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FIRHO 2023 : la 16e édition prévue du 01 au 02 septembre 2023

C’est sous le thème « un nouveau sourire à la vie » que se tiendra du 01 au 02 septembre, la 16e édition du Festival International du Rire et de l’Humour de Ouagadougou (FIRHO). Nous avons donc reçu à cet effet la promotrice du festival, Augusta Bomsoya PALENFO dans nos locaux le mercredi 23 août 2023. Nos échanges ont essentiellement porté sur les motivations liées à la création de ce festival, les difficultés rencontrées, le bilan des quinze (15) ans d’existence du festival et bien d’autres points.

Infos Culture du Faso (ICF) : Pouvez-vous vous présentez à nos lecteurs ?
Augusta Palenfo (AP) : Je me nomme Augusta Bomsoya PALENFO, je suis Artiste -Comédienne, Promotrice événementielle, Réalisatrice et Productrice.
ICF : Qu’est ce qui a valu la mise en place de ce festival ?
AP : Le festival existe depuis plus de seize (16) ans. Cet évènement, il fallait juste le créer parce qu’on n’avait pas ce genre d’évènement festif dédié à l’humour et au rire.

ICF : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées depuis la création de ce festival ?
AP : la nation traverse une crise dont tout burkinabè est victime, certains même plus que d’autres. La seule vraie difficulté c’est la situation du pays. Mais cette même situation est notre plus grande motivation. Depuis la création du festival, nous avons rencontré toutes sortes de difficultés et nous les avons traversées parce que nous avons un peuple résilient. D’ailleurs c’est pour montrer cette résilience que l’humour est spécifique aux humains. Alors c’est le moment d’insister pour que tous les burkinabè qui peuvent, à venir mettre leur difficulté dans le panier commun, on va rire ensemble. Le FIRHO n’a aucun problème particulier (rire).

ICF : Quel bilan faites-vous des quinze (15) ans d’existence du FIRHO ?
AP : Le FIRHO a toujours eu pour objectif de susciter des vocations dans l’humour. Chaque édition, nous avons rencontré plusieurs personnes qui ont décidé de faire carrière dans cet art, et de cette vocation est née le FIRHO. Grâce à ce festival on dénombre aujourd’hui plus de cinq (5) festivals d’humour et une cinquantaine d’humoristes.

ICF : Cette 16e édition est placée sous le thème « un nouveau sourire à la vie ». Pourquoi ce choix ?
AP : Notre choix s’est porté sur ce thème parce qu’on a besoin de sourire. On se dit que tout est urgent et on oublie l’essentiel qui est la santé, le rire. Le rire est thérapeutique et il est conseillé par les docteurs. Il faut que chacun puisse rire pour oublier un tant soit peu ses soucis et apporter un peu de longévité à sa vie. Sourions à la vie et la vie nous sourira.

ICF : Quels sont les programmes respectifs pour le 01 et le 02 septembre ?
AP : Le festival démarre le 1er septembre à Canal Olympia avec différents artistes humoristes nationaux et internationaux comme Momo l’intellectuel, les Zinzins de l’Art, Gohou Michel, Philomène Nanema, Prissy la degameuse, Saada telecom, Wel.vy la référence, Jhoness, Nakoirba et bien d’autres. Et le 02 septembre au CENASA, c’est le one man show des Zinzins de l’art qui seront accompagnés par d’autres artistes.

ICF : Quel est votre cris de cœur à l’endroit des autorités culturelles ?
AP : Avant le cri de coeur, ce sont les remerciements et les encouragements à leur endroit. J’invite ces autorités que sont nos dirigeants à aimer la culture parce qu’on ne peut pas gérer quelque chose qu’on aime pas. Ensuite, il faudra qu’ils se donnent à la culture en partant de temps en temps regarder ce que nous faisons pour pouvoir nous défendre demain afin que nous soyons respectés dans le métier que nous avons choisi d’exercer. De plus, il faut qu’ils puissent nous soutenir par leur présence, leurs apports financiers et nous ouvrir d’autres portes pour qu’on puisse évoluer.

ICF : Quels conseils pouvez-vous donnez aux jeunes filles qui aimeraient emboiter vos pas ?
AP : Il faut qu’elles sachent qu’elles feront face à des difficultés qui leur permettront de grandir et à faire mieux demain. Le milieu de l’humour n’était pas ouvert aux femmes, aujourd’hui nous avons des femmes humoristes qui bien qu’elles ne soient pas nombreuses ont montré la voie. A l’instar des autorités, il faut que les jeunes filles s’impliquent si elles veulent embrasser une carrière dans l’humour. Il faut qu’elles aillent voir les spectacles, rencontrer les artistes et les promoteurs. J’espère en voir beaucoup le 1er septembre à Canal olympia, Ouaga 2000 et le 2 au cenasa

ICF : Votre mot de fin.
AP : Je remercie tous les partenaires qui nous soutiennent depuis des années et merci d’avoir cru en nous. Je compte sur le public burkinabè pour la réussite de cet évènement et je les fait confiance. C’est ensemble qu’on est plus fort, c’est ensemble qu’on peut avancer.

Aissata TRAORE ( stagiaire)

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