Actualités Echos du FESPACO

Histoire et naissance du FESPACO

Depuis son invention, le cinéma est devenu à la fois un art populaire, un divertissement, une industrie et un média. Il peut aussi être utilisé à des fins publicitaires, de propagande, de pédagogie ou de recherche scientifique ou relever d’une pratique artistique personnelle et singulière.

Couramment indiqué comme étant le 7e art, il se caractérise par le spectacle proposé au public sous la forme d’un film ; c’est-à-dire d’un récit fictionnel ou documentaire véhiculé par un support qui est enregistré puis lu par un mécanisme continu ou intermittent. En prélude du cinquantième anniversaire du FESPACO, INFOS CULTURE DU FASO vous propose un zoom sur l’histoire du cinéma et la naissance du FESPACO. Lisez !

Pour être plus précis, le cinéma est officiellement né en 1895, soit à la fin du XIXe. A cette époque, de nombreux chercheurs tentaient depuis longtemps de mettre les images en mouvement pour recréer la vie. Cela, en s´appuyant sur les progrès en photographie apparue en 1820 et en biologie humaine. Joseph Plateau avait en effet découvert en 1829 que la rétine mémorise une image plus longtemps que ce qu’elle ne la voit. Le principe de la « persistance rétinienne » permet de donner l´illusion du mouvement lorsque l´œil est soumis à 12 images par seconde. De nos jours, les films au cinéma utilisent 25 images par seconde, 16 au temps du muet pour une meilleure qualité d´image. Ainsi, se succédèrent entre autres, le Thau atrope, le Phénakistiscope, le Zootrope, le Praxinoscope. En 1891, le Kinétoscope de l´Américain Thomas Edison permettait même de visualiser un film mais le système imposait au spectateur de le regarder seul, debout, les yeux collés à une grosse boîte.
Ce sont deux frères Français, notamment Auguste et Louis Lumière qui ont été les premiers à trouver un appareil permettant à la fois de capturer les images et de les projeter à tous. Ces deux frères brevetèrent leur invention en mars 1895. Ils l´appelèrent le Cinématographe. Le terme « cinéma » est bien entendu l’abréviation de cinématographe.


La première projection publique et payante du 7e art a eu finalement lieu le 28 décembre 1895 à Paris. En effet, elle marque ainsi la naissance officielle du cinéma. Ce jour-là, une trentaine de spectateurs était présents pour suivre le premier film, intitulé « Sortie des usines ». L’œuvre montre tout simplement les ouvriers et les employés des frères Lumière sortant de leur usine. De 33 spectateurs le premier jour de cette projection, on passe à des centaines les jours suivants. Disons que le succès fut immédiat. Georges Méliès, magicien et directeur du théâtre Houdin à Paris et l´un des premiers spectateurs, voulait immédiatement acheter un exemplaire du Cinématographe mais les frères Lumières ont refusé de révéler le secret de leur découverte. Ils voulaient garder l´exclusivité d´exploitation de leur invention. C´est alors que la course aux contrefaçons et la « merveilleuse » aventure du cinéma a pris son envole.Parlons à présent du cinéma africain :Le terme « cinéma africain » désigne les films et la production cinématographique associés aux pays d’Afrique. Notamment de l’Afrique du Nord à l’Afrique du Sud en passant par toute l’Afrique subsaharienne.
En claire, cette appellation partielle est passée dans le langage courant parce qu’elle est historiquement surtout liée à une approche idéologique de type panafricain et à des organisations telles que la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI). Compte tenu de la diversité des contextes sociaux et culturels de ce continent, il est plus adéquat de parler « des » cinémas africains. Ces productions sont relativement jeunes puisque les films ont commencé à être produits à partir de la décolonisation et des indépendances (années 1950 et surtout 1960). Même si une industrie du cinéma existe depuis le début du XXe siècle en Afrique du Sud et que des expériences locales ont été tentées en Tunisie dès les années 1920.

En ce qui concerne l’Afrique noire francophone, le pionnier en est le Sénégalais Paulin Soumanou Vieyra. Béninois de naissance cet homme est également le premier historien des cinémas africains. D’abord écrivain, son compatriote Ousmane Sembène, donne l’exemple d’une production africaine engagée et n’hésite pas à utiliser les langues vernaculaires. Djibril Diop Mambety sera le second grand nom du cinéma sénégalais. Les autres pays actifs sont le Niger avec Oumarou Ganda ; le Mali ; la Côte d’Ivoire ; le Cameroun et surtout la Haute-Volta aujourd’hui Burkina Faso.
Pays des hommes intègres le Burkina Faso crée le FESPACO (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou) dès 1969. C’est à l’initiative d’un groupe de cinéphiles, notamment François Bassolet, Claude Prieux (Directeur du Centre culturel Franco-Voltaïque) et Alimata Salembéré qui en a été la première présidente en 1969 et 1970. Ces derniers souhaitaient donc que, par l’intermédiaire de ce festival, les populations puissent enfin voir les films de leur propre continent. Ainsi, lors de sa première édition qui s’est déroulée du 1er au 15 février 1969 à Ouagadougou, Cinq pays africains y sont représentés. Ce sont : le Sénégal,la Côte d’Ivoire, la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), le Niger et le Cameroun mais également la France et les Pays-Bas. 24 films, dont 18 africains, y ont été présentés.
Ce premier rendez-vous draine alors 10 000 spectateurs et est devenu presque le carrefour du cinéma africain tous les deux ans.
En somme, retenons que les films sont des objets représentatifs de cultures spécifiques dont ils sont le reflet parfois fidèle et leur diffusion est presque universelle. Les récits qu’ils véhiculent sont en effet basés sur les grands sentiments partagés par toute l’humanité.

FILASKO Moussa Kaboré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
20 × 7 =