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FESTIVAL SUUDU BAABA ACTE2 : Interview avec le promoteur Dicko Fils

Lors d’une interview accordé à ‪Infosculturedufaso.net‬, l’artiste musicien Dicko Moulaye, connu sous le nom de Dicko Fils, promoteur du Festuval SUUDU BAABA, annonçait les couleurs de la deuxième édition dudit festival qui aura lieu à Ouagadougou, ‪à partir du 27 février jusqu’au 01 mars 2020‬ à l’hippodrome de Nonsin. Voici pour vous, le contenu de notre échange.

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Dicko Fils : Je suis Dicko Moulaye à l’état civil, et Dicko Fils est mon nom d’artiste, je suis musicien burkinabé d’origine peulh.

Quelles ont été vos motivations en créant ce festival ?

Le festival SUUDU BAABA, c’est d’abord un festival peulh, de culture africaine. SUUDU BAABA veut dire « Bayiri » en langue morée et ma patrie en français. J’ai créé ce festival pour valoriser la culture d’abord la culture peulh et celle africaine en général, c’est cela qui m’a motivé à créer ce festival.

Quels sont les objectifs de ce festival ?

L’objectif du festival, c’est d’abord un échange culturel, faire jouer les artistes d’ailleurs sur le même podium afin de favoriser un brassage culturel, et aussi exposer les valeurs culturelles peuls et celle du Burkina Faso en général et aussi de la sous région.

La première édition aura été d’un grand succès, quelles sont les invitations pour cette deuxième édition ?

Nous pensons que la deuxième édition va surpasser la première, surtout grâce aux concours de tous, cette deuxième édition à été bien préparée, et nous avons invité des artistes venant d’autres pays, dont le Mali et le Niger qui seront aux côtés des artistes du Burkina Faso.

Est-ce que vos partenaires ont répondu présent pour soutenir cette deuxième édition du festival ?

C’est difficile de dire oui, si vous voyez bien sur l’affiche, j’ai mis beaucoup de partenaires qui nous a soutenu l’année passée, et je me suis dit qu’il faut les mettre cette année aussi. Les partenaires n’ont jusqu’à présent pas répondu à mon appel. C’est seulement la CENI qui a répondu pour le moment afin qu’on profite de l’occasion pour sensibiliser les populations afin qu’ils s’enrôlent pour les votes, et aussi la Sodibo qui m’a offert le son, la lumière et le podium complet

Qu’est-ce qui est réservé au public pour cette deuxième édition ?

Durant ces quatre (04) jours, il y’aura des expositions culturelles avec des exposants qui viendront du Mali et du Niger, des exposants du Burkina Faso. On va beaucoup et surtout valoriser la musique traditionnelle, chaque nuit, il y aura des troupes traditionnelles qui vont jouer. La première nuit sera clôturée par la prestation de Hawa Boussim qui est Bissa. La deuxième nuit, pour Nana Bibata qui est Mossi, la troisième, elle sera clôturée par Sana Bob avec la parenté à plaisanterie avec les peuls, et la quatrième nuit par Floby. Les artistes étrangers vont également jouer.

Quels sont déjà, les acquis de ce festival ?

Je fais pas ce festival pour de l’argent, sinon j’allais le faire autrement, mais je le fais en plein air comme dans les quartiers de Nosin à cause du fait qu’il n’y a pas de festival dans ces endroits. Et aussi, vous avez que le pays est en crise, donc le but c’est aussi d’amener les gens à s’amuser et oublier leurs problèmes. C’est pour dire qu’on est tous de la même famille, il est important de faire un festival pour réunir tous le monde, c’est ma motivation première quand je créais ce festival.

Le thème choisit, c’est, « Vivre ensemble et cohésion familiale, une affaire de tous », comment la culture peul pourrait-elle répondre à la question sécuritaire au Burkina ?

Quand vous regardez au Burkina, l’ethnie qui a toujours gardé sa culture, c’est le Burkina. Quand on voit les jeunes, ils sont toujours avec leurs foulards au cou, les radios et tout..la culture peul apporte beaucoup car les 40% de la crise même vient de là où ils sont, donc je penses qu’elle participe beaucoup au vivre ensemble. Ils sont parenté à plaisanterie à tous le monde, toutes chose qui fait que ça apporte beaucoup.

Quel a été le bilan pour la première édition ?

La première édition a été une réussite, c’est comme s’il avait 10 ans d’existence. Alors je dis merci à tous pour le soutien. La première édition a été positive dans tous les sens, et nous prions que la seconde soit aussi une réussite totale.

Un mot de fin ?

Je dis merci à tout le monde, merci encore à ceux qui me soutienne, et que Dieu bénisse le Burkina Faso.

Entretien réalisé par Fabrice Parfait Sawadogo

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