Festival Art’Dougou: la 7e édition attendue du 26 Avril au 2 Mai 2022 à Bobo-Dioulasso

 Festival Art’Dougou: la 7e édition attendue du 26 Avril au 2 Mai 2022 à Bobo-Dioulasso

Dans le cadre de l’organisation de la 7e édition du festival international Art’Dougou du 26 Avril au 2 mai 2022 prochain à Bobo-Dioulasso, Assane Ouattara, directeur du festival, a reçu une équipe d’infos culture du Faso. Avec lui, il a été question des différents axes de cette activité qui se tiendra dans la ville de SYA.

Infos Culture du Faso (ICF): Veuillez-vous présenter à nous lecteurs s’il-vous-plaît.
Assane Ouattara (AO): Je me nomme Assane Ouattara, directeur du festival international ART’DOUGOU. Mais je suis artiste-plasticien de profession résidant à Bobo-Dioulasso.

ICF: Quel est le contexte qui a prévalu à la mise en place de ce festival ?
AO: Nous sommes partis d’une association « Teryuma » qui œuvre pour le développement culturel du pays à travers plusieurs projets, actions dont le festival international Art’Dougou qui signifie la cité des arts. C’est à partir de l’évènement « Art’Dougou » qu’est né « Souk’Art » qui est un marché professionnel des arts. Nous pouvons dire que Art’Dougou et Souk’art sont deux événements qui se découlent simultanément.

ICF: Quel bilan pouvez-vous faire de l’édition précédente ?
AO : Pour dire vrai, la 6e édition a été très magnifique car elle a connu une lancée et la plupart de nos programmes on pu être mis en pratique. Bien qu’il y ait eu problème budgétaire, le podium a pu être lancé et assuré par Abou Mass. Les expositions se sont tenues et l’innovation majeure était l’hommage rendu au fils de Ouezzin Coulibally qui était un artiste décédé en France. Nous avons été sollicités par la famille pour rendre hommage à sa mémoire. J’avoue que c’était un succès.

ICF: Vous vous apprêtez à tenir la 7e édition, pourquoi le choix du thème  « Art, culture et numérique » ?
AO: le thème choisi est constitué d’éléments qui sont indissociables. L’art se retrouve dans la culture et le numérique est la tendance du moment. En somme, il est comme le cheval de notre temps. Actuellement, si tu n’es pas dans le paramètre des NTIC, tu es considéré comme un analphabète. Et le défi pour nous est qu’il ait davantage d’utilisation des outils informatiques dans notre milieu.

ICF: Quels sont les objectifs visés à travers ce festival ?
AO : les objectifs visés sont de travailler de tel sorte qu’il y ait la solidarité; lier des amitiés entre nous artistes, promoteur afin de promouvoir et valoriser la culture burkinabè. Ensuite, promouvoir le savoir-faire, voir l’art-plastique dans différentes domaines, faire connaître l’art à la population. Et vu que nous sommes minimes en consommation d’art, c’est la meilleure période pour nous expliquer profondément l’art, expliquer les langages codés des arts afin de les amener à s’intéresser d’avantage aux objets d’arts en général, montrer comment lire un tableau, et le message se trouve derrière ce tableau. Plusieurs personnes n’aiment pas l’art car ils ne savent pas comment comprendre les messages qui se cachent derrière celui-ci.

ICF: Quelles seront les activités entendues à cette édition ?
AO: Le festival débutera par une cérémonie d’ouverture, le lancement de la 3e édition du Souk’Art qui est un marché professionnel de l’art. Ensuite, nous aurons une formation sur le thème  « entreprenariat culturel », un panel sur le thème  « financement et marché de l’artisanat art au Burkina » au niveau de la maison de la culture Anselme Titianma SANOU; un vernissage de l’exposition collective  « Art Dougou » au niveau de du Musée Sogossira SANOU, une montée des couleurs par les acteurs culturels, une soirée conte et slam enchaînant avec la rupture collective de jeûne et de collation. Nous aurons également une nuit barbare et clôturerons l’édition par une animation musicale suivi de la remise des attestations aux exposants de Souk’Art.

ICF : Quels sont les obstacles auxquels vous êtes confrontés?
AO : Le problème majeur auquel nous faisons face, c’est le financement.

ICF Est ce que vous avez eu l’accompagnement des partenaires . si non quelle appel avez-vous a lancer ?
AO: Nous avons eu l’accompagnement des partenaires traditionnels. Nous avons signé une convention avec la mairie mais avec les changements des autorités et la situation actuelle du pays, les délégués spéciaux n’ont pas pu encore être installés, mais nous espérons que très bientôt, ce problème sera résolu. C’est ce qui fait que le budget pour le moment n’est pas assez solide.

ICF: Un mot à l’endroit de la population de Bobo-Dioulasso
AO : Pour la population de Bobo, nous les invitons de s’approprier le festival car ceci fait la fierté et appartient en particulier à la ville de SYA en générale, le Burkina Faso. C’est une cité des arts donc l’art plastique dans différents domaines. Soutenons nous afin de faire face aux difficultés et par la Grâce de DIEU nous reverrons le soleil radieux et c’est ensemble nous allons promouvoir et valoriser l’art-plastique au Burkina Faso.

ICF : Quel est votre mot de fin ?

AO : Pour finir, nous invitons toute la population de la ville et au delà de la ville, à effectuer massivement le déplacement; aller au Musée et visiter les expositions, mais aussi à la maison de la culture où se passe le Souk’art en partenariat avec Promo plus. Nous invitons également tous les promoteurs de la ville de Sya le vendredi 29 avril prochain à la maison de la culture à partir de 7h 00 pour la montée des couleurs.

Catherine S. ZONGO (Stagiaire)

Parfait SAWADOGO

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
5 + 30 =