mar 5 mars 2024

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Entretien avec Luc BAMBARA, promoteur du Festival « Les Voix du Faso »

Festival Les Voix du Faso : « Pour donner la chance aux artistes burkinabè d’aller jouer au Canada », selon le promoteur Luc Bambara dans une interview.

La 2e édition du festival « Les voix du Faso » version Burkina-Faso a enregistré un bilan satisfaisant. Comme à chaque édition, plusieurs artistes burkinabè ont émerveillé le public des 05 localités qui ont accueilli l’évènement cette année 2018: Banfora, Orodara, Dakoro, Niangoloko et Bérégadougou dans la province de Comoé. Au lendemain, Luc Bambara, promoteur de cette manifestation culturelle a accordé une interview à INFOS CULTURE DU FASO à Ouagadougou. Dans celle-ci que nous vous proposons ci-dessous, le promoteur culturel burkinabè fait le bilan de la 2e édition et donne de plus amples informations relatives au Festival Les Voix du Faso de façon globale. Un évènement qui s’organise au Canada et au Burkina. Lisez !

Veuillez-vous présenter à nos lecteurs ?.
« Merci. Je me nomme Luc Bambara, promoteur du Festival Les Voix du Faso et Président de l’Association Voix du Faso ».

Comment est né le festival « Les voix du Faso » ?
« Il est né d’une passion. Comme je le dis souvent, un enfant a besoin de model. Je réside au Canada. J’ai alors constaté qu’il y a de grands festivals avec la participation de grands artistes d’Afrique. Malheureusement le Burkina n’y était pas représenté. C’est pourquoi j’ai décidé de créer le festival «les voix du Faso» pour donner la chance aux artistes burkinabè d’aller dans ce pays. Ce qui permet également aux jeunes enfants et aux ressortissants vivant là-bas de découvrir les artistes de leur pays d’origine ».

Quels sont les objectifs visés à travers cette manifestation ?
« Qu’à travers ce festival on puisse créer un Oumou Sangaré du Burkina. C’est-à-dire un artiste que tout le monde veut voir et qui porte haut le flambeau du pays. C’est pourquoi à notre niveau nous avons pris sur notre aile deux artistes. Notamment Dicko Fils et Greg. Alors chaque année ils seront au Canada pour des festivals. Même si certains estiment que notre festival est communautaire, nous avons une porte d’entrée pour les autres évènements qui s’y déroulent. Comme nous sommes sur place, c’est encore plus facile de permettre aux artistes qui effectuent le déplacement d’être programmés dans d’autres festivals. Par exemple, cette année Dicko va jouer dans 04 festivals et 03 pour Greg ».

La 2e édition du festival « Les voix du Faso » version Burkina-Faso a eu lieu récemment à Niangoloko. N’est-ce pas ?
«Oui. Mais en gros nous avons fait 05 localités. Dont Banfora avec les tout petits dans la journée et les grands le soir. Après nous sommes allé à Dakoro, Niangoloko, Orodara et Bérégadougou. Le but est de faire connaitre les artistes qui ont des talents rares. Ensuite nous choisissons certains parmi eux qui iront représenter les artistes de la Comoé et de la Léraba au Canada. Une façon aussi de leur donner confiance ».

Comment les populations ont-elles accueilli l’évènement dans leurs différentes localités ? 
«Bien. Il faut dire d’ailleurs que mon objectif était de le faire dans 03 villes. Les autres communes ne manquent pas de se plaindre. Elles nous réclament toujours. C’est pourquoi cette année nous sommes allés au delà. D’ailleurs nous ne regrettons pas d’avoir été là-bas ».

Quel est le bilan que vous enregistrez ?
«Il est très positif dans l’ensemble. Pas forcément sur le côté argent mais il y avait l’engouement des populations partout. Sauf que la pluie a gâté un peu à Dakoro. En effet, c’est une satisfaction de 90%. L’occasion a été aussi pour moi de découvrir des talents rares qui m’ont beaucoup émerveillé. Je reviendrai l’année prochaine pour la 3e édition».

Quels sont vos projets ?
«Je ne vœux pas seulement m’arrêter à la musique. Que Les Voix du Faso qui est une association au Burkina puisse englober beaucoup de choses. Actuellement nous sommes sur le terrain pour faire de l’élevage. Une façon de donner de l’emploi aux jeunes. Nous envisageons également construire une école de danse… ».

Après le Burkina, le festival se déporte au Canada. Quelle sera la coloration ?
«D’abord je tiens à clarifier ceci. Certains pensent que pour le festival, nous faisons partir nos amis artistes. Je rappelle que c’est la communauté qui décide après un sondage. Pour cette année, plusieurs artistes sont retenus. Je cite ceux qui ont déjà obtenu leurs visas. Dicko Fils qui est l’ambassadeur de cette édition, Greg et Dez Altino qui est notre tête d’affiche. L’artiste invité de Banfora est Ibrahim Bambaguida. Chez les femmes on a Awa Nadia et Michouana. Il y aura la participation des artistes du Sénégal, du Mali et du Congo. Quand on dit Voix du Faso, les gens ont tendance à voir Burkina-Faso.  »Faso » veut dire chez soi. Donc entendez par là, Les Voix de chez nous. Alors le festival est pour tout le monde ».

Votre mot de la fin ?
«D’abord je tiens à remercier INFOS CULTURE DU FASO. Ça fait longtemps que je vous suis et c’est beau ce vous faites. Je vous encourage (…)».

Réalisée par Fabrice P. Sawadogo Et Filasko M. Kaboré
Infos Culture du Faso

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