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Grand prix de la critique Clément Tapsoba : Irène Tassembedo sacrée championne

Irène Tassembedo a été élue lauréate du grand prix de la critique Clément Tapsoba ce mercredi 23 novembre 2022 à Ouagadougou. Avec 215 points sur 250, elle devient la première lauréate de l’édition. C’est en se basant sur les critères d’originalité, de qualité artistique et de la maîtrise du langage cinématographique des œuvres que le jury a déclaré Irène Tassembedo gagnante de l’édition.

Parmi les trois films en compétition figuraient en plus de la «traversée», le film «La garderie nocturne» de Moumouni Sanou qui a eu 180 points et le film «Les traces d’un migrant» de Delphine Yerbanga qui a engrangé 200 points. Championne, la réalisatrice est repartie avec une enveloppe financière de cinq cent mille (500.000) francs CFA, un trophée et une attestation de reconnaissance. Pleine d’émotions, la gagnante a signé que ce prix était une fierté et la bienvenue. «Je suis très contente, c’est un grand prix. C’est un prix de la critique. Cela veut dire qu’ils ont vraiment regardé le film dans tous ses détails. Je suis vraiment très fière d’avoir reçu ce prix là», a-t-elle marqué sa réjouissance.

Selon Irène Tassembedo, «La traversée» est un film dédié à la jeunesse. «Ce film a été réalisé pour dire aux jeunes qu’il y a tellement de choses à faire ici chez nous, par nous, pour nous. Et que l’ailleurs peut ne pas être mal, mais ici, c’est toujours mieux parce que c’est chez nous», a déclaré la lauréate. Par ailleurs elle a appelé les premiers responsables du domaine à donner plus de moyens aux personnes désirant faire de bonnes œuvres.

Pour Abraham Bayili, le président de l’association des critiques des cinémas du Burkina, cette étape est la deuxième phase du prix de la critique du Burkina Faso initié depuis 2004 devenu le prix de la critique Clément Tapsoba. «Les critiques des cinémas sont considérées comme des médiatrices entre le public, les cinéphiles et les réalisateurs. Elles aident les cinéphiles à mieux appréhender l’œuvre et le réalisateur à corriger ses erreurs ou le félicitent. Nous sommes aussi des promoteurs», explique-t-il. Selon lui, malgré les fractures économiques, politiques et sociales, il y a «une petite relance» du cinéma burkinabè. «En tant que critique, on constate qu’il y a beaucoup d’efforts qui sont faits dans le milieu du cinéma burkinabè», a-t-il laissé entendre tout en appelant les acteurs du domaine à se former.

Pour le parrain Jacob Yarabatioula, c’est un prix qui manquait un peu dans le dispositif d’encouragement et de développement des filières. «Dès lors que ce prix est donné, des gens seront curieux de regarder ce film et de se rendre compte de la thématique qui a été développée. Cela peut aider à construire un pays», a soutenu le parrain. En outre, il a déploré le manque de critique dans tous les arts pour soutenir l’économie et la valorisation de la culture.

Joël THIOMBIANO

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