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Interview : « Le mannequinat demande de la détermination », selon Farida Dramé.

Le mannequinat est un métier très difficile, parce qu’injuste et très sélectif. Pour ceux qui arrivent à se trouver une place dans ce monde, le combat est quotidien. A la faveur de l’acte 2 de Bobo fashion Week, Infos Culture du Faso a pu s’entretenir avec une des mannequins présents pour cette rencontre du monde de la mode. Native de la ville de Sya, elle fait partie de l’étoile montante de ce domaine dans sa ville natale. A travers les lignes qui suivent découvrez avec nous celle-là même qui par passion, n’hésite pas à se lancer dans une activité, pour peu que cette activité face de la promotion de l’élégance, du glamour et de la prestance son cheval de bataille.

Infos Culture du Faso : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Farida Dramé  Awa (Farida): Je me nomme Dramé Farida Awa, j’ai 21 ans, je suis étudiante en gestion des ressources humaines à l’Institut Africain de Management (IAM).

Infos Culture du Faso : Depuis combien de temps faites-vous le mannequinat ?

Farida : Je fais le mannequinat depuis moins d’un an. J’ai commencé il y’a environs six mois avec pour premier défilé Folie de mode en novembre dernier à Ouagadougou.

Infos Culture du Faso : Comment êtes-vous arrivé au mannequinat ?

Farida : Eh bien,  un jour un ami m’a contacté pour m’informer du casting de l’évènement folie de mode, et m’a conseillé de me présenter parce que j’avais les prérequis pour être mannequine à savoir la taille et l’allure. Je me suis donc dis pourquoi ne pas essayer. Je me suis donc donner les moyens d’être présente au casting. Et Dieu merci, je suis sortie première. J’ai dû même emprunter des talons pour m’entrainer par ce que je n’avais pas les bons. Je n’avais reçu aucune formation en mannequinat et n’avais jamais marché avec de si haut talons, j’ai donc dû apprendre à marcher sur place en quelques minutes. Finalement j’ai été retenue pour l’évènement et c’est de là que tout est parti.

Infos Culture du Faso : Combien de défilés avez-vous à votre actif ?

Farida : Aujourd’hui j’ai seulement quatre défilés à mon actif, vu que je viens juste de commencer. Il y’a eu folie de mode, le défilé de mode lors des JNQ, le SIPAO et Bobo fashion week.

Infos Culture du Faso : En dehors du mannequinat mené-vous d’autres activités ?

Farida : Oui, en dehors du mannequinat il y a mes études, comme je l’avais souligné tantôt, je suis membre d’une association, les clubs UNESCO, je fais des petits boulots par ci par là, à mes temps perdus, et j’anime également une émission radio chaque jeudi soir.

Infos Culture du Faso : Vous avez pris part à l’élection miss Université, comment ç’a été ?

Farida : Effectivement, j’ai pris part à miss Université. Même si je n’ai pas été couronnée, cela a été une très belle aventure pour moi, je me suis fait de nouvelles amies, et sur le plan personnel ça m’a beaucoup apporté car ça m’a permis de sortir de ma timidité et de gagner en confiance.

Infos Culture du Faso : Est-ce que c’est le mannequinat qui vous a conduit à ce concours de beauté ?

Farida : Non, le mannequinat ne m’a pas conduit à ce concours de beauté. J’y ai pris part parce que j’avais la taille et la forme requise, et avec l’appui et l’encouragement des uns et des autres, qui me trouve mignonne (rire) je me suis lancée, ça n’avait rien à voir avec le mannequinat.

Infos Culture du Faso : Avez-vous des idoles dans le domaine du mannequinat ?

Farida : Oh oui ! J’ai des idoles, il y a d’abord Naomi Cambelle, ensuite il y a feu Katoucha, Maria Borguess qui est d’ailleurs l’égérie de Victoria Secret. Au Burkina il y a Mariam Thiam qui m’impressionne à chacune de ses sorties à la Télévision, il y a aussi Fanie Coulibaly et Rihanata qui défilent très bien et qui constituent pour moi une source d’inspiration. J’apprends beaucoup d’elles vue qu’elles ont de l’expérience dans le domaine.

Infos Culture du Faso : Vous travaillez en mode freelance ou vous êtes dans une agence ?

Farida : Je travaille en mode freelance, je n’ai pas encore intégré une agence de mannequinat.

Infos Culture du Faso : Votre appréciation par rapport à Bobo fashion week.

Farida : Bobo fashion week, c’est tout simplement Waouh ! C’est un évènement d’une grande envergure et cela je l’ai senti dès le premier jour d’entrainement. Les entrainements étaient intensifs et en quelques jours nous avons sentis une nette amélioration surtout au niveau des débutants. Il y a là, réunis des grands acteurs de la mode, des stylistes, des photographes, des coiffeurs/maquilleurs, des promoteurs, des exposants, des artistes, des passionnés, tous venus de différentes villes et pays et c’est juste magnifique. Je suis vraiment heureuse d’y prendre part.

Infos Culture du Faso : Pour quelqu’un qui veut se lancer dans le domaine du mannequinat, quels conseils avez-vous à lui prodiguer ?

Farida : Pour quelqu’un qui veut se lancer (soupire). Je dirais qu’il faut de la détermination afin de se démarquer du lot. Il faut travailler dur, s’entraîner et persévérer tout en s’inspirant et en prenant conseils avec les plus expérimentés du domaine pour pouvoir se forger.

Infos Culture du Faso : Un dernier mot pour terminer.

Farida : je tiens à remercier profondément monsieur Bazem’se, promoteur de cet événement et révélateur du koko donda, ainsi que tous ceux qui nous ont coaché et qui ont aidé à faire de cet évènement ce qu’il est. Merci beaucoup à Infos Culture du Faso pour cet instant accordé, bon vent à vous.

 

Propos recueillis par Zié Hamed Kader OUATTARA et Fabrice Parfait SAWADOGO

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