FESPACO 2021: “La femme du fossoyeur” de Kahdar Ahmed s’empare de l’étalon d’or du Yennenga

 FESPACO 2021: “La femme du fossoyeur” de Kahdar Ahmed s’empare de l’étalon d’or du Yennenga

Débutée le 16 octobre dernier, la 27e édition de la biennale du cinéma africain a refermé officiellement ses portes ce samedi 23 octobre 2021, du côté du palais des sports de Ouaga 2000.

Plus de 64 pays participants dont le Népal, l’équateur et le Venezuela, 1500 films enregistrés et soumis au regard de 8 membres du comité international de sélection et à la Délégation générale, 239 œuvres cinématographiques sélectionnées, 500 projections, 32 communications autour du thème du festival, 1200 professionnels de médias accrédités, 150 000 festivaliers venus du monde entier, tel est bilan que l’on puisse retenir de cette 27e édition de la biennale du cinéma africain. En effet, cette présente édition a connu son apothéose ce 23 octobre 2021, du côté du palais des sports de Ouaga 2000, en la présence de Monsieur le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et de son homologue sénégalais, Macky Sall.

Par ailleurs, le Président Macky Sall a salué la résilience et les efforts du gouvernement burkinabè à tenir cete biennale malgré le contexte sécuritaire et sanitaire difficile, pour le rayonnement du cinéma africain. A cet effet, il dit s’engager à travailler pour un meilleur accompagnement du cinéma africain. Et cela en accord avec le président du Faso, pour qu’à l’échelle de l’Union africaine l’idée de soutien à travers des fonds conséquents puisse émerger. C’est en cela, dit-il, que notre cinéma s’améliora de sorte à ce qu’il soit à la hauteur du cinéma mondial.

Pour sa part, le président du Faso n’a pas manqué de remercier le président sénégalais pour l’implication sans faille de son pays à la réussite de cette édition de la biennale du cinéma africain. De même que Macky Sall, il a appelé à plus de financements afin de rendre le cinéma africain plus compétitif en terme de qualité. Et cela selon lui, ramène à plus de responsabilités des gouvernants pour doter ce secteur de moyens conséquents pour un cinéma qualitatif et quantitatif.

Pour le Délégué général du FESPACO, Moussa Alex Sawadogo, cette édition est satisfaisante malgré les défis sécuritaire et sanitaire. “Le FESPACO pro qui est une plateforme novatrice d’échanges, de réseautage et de renforcement de compétences des jeunes professionnels de cinéma, a atteint son objectif en contribuant à la finalisation de plein de projets, à la mutualisation d’approches artistiques et d’expériences professionnelles. Le MICA a quant à elle repris tout son pouvoir en s’établissant au siège du FESPACO, créant ainsi la proximité tant souhaitée par l’ensemble des professionnels du cinéma africain, le colloque international sur le thème de l’édition a permis de suivre 32 communications de la part d’universitaires, professeurs de cinéma, et animateurs de festivals de films”, a fait savoir le Délégué général.

Et comme à l’ouverture, le spectacle monté par le célèbre chorégraphe Serges Aimé Coulibaly aura ténu toutes ses promesses, avec plus de cinq scènes. Un spectacle qui aura vu la participation d’autres artistes chanteurs comme Smarty, Patrick Kabré, Miss Tanya, Kayawoto, ainsi que Baaba Maal et un autre ballet du Sénégal, pays invité d’honneur.

Au total, plus de 24 prix repartis en six catégories ont été décernés durant de cette cérémonie de clôture. Ce sont notamment la section Burkina, la section perspective, la section court-métrage (Film documentaire), la section court-métrage (fiction), la section films documentaires, la section catégorie films de fiction. Ainsi, l’étalon d’or dans la catégorie film documentaire a été décerné au burkinabé Moumouni Sanou pour son œuvre “Garderie nocturne”. Quant à la distinction majeure du FESPACO, à savoir l’étalon d’or du Yennenga, elle revient au somalien Kahdar Ahmed pour son film “La femme du fossoyeur”.

Boukari OUÉDRAOGO

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