l’objectif recherché par ladite pièce « Wallaii » dont la représentation a marqué la fin du FSM 7, assistée par une soixantaine de personnes.
Sur la scène sans décor, c’est un seul comédien accompagné de son musicien mystère qui a narré l’histoire d’un jeune homme africain en passe de perdre son identité entre deux cultures. Rejeté par l’Europe, le trouvant trop africain, et méconnu par l’Afrique, le jugeant également trop européen.

Entre deux problématiques celle de l’Europe et celle de l’Afrique, le jeune homme construit difficilement son avenir. Déçu, et c’est dans son état d’inconscience voire malade, à son tour, il lâche des propos tel que « s’il faut balayer, il faut balayer devant toutes les portes ». 

Certainement, que cette porte soit européenne ou africaine, ou encore toute autre, la devanture mérite un nettoyage. Selon le comédien, elles sont toutes sales en citant la guerre d’Ukraine, en passant par les conflits au moyen Orient sans occulter le terrorisme au Sahel jusqu’à toucher le mandat illimité d’un président au Cameroun, jusqu’à l’élargissement du mandat d’un président russe et rwandais pour 2030.

Ce mal et cette injustice, qui ne sont pas seulement africains selon le comédien, sont aussi universels. À qui la faute ? Où trouve-t-on la solution ? C’est donc cette série de questionnements sans suite que plonge la pièce, ses spectateurs et spectatrices dans une large spéculation, visant à chacun de son côté à la quête d’une solution salvatrice pour le monde.

L’auteur de ladite pièce, mais aussi le comédien, M. Thomas Combari laisse savoir l’objectif de sa pièce « Je dis rien à travers ce spectacle, j’ai juste relaté les faits de la société à travers la métaphore de la maladie. Ce spectacle est le fruit de mes recherches pour ma soutenance en art dramatique en Allemagne en 2021. Je me suis inspiré de la situation d’un ami qui est jugé en Europe, mais aussi à la maison, c’est-à-dire en Afrique. C’est quand il est malade, il est inconscient qu’il peut tout dire. C’est pour cela, j’ai utilisé la métaphore de la maladie pour parler des trucs socio-culturels et politiques », a-t-il révélé.

Il a insisté que « nul part au monde, on est en sécurité, il y a des crises partout, la crise sanitaire, économique, humanitaire en Europe tout comme en Afrique. Le mal est partout »

Le metteur en scène, Sié Palenfo se réjouit du fait que cette pièce puisse être jouée à la clôture du FSM 7. Selon lui, c’est à travers les questionnements que quelqu’un pourrait trouver la solution contre les crises mondiales. Il annonce également que le spectacle sera joué dans des universités dans les jours à venir.

Pour rappel, « Ca va aller » était le thème du FSM 7 qui a pris fin ce 20 janvier 2024. Le 13 janvier à l’hôtel Ricardo le concert fut animé par le rappeur Smockey et,le 18 janvier était avec ATT et Sissao qui ont émerveillé le public de l’atelier, situé en plein Coeur de Diacfa, grand partenaire à cette 7e édition.

Modou Traoré 

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