FEMULIG 22 : la 7e édition se tiendra du 25 au 27 novembre à Ouagadougou

 FEMULIG 22 : la 7e édition se tiendra du 25 au 27 novembre à Ouagadougou

La 7e édition du festival de la musique live de Gounghin (FEMULIG) se tiendra du 25 au 27 novembre 2022 à la place de la femme sise à Gounghin. L’objectif est de valoriser les musiciens instrumentistes, la musique live et le chant profane et/ou choral en vue de contribuer au développement de la musique du Burkina Faso.

C’est sous deux thèmes dont la principale est «Les enjeux de la structuration du métier d’artiste musicien instrumentiste» que la 7e édition se tiendra. Baptisé l’édition de la résilience, le FEMULIG s’articulera autour de panels, de prestations artistiques et de rue marchande. Impactée par la situation sécuritaire et sociale du pays, la coordination générale du festival a baissé en termes d’activité et de jour. Parmi les réductions figurent la durée du festival qui, initialement prévue pour quatre jours est ramenée à trois jours, la suppression de la remise de trophées aux musiciens instrumentistes et la baisse des fonds à huit millions de Francs CFA. «C’est difficile pour tout le monde, mais en tant qu’acteur culturel, c’est notre devoir aussi de contribuer à cette résilience en tenant le festival même si c’est en version minimale», a indiqué le coordinateur du festival Maximilien Kpanyane Somé.

Malgré les difficultés rencontrées, des innovations majeures ont été apportées. Elles sont entre autres, l’initiation de la rubrique découverte de talent pour ouvrir la scène aux talents cachés, la rubrique djame session pour des créations sur place. Se voulant un festival qui va s’axer sur la promotion et la valorisation de la musique live et des musiciens instrumentistes, le FEMULIG poursuit plusieurs objectifs. Parmi ces objectifs on note la valorisation des musiciens instrumentistes, des artistes et des groupes musicaux évoluant dans le live; le renforcement de la cohésion et l’unité entre les musiciens instrumentistes, les artistes et les groupes musicaux; la redynamisations des orchestres et des groupes musicaux; la favorisation du brassage culturel.

«Nous n’avons rien contre le playback, mais la musique est réelle. Elle est réelle et vivante. Donc pour nous, qui parle de réalité, parle de la vivacité de la musique, parle de live», a expliqué le coordinateur. Par ailleurs, le coordinateur a saisi l’opportunité pour déplorer certains traitements de dossiers dans le cadre de soutien aux initiatives des associations. «Je pense que lorsqu’une association légale vous adresse une correspondance et six à sept mois après; quand on vient à l’information on vous dit qu’il n’y a pas de trace de votre dossier, de le ramener encore, c’est déplorable. On n’est pas obligé d’aider, mais on est obligé de donner une réponse qu’elle soit négative ou positive, c’est un bon sens», a-t-il expliqué.
En rappel, le festival de la musique live de Gounghin est une manifestation culturelle née il y a de cela 7 années grâce à la clairvoyance de musiciens instrumentistes constituant L’Ensemble Musical Le Levain du Burkina Faso (EMUL-BF) initiateur du festival. Le festival compte vingt-huit membres permanents dont dix femmes et des sympathisants.

Joël THIOMBIANO

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