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Disparition du réalisateur Saint-Pierre Yameogo : Un devoir de mémoire tenu à Ouagadougou.

Adieu Saint-Pierre Sakama Yameogo. Né le 15 mai 1955 à Koudougou, l’illustre réalisateur d’origine burkinabè décède le 1er avril 2019 au centre du pays. Parents, amis et collègues venus d’un partout se sont réunis ce mercredi nuit dans la Salle du CENASA. Tout l’objet était de rendre hommage à ce fervent promoteur de l’éducation générale; il aurait eu une vie utile à travers le cinéma et des œuvres sociales.

La “Sainteté Pierre ” disparaît alors qu’il n’avait pas encore fini de travailler au profit de la société et de l’Afrique. Le fils de Koudougou a fait rêver toute une génération et susciter des vocations. Un génie du 7e art dont l’attitude était toujours tentée de sagesse et d’enseignement. En effet, Saint-Pierre Sakama Yameogo est né en 1955 dans la cité du cavalier rouge, à Koudougou. Un peu plus tard, il se retrouve avec son ami et frère à Agboville en côté d’Ivoire, pays voisin. Ce compagnon est celui-ci là même qui est devenu aujourd’hui François 1er, Styliste de renom.

D’ailleurs les deux amis ont vécu à Paris où chacun étudiait tout en faisait ses jobs. L’autre reste dans la mode mais Saint-Pierre s’est jeté dans le cinéma. Passionné du mouvement, il réalise depuis 1991 des films à succès. Après le film LAAFI- 1991, plusieurs autres se sont succédés. Citons , par exemple ” SILMANDÉ” ou ” tourbillon”; ” MOI ET MON BLANC- 2003″…
Aujourd’hui, mercredi nuit au CENASA, c’est un devoir de mémoire, des projections de films récits- témoignages de l’homme.

Surtout celles réalisées par Issaka COMPAORÉ et la plateforme de distinction SOTIGUI AWARDS.
Les mots de l’ensemble des temoignages se resumeraient à saluer ses valeurs même si l’homme n’est jamais parfait. Le micro devant eux, Blandine Yameogo, Ismaël Ouadraogo, Dramane démé, Sayouba Traoré journaliste à RFI, le “cinéaste fetiche ” Abdoulaye L’Homme Du Peuple, famille et camarades professionnels ont eu encore une pensée positive pour le repos de son âme. Auteur de films engagés, ses œuvres demeurent et attirent les attentions sur des faits de société et d’éducation pour tous.

Le lieu de profiter rappeller les particularités de la Grande Famille Yameogo dont Pierre incarnait en majorité. Il avait le sens du partage; du courage, de la force; combativité, persévérance et partage. Puisqu’il se rendait capable de donner aux autres. “Le guerrier n’a pas alors été méchant mais il a été parfois mal compris”, ont précisé certains à cette cérémonie de reconnaissance.

En majorité ” compagnons de route “, réalisateurs, comédiens, techniciens, représentants de structures de Cinéma se sont rencontrés. Ils ont par cette événement nocturne rendu un hommage à l’illustre Sakama disparu. Il n’est plus, mais a été encore applaudi longuement. En présence notamment de sa femme Christine ainsi que ses trois grands garçons éplorés.

Le lendemain jeudi 04 avril, levé du corps à 08 heures à la clinique Suka de Pissy. Suivi de passages en famille et enfin inhumation au Cimetière du Centre à Ghoughin.

Adieu l’artiste !

Filasko Moussa KABORÉ

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