jeu 29 février 2024

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Crise et archéologie: l’Association Ouest Africaine d’Archéologie à la recherche de solutions

Le Burkina Faso abrite du 03 au 06 novembre prochain, le 17e colloque de l’Association Ouest Africaine de l’Archéologie (AOAA) sous le thème « archéologie ouest-africaine, facteur de cohésion sociale face au défi sécuritaire ». A cet effet, les organisateurs ont procédé au lancement officiel des activités à travers une conférence de presse, ce jeudi 28 octobre 2021 à Ouagadougou.

Créée au Nigéria en 1976, l’AOAA, est une association qui réunit les archéologues Ouest africains. Sa naissance est survenue suite à un constat fait par les initiateurs de l’absence d’un cadre de concertation entre les différents spécialistes pour échanger sur leurs préoccupations, et la problématique de l’archéologie Ouest-africaine. C’est ainsi que tous les deux ans, un pays organise la rencontre pour recevoir tous ceux qui sont disposés à échanger sur les préoccupations des archéologues du continents. Depuis sa création en 1992, le Burkina en plus de ce colloque l’abrite pour la troisième fois. La présidence de l’association est tournante. La ministre en charge de la culture du Burkina, Dr Foniyama Élise Ilboudo/Thiombiano en est l’actuelle présidente. Lors de la conférence, les organisateurs ont exposé aux médias, des vestiges (des preuves matérielles archéologiques), composés d’un élément de poterie, une scorie, une hache polie.

Dr Lassina Koté est membre du comité scientifique. Pour lui, le choix des archéologues de se pencher sur l’archéologie en temps de crise lors de ce colloque se justifie par l’insécurité qui se vit dans la sous-région. Et ces assises permettront de réunir les archéologues pour réfléchir sur l’impact des explosions, des déplacements de population sur les vestiges. Par la réflexion, cela donnera les moyens, de trouver des dispositions, des stratégies pour préserver ou sauvegarder ce qui peut l’être. A cette occasion, trois grandes thématiques seront abordées, notamment, Comment pratiquer l’archéologie en période de crise ? Comment préserver le patrimoine archéologique en période de crise ? Et comment faciliter le dialogue social en période de crise ?

Dr Jean-Baptiste Coulibaly, membre du comité d’organisation, est revenu sur la composition du menu du 17e colloque qui s’articule comme suit : une communication scientifique, une exposition d’objet archéologique, une excursion touristique au site de granite de Loango. 120 participants venus d’ailleurs sont attendus et 24 universités seront représentées à l’évènement.

Durant les travaux, une assemblée générale sera tenue pour désigner un nouveau président et un pays qui abritera le prochain colloque.

Souleymane FOFANA (stagiaire)

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