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DANSE: A la rencontre d’un artiste danseur hors norme Cheick Omar SACKO.

Cheick Omar SACKO est un jeune Burkinabé qui a épousé la danse depuis sa tendre enfance. Notre passionné se forme au fil des années notamment à travers les stages. En 2011, il effectue un stage de danse contemporaine et durant deux (02) ans de 2013 à 2015, il effectue un stage au centre culturel français.

Aujourd’hui, danseur professionnel et professeur de la danse KUDURO, Omar Sacko confesse au micros de Infos Culture du Faso : ” j’ai la danse dans le sang, il est venu à moi et depuis nous sommes inséparable. En 2006 déjà j’ai tout abandonné pour me consacrer à la danse.
D’abord membre du groupe “Hakiliso” avec qui nous avons fait des tournes dans tout le Burkina et avons fait des scène comme la SNC.

Après ce groupe, j’ai initié avec quelques amis une troupe de danse que nous avons nommé “Farafina” troupe avec qui nous avons participé à de nombreux festivals au Burkina et en Europe.
Au cours de nos tournées en Europe nous avons parcouru une dizaine de ville en Allemagne, en France en Belgique et au Pays-Bas. Ce fut une expérience très enrichissante du point de vu culturel, professionnel et relationnel”.

En plus des troupes, le danseur dit avoir collaboré avec des grands hommes de la chorégraphie au Burkina comme ” Filber Tologo” et “Homer Yanogo” ce qui lui apporta de nouvelles visions et un apport indéniable en terme d’expérience dans le domaine de la danse.
Cheick Omar Sacko donne rendez-vous à tous ceux qui sont intéressé par la nouvelle danse le KUDURO à le rejoindre chaque jeudi au Centre Culturel les Bambous.

En rappel, le Kuduro est un courant musical originaire d’Angola. Elle a été inventée par Tony Amado en 1996 qui s’est inspiré d’une attitude de Jean-Claude Van Damme et aussi d’une danse de Malanje, province d’Angola.
Tony Amado raconte : « Un jour, j’ai vu un film où Jean-Claude Van Damme dansait en étant saoul (Kickboxer). Il était tellement raide, (kuduro). J’ai repris ses pas, accélérer un peu la cadence, et c’est ainsi qu’est née la danse. »

Le Kuduro est très populaire en Angola, au Cap-Vert, au Portugal, au Brésil, au Mozambique, en Guinée-Bissau, à Sao Tomé et Principe, en Guyane française et aux Antilles françaises.
D’un point de vue musical, c’est un mélange entre autres de house, de kizomba, dont le rythme est accéléré.
Cette danse s’est répandue par l’intermédiaire de vidéos et clip et notamment en France avec la musique « Tchiririi ».


Le kuduro, à la base, se danse à plusieurs. Cette danse est un ensemble de pas plus ou moins géométriques et définis réguliers qui sont accompagnés d’une musique suivant les différents pas. Il existe plusieurs versions de Kuduro, mais la première reste néanmoins la plus facile et la plus populaire.

Aussi initiateur de l’Afro-House :

La musique Afro-House est un savant mélange entre les sonorités électroniques de la House Musique provenant des USA et des rythmiques à consonances Africaines.
Né en Angola, l’Afro-House est un mélange, un lien, une fusion entre les danses ancestrales traditionnelles africaines (sabar, pantsula…) et les fondamentaux techniques de la House Dance (en Hip Hop). Mais contrairement à cette dernière, qui est plus aérienne, les steps sont ici plus ancrés et enracinés dans le sol. Il s’agit d’une danse énergique et parfois agressif qui se pratique dans une atmosphère décontractée et pleine d’énergie sur des musiques caractérisées par la richesse des instruments.

Interview réalisé par Rasack TRAORÉ

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