FILO 2021: des écrivains burkinabè reçoivent un hommage artistique

 FILO 2021: des écrivains burkinabè reçoivent un hommage artistique

En prélude de la tenue l’édition 2021 de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) les 25, 26, 27 et 28 novembre dernier, un hommage artistique a été rendu à Ernest Nongma Ouédraogo, Sophie Heidi Kam, Aristide Tarnagda et à titre posthume à Salifou Yago. La ceremonie s’est déroulée le samedi 27 novembre dernier au SIAO.

La 16e édition de la FILO s’est déroulée du 25 au 28 novembre 2021 du côté de la cour du SIAO à Ouagadougou. Pour l’occasion, le comité d’organisation a tenu à tendre un hommage artistique à certains écrivains qui ont marqué de leur empreinte la littérature burkinabé. Il s’agit en premier lieu d’Ernest Nongma Ouédraogo allias Kollin Noaga de son nom de plume, auteur à succès du roman « Le retour au village ». Figurant parmi les pionniers de la littérature moderne au Burkina Faso, plusieurs de ses ouvrages figurent dans le programme des étudiants du département des Lettres modernes à l’université Joseph Ki-Zerbo.

A lui s’ajoute, la dramaturge Sophie Heidi Kam. Elle est auteure de plus d’une quinzaine d’œuvres de poésie et théâtre comme, à savoir « Pour un asile » (poésie), « Et le soleil sourira à la mer » (théâtre). Elle a notamment remporté le trophée de la 1ère édition de Plume d’or en 2019. Quant à Aristide Tarnagda considéré comme l’un des plus actifs de sa génération, il est auteur, dramaturge, comédien et metteur en scène; il a écrit des livres comme « Terre rouge », « La patience des morts », « De l’amour au cimetière ». Il est par ailleurs, l’invité d’honneur de cette 16e édition de la biennale du livre. Un hommage à titre posthume a été également rendu à Salifou Yago. L’on se rappelle de lui comme celui qui a lutté pour l’introduction des productions d’auteur(e)s burkinabè dans les programmes d’enseignement.

En outre, nous avons saisi l’occasion pour interroger certains exposants de la foire. Du constat de sœur Félicienne Kaboré de la Librairie jeunesse d’Afrique, les gens ne s’intéressent pas au romans, au livre de lecture. « Ils sont plus penchés vers les manuels scolaires avec les étudiants, alors que c’est à travers les romans qu’on devrait savoir que les gens lisent. Sinon en terme de vente, on peut dire que ça va », a-t-elle précisé.

Même son de cloche pour Sawadogo Idrissa. Cependant il parle du groupe d’expert et de normalisation endogènes des symboles initiative et de savoir (GENESIS) qui est un regroupement d’écrivains Burkinabè qui a pour créneau le développement endogène écrit par le professeur Joseph Ki-Zerbo.

Mireille T. PODA (stagiaire)

Parfait SAWADOGO

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