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Formation des membres du BBDA : Des acteurs outillés à la titularité des Droits.

Les artistes membres du bureau burkinabé du droit d’auteur « BBDA » se sont formés à la titularité des Droits du 09 au 10 avril 2019 au CENASA.

Pendant les 48h de formation, les artistes se sont imprégnés des notions de composition musicale, d’outils d’analyse de la commission technique d’identification des œuvres littéraires et artistiques (CTIOLA), de processus de documentation des membres et des œuvres dans le domaine musical et des techniques de répartition dans le domaine musical.

Selon une des formatrices ayant géré la communication sur le processus de documentation des membres et des œuvres dans le domaine culturel, et d’ailleurs responsable de la documentation générale du BBDA, Célestine Traoré, a expliqué qu’un constat a été fait : En effet, a-t-elle poursuivi, « on a constaté que des artistes viennent poser des actes au BBDA et ignorent la portée de ces actes ». C’est pourquoi a-t- elle ajouté, vue la méconnaissance accrue, ils ont décidé d’animé une communication qui est en rapport avec l’adhésion au BBDA, la signification de l’adhésion et que signifie quand l’artiste adhère.

Pour elle, l’adhésion consiste à autoriser le BBDA à gérer les droits que la loi leur a reconnu et aussi revenir sur les territoires cédés au BBDA et sur les titres de droit que les artistes cèdent au BBDA « Pour adhérer au BBDA, il faut que d’abord la personne qui souhaite le faire soit un créateur d’œuvres et généralement on entend dire que le BBDA protège les droits, non. Le BBDA gère les droits, mais on a au Burkina Faso la loi 032 qui protège les droits qui sont conférés au créateur. Et maintenant le BBDA gère ces droits, donc l’artiste en adhérant au BBDA confie la gestion des droits qui lui sont reconnus au BBDA ».

 A l’issu des deux jours de formations ; certains artistes se sont prononcés sur le bienfondé d’une telle initiative.

Daisy Bofola artiste Burkinabé a trouvé que ces deux jours de formations sont une très belle initiative et une bonne démarche du BBDA consistant à les informer de comment fonctionne leur maison « Vue que nous sommes sociétaires quand même de cette maison qui est le BBDA, nous devons chercher à nous informer et plus on est au courant de son fonctionnement, mieux on sait comment c’est géré, plus on apporte des contributions et on se plaint moins ».

Concernant ces attentes qui sont plus du côté des sociétaires, elle a expliqué que chaque artiste avait le devoir de se diriger vers cette structure à laquelle il a confié la gestion de son travail, d’aller et d’apprendre comment elle fonctionne puisque c’est une maison ouverte « Donc, allez-y, informez-vous de comment ça fonctionne et s’il y’a des choses non plaisantes par rapport à ce que les artistes savent, on peut essayer d’améliorer ». C’est pourquoi elle a lancé un cri de cœur à l’endroit des artistes à s’intéresser à leur maison, à travailler à aider le BBDA à les aider. « Félicitations au directeur général et à toute son équipe de ces innovations qui nous donnent plus de valeur ».

Quant à Baz Bill lui aussi artiste musicien et président fondateur de l’association des jeunes musiciens du Burkina a trouvé que les formations étaient une belle initiative « Je disais tout de suite à DG que les formations étaient les bienvenues parce que elles vont dissiper la guéguerre entre les artistes et l’administration du BBDA puisqu’il y’avait beaucoup d’incompréhensions à ce niveau c’est-à-dire au niveau des déclarations, des paiements et des levées de programme » et d’ajouter que les artistes étant très attentifs à ces formations, ils se sont rendus compte que ce n’était pas la faute du BBDA et qu’elle était à plusieurs niveaux. « Avec toutes ces formations, les artistes se sont bien outillés et je crois que la bagarre va se dissiper un peu. Nous sommes vraiment contents par rapport à ces deux jours de formation »

Quant à ses attentes, il a souhaité tout comme Daisy que les artistes puissent aider le BBDA parce qu’il a besoin d’aide et les artistes doivent faire des lobbyings auprès des radios afin qu’elles augmentent les paiements qu’elles donnent à l’Etat. Et pour l’Etat, a-t-il poursuivi, il lui a demandé d’augmenter la somme qui est toujours à 75 millions pour tous ses médias vue l’augmentation chaque année des artistes , ce qui pose de nombreux problèmes de répartition des droits « Je demande à l’Etat de voir et d’augmenter la cagnotte afin que les artistes puissent jouir de leurs droits puisque ce sont nos droits qui nous sont liés et personne ne peut nous prendre ces droits, et comme c’est un lobbying, une demande, on peut s’assoir autour d’une table et en discuter ».

Et pour Ali Ponré 1er alias Ali Traoré qui lui aussi a trouvé les formations étant une bonne chose, a expliqué qu’elles leur permettra de connaitre un certain nombre de mécanismes au niveau du BBDA et également parce qu’il ne puisse pas être un jour étonné de ses droits et tout son statut, c’est pourquoi il  a souligné que c’était une bonne initiative de réunir des artistes et de les former afin qu’ils puissent connaitre comment tout est régi au niveau du bureau burkinabé du droit d’auteur.

Il a par ailleurs indiqué que ses attentes étaient atteintes avant même la fin de ces formations parce que cela lui a permis  déjà de connaitre pas mal de choses concernant les droits d’auteur, la manière que les répartitions sont faites « Je pense que ça sera une très bonne chose même pour ceux qui n’ont pas eu la chance comme moi de participer à ces formations et on pourra à notre tour informer les autres sur ce qu’on a déjà appris comme connaissance et je crois que cela impactera positivement sur la vie des artistes que nous sommes ».

Téné Bénédicte OUEDRAOGO

benedicteoued@gmail. Com

Parfait Fabrice SAWADOGO

 

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