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INTERVIEW: « Cet sacre est une lourde charge pour moi mais grâce à Dieu mon support est solide» dixit IBK.

Son nom à l’état civil est Kougbila Isabelle KABORE et son nom d’artiste IBK. IBK est une artiste burkinabé vivant en France, beaucoup d’entre nous l’on connu lors des Kundé 2019. Un événement au cours duquel elle a été distinguée meilleur artiste burkinabé de la diaspora. Notre invité du jour est également présidente d’association pour le parrainage d’enfant, la sauvegarde de chants et danse traditionnelle.

Pour cet entretien, nous nous apaisentirons sur le coté artistique.
« Mes grands parents m’appelle BASGA ( car je suis née le jour de la fête coutumière des récoltes ) OU POUGNANGHA (la vielle). Mes amis(es) m’appelle BRINDA en référence à BRINDA FASSIE ( paix à son âme ) que j’interprétais à merveille. J’ai 36 ans, mariée et mère deux filles de 9 et 5 ans, une fille adoptée à ses 2 ans qui a 20 ans et mère d’un fils de 2 ans aujourd’hui et marraine de 2 filles 10 et 3 ans. Je réside en France depuis 15 ans précisément à Marseille ».

 


C’est par cette petite histoire que IBK plante le décor en se présentant beaucoup plus largement avant d’ajouter que: « immortalisé le rythme du terroir, en chant et en danse et le faire connaître au-delà des frontières me procure beaucoup de satisfaction ».
Chanteuse engagée pour la cause de la femme et de l’enfant, les thèmes abordés dans ses chansons sont entre autres : « Sensibilisation à des métaphores, hommage aux femmes enceintes, non à la violence faite aux femmes et à leur considération inférieure aux hommes, non au mariage forcé, non à la polygamie, la rivalité dans le mariage et entre hommes et femmes, halte aux viols, vive le mariage, la parenté à plaisenterie».

Des thèmes qu’elle évoque dans ses albums Pulungo et MAAN f YAM de 10 titres chacun. Ainsi donc grâce au travail acharné elle a été choisi comme la meilleur artiste burkinabé « Cet sacre est une lourde charge pour moi mais grâce à Dieu mon support est solide. Tout ce que Dieu fait est grâce. Je suis si ému tout de même et je dit ma gratitude à toutes et tout ceux et celles qui ont rendu cela possible».
Loin des yeux mais pres du coeur dit-on, IBK est en perpétuelle connexion avec son pays, surtout avec internet et les réseaux sociaux c’est comme si elle n’était jamais parti.

A la question de savoir si la musique burkinabé est consommée en France elle nous répond: « Oui car elle est rare surtout le traditionnelle et les musiques sans beaucoup de synthèse (vocodeur) ».
Même si elle vit en étranger elle ne manque pas d’occasion pour venir dans son pays natal ( BURKINA FASO ) « la France est mon pays maritale. Un retour au pays, pourquoi pas à la retraite. J’ai beaucoup investi dans l’immobilier, et j’ai d’autres projets également ».
Sur le plan musical, bientôt l’artiste nous fera grâce d’un maxi a t-elle laisser savoir à notre micro.

IBK:« J’ai déjà 3 titres en cours de finition “confiance en Dieu”, le concept “Génération tête baisser” ( parlant d’addiction sur les écrans partout à tout instant, et le concept “Toucher le Kundé” suite au sacre. Je profite dire merci à tout mes mélomanes soyez bénis.
Ce n’est pas parce que nous avons le Kundé qu’il nous faut baisser les bras continuons ainsi et imposer IBK et faisons connaître ses oeuvres ».

Bon vent à l’artiste.

Interview réalisé par Parfait Fabrice SAWADOGO.

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