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FONY 2019 : Walib Bara appelle à budgétiser la redevance des droits d’auteurs.

Le Festival Ouaga New York (FONY 2019) s’est déroulé le 22 septembre 2019 aux Etats unis d’Amérique (USA). Le ministre en charge de la culture, Karim Sango et son collègue en charge du Commerce, Harouna Kaboré respectivement patron et parrain de ladite manifestation empêchés, ont été représentés par le directeur général du bureau burkinabè des droits d’auteurs (BBDA), Wahabou Bara. De retour de son séjour newyorkais, Wahabou Bara confie les raisons de sa présence au pays de l’oncle Sam, le rôle de sa structure, sur l’avenir de la culture burkinabè au-delà de nos frontières et l’appel aux promoteurs de la diaspora à budgétiser la redevance des droits d’auteurs.

La culture burkinabè se porte bien au-delà de nos frontières. Le directeur général du bureau burkinabè des droits d’auteurs (BBDA), Walabou Bara a fait le constat lors de son séjour au festival Ouaga New York (FONY). En effet, le DG du BBDA s’est entretenu avec les acteurs culturels, sur les modalités d’adhésion, l’offre culturelle sociale et les modalités qui permettent de bénéficier des droit même en étant aux Etats unis. Wahabou Bara apprécie le dévouement de la diaspora sur la valorisation de la culture burkinabè au-delà de nos frontières, à travers une plateforme d’expression artistique et culturelle qui est une initiative à saluer.

C’est pourquoi, il salue le courage du comité d’organisation du FONY et son coordonnateur, Gérard Kiswensida Koala. Sur ce, il dit constater ce regain d’amour pour les œuvres burkinabè, par une forte mobilisation pour le concert des vedettes telles Issouf Compaoré. « Plus les gens sont loin de la patrie, plus ils ont ce sentiment d’appartenance à leur culture qu’ils ont exprimé à travers ce festival », témoigne-t-il. Un bouillon de culture, confie-t-il, qu’il convient d’accompagner de telles initiatives. La cinquième édition étant celle de la maturité, il précise que des rencontres professionnelles ont permis de poser la problématique de la mobilité des artistes et celle du droit d’auteur.

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1. Le directeur du BBDA, Wahabou Bara a encouragé les promoteurs culturels de la diaspora et invité à tenir compte dans la budgétisation de la redevance des droits d’auteurs.

« Budgétiser la redevance des droits d’auteurs »
Par ailleurs, le reproche que fait le premier responsable du BBDA, aux promoteurs culturels de la diaspora est que les promoteurs de spectacles ne budgétisent pas la question de la redevance des droits d’auteurs au même titre que la logistique. « Ils entendent qu’à chaque fois le BBDA court après eux pour qu’ils puissent s’acquitter de cette redevance. Alors que cette redevance devait être intégrer », insiste-t-il. Il explique que cela est par la faible culture du droit d’auteur. D’où, l’intérêt et l’occasion pour M. Bara de présenter quelques exemplaires de l’ouvrage, un instrument de travail pour artistes afin de les permettre de comprendre le fonctionnement du droit d’auteur.

Car, la redevance constitue la clé de voute si la tendance est d’aller vers les industries culturelles et créatives. A l’écouter, les industries culturelles sont aujourd’hui, l’économie du savoir qui sont importants pour les pays sous-développés. Wahabou Bara soutient que ce retard industriel peut se compenser à travers une promotion de l’économie du savoir. Dans le sens de l’économie du savoir, il s’agit d’encourager la créativité qui participe à l’érection des industries culturelles. « S’inscrire dans la dynamique de la politique nationale de la culture »
À l’endroit des promoteurs culturels de la diaspora, il recommande d’inscrire leurs évènements dans la dynamique de la politique nationale de la culture (PNC). Toute chose qui axe sa stratégie sur une conquête des marchés extérieurs.

D’où l’importance des artistes à conquérir certains marchés par le segment de la dispora qui constitue une passerelle vers la conquête du marché américain.Sur ce point, malgré les difficultés à organiser des événements, M. Bara a encouragé les promoteurs culturels de la diaspora. Toutefois, il attire leur attention sur leurs activités qui doivent s’inscrire sur l’axe de la PNC du Burkina Faso. Son souhait est que ce festival puisse grandir en vue de permettre un écho favorable à la culture burkinabè.En signalant que le festival exclusivement musicale, a enregistré une ouverture aux autres arts telle que la mode, les arts graphiques et plastiques, laisse entendre que d’autres pays africains notamment le Mali, le Togo y ont participé.

Les raison de sa présence à cette cinquième édition de la plateforme d’expression artistique et culturelle est de représenter le ministre de la culture des arts et du tourisme, patron de ladite et le parrain Monsieur Harouna Kaboré, ministre du commerce et de l’industrie de l’artisanat. Son séjour a favorisé des rencontre avec les autorités burkinabè vivant à New York à commencer par l’ambassadeur de la mission permanente monsieur Eric Tiaré avec lequel nous avons échangé donc sur la promotion culturelle donc le cas de la manifestation organisée par la diaspora burkinabè vivant à New York.

Achille ZIGANI

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