Édition 2021 du FUNA: c’est parti pour 72 heures de festivités pour la promotion de l’unité nationale

 Édition 2021 du FUNA: c’est parti pour 72 heures de festivités pour la promotion de l’unité nationale

Promouvoir la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les communautés du Burkina Faso à travers la culture, c’est bien l’objectif du Festival de l’unité nationale (FUNA). Et deuxième du genre, l’édition 2021 a ouvert ses portes dans la soirée de ce vendredi 21 mai 2021, sur le site de l’Espace rencontre jeunesse de Dafra à Bobo-Dioulasso, et ce jusqu’au 23 mai prochain.

Dans un pays où le vivre-ensemble, la tolérance, et la cohésion sociale sont devenus des éléments d’une rareté inestimable, il conviendrait d’entreprendre des initiatives pour les ramener à l’ordre du jour. C’est bien-sûr dans cette dynamique que s’inscrit le Festival de l’unité nationale (FUNA), initié par l’artiste reggaeman burkinabè, Bass Mandelson avec le concours de Lise la Diva, qui elle était absente. Et deuxième du genre, cette présente édition a connu sa levée de rideaux dans la soirée de ce 21 mai 2021, sur l’esplanade de l’Espace rencontre jeunesse de Dafra, dans la belle cité de Bobo-Dioulasso. Des prestations d’artistes et expositions de produits locaux de différentes communautés marqueront ce festival.

Et à l’image de autorités coutumières de la ville, les populations dans leurs diversités de couches sociales, ethniques et culturelles, ont répondu présents à l’ouverture de cet énième FUNA. Pour ce faire, c’est à l’unisson qu’ils ont communié avec tous les artistes qui ont fait le tour du podium artistique. Pour leur part, les artistes ont tous reconnu la nécessité de tenir une telle initiative. Aussi, ont-ils mentionné que la musique est un facteur de rassemblement, gage de paix et de cohésion sociale entre les peuples.

Par ailleurs, le promoteur du FUNA a laissé entendre, à sa prise de parole, que nos ancêtres nous ont légué une terre burkinabè pétrie de paix, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, en ce sens que nous avons le devoir et l’obligation de préserver toutes ces valeurs. Et son objectif, à travers l’initiative de ce festival, est de contribuer à la consolidation de la cohésion sociale entre les différentes communautés du pays. À l’en croire, cela est aussi possible à travers la culture de façon générale, et la musique en particulier. Dans la foulée, les autorités coutumières n’ont pas hésité à soutenir le projet. Ainsi, par la voix du chef de la communauté dioula de la commune, ils ont fait savoir que le Burkina Faso traverse des moments difficiles de son histoire, en sens qu’ils espèrent que cet événement contribuera à soigner les cœurs meurtris.

De façon substantielle, la soirée a été marquée par des prestations play back, mais aussi en live. En effet, la première partie de la soirée a été assurée par des artistes tels que le danseur Sapeur, qui lui a fait le show avant de faire place à des artistes comme Alphadi, Freddy, Dembélé Fatoumata, Abou Rasta, Van le politicien. Quant à la seconde partie de la soirée marquée par les prestations live, elle a été assurée par des artistes prêtrise de talents, notamment, Zangué Jack, Jezzy le kankélétigui (Marley d’or 2017), le groupe Akati, ainsi que Zoumana Dembélé et la troupe Lanaya.

Dans l’ensemble, selon le promoteur, c’est une première soirée réussie, aussi bien sur le plan mobilisation que sur le plan prestations artistiques. Rendez-vous est donc pris pour ce samedi 22 mai, toujours à l’Espace rencontre jeunesse de Dafra pour la deuxième soirée des 72 heures du FUNA 2021.

 

Boukari OUÉDRAOGO

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