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INTERVIEW: Un futur prodige de la musique burkinabé se prononce.

L’artiste Josias Bohena est étudiant en anglais à l’université professeur Joseph Ki Zerbo et assistant en studio à ilarion de Yves de Bemboula. De son nom d’artiste JOSIAS, il est issue d’une famille mooga originaire de kongounssi. Il sortira son premier album qui s’intitule “TAABA” dans quelques temps. Il est reçu dans les locaux de Infos Culture du Faso pour nous partager ses ambitions.

ICF : Parlez-nous de votre parcours musical ?

Josias : Tout à commencer depuis tout petit, je suis issu d’une famille un tout petit peu musicale, on écoute la musique à longueur de journée à la maison et papa aime bien la musique. Depuis petit, j’ai appris à jouer à la guitare que papa utilisait. À la chorale aussi, je chantais beaucoup et j’ai pu améliorer ma voix. En 2010, lorsque mon grand frère, Charles Bohena aujourd’hui artiste musicien a participé à Faso Academy, je le suivais à la télé et j’ai beaucoup aimé sa participation. C’est alors que trois années plus tard plus précisément en 2013, j’ai décidé de participer également à ce concours. Je ne suis pas allé loin dans la compétition mais j’ai beaucoup appris. Après le baccalauréat en 2016, j’ai participé au concours ”Faites De La musique” ce qui ma value d’être parmi les trois premiers et c’est de là que tout est parti. J’ai eu une production et aujourd’hui je viens de boucler mon premier album.

ICF : Quel est votre style de musique?

Josias : Je suis un aventurier dans la musique. je rejoins un peu le blues et le tradi-moderne une fusion entre le traditionnel et le moderne. Je chante aussi beaucoup en mooré.

ICF: Avec quel label vous collaborez ?

Josias : Je travail avec Artiste distribution de Papa Telesphore Bationo. C’est sous ce label, je vais essayer de me bâtir une carrière, pour le moment nous travaillons pour tracer les grands axes qui vont déterminer ma carrière.

ICF : Parlez nous de l’album ” Taaba”

Josias : Le titre de album c’est “Taaba” , qui veut dire vivre ensemble, cela a été inspiré par l’un des titre de l’album qui est “tound la taaba” . C’est un appel à l’union, le vivre ensemble. L’album” Taaba” contient huit 8 titres, il est prêt présentement, nous avons réaliser un clip et bientôt nous organiserons une conférence de presse pour la sortie officielle de l’album et après la promotion débutera et une tournée suivra.

ICF : Arrivez vous à vous exprimer sur scène ?

Josias : Quand je monte sur scène, j’y suis tellement à l’aise que 3 à 4 minutes ne me suffit pas. J’ai tellement de chose à dire. Bien que ma carrière n’est pas encore bien débutée, j’ai déjà fait de grandes scènes au Burkina Faso.

ICF : D’où tirez vous votre inspiration?

Josias : Déjà que je suis un grand croyant, je crois en la main de Dieu. Mon inspiration me vient de Dieu et quand je joue à la guitare, je suis tellement captivé que j’arrive plus à  faire quoi que ce soit.

ICF : Quelles sont vos projets futures ?

Josias : Mon principal projet est d’aller à la conquête du public faire de cet album une invasion. Lancer une carrière artistique qui va pas juste être sur une année ou deux ans, mais plusieurs années.

ICF : Comment vous imaginez l’artiste Josias dans dix ans ?

Josias : Dans 10 ans, j’aimerais être l’artiste le plus en vogue au Burkina. Je voudrais que dans dix ans quand on voudra trois artistes du pays qui vont représenter le Burkina sur le plan international que je sois parmi ces trois. J’aimerais faire beaucoup de réalisations dans ma carrière et beaucoup de réalisations qui vont profiter à mon entourage. Je vais mettre cela en Prière et par la grâce de Dieu tout ira bien.

ICF : Qui sont les artistes sur qui vous voulez prendre exemple ?

Josias : Il y’a n’en plusieurs, je peux citer mon grand Frère Charles Bohena , le Gandaogo national Georges OUEDRAOGO, Floby parce qu’il fait de la pluri-discipline, Greg , Nabalum, Bil Aka Kora, King Mensah du Ghana , Meweiy de la Côte d’Ivoire et mon icône c’est Mickel Jackson.

ICF : Que pensez vous de la musique burkinabé?

Josias : La musique burkinabé a besoin d’un moteur parce qu’elle va à un rythme assez lent. Il faut d’abord saluer le travail abattu, il faut reconnaître la diversité culturelle puisque la culture est très riche. On a besoin du kérosène qui va bien chauffer le moteur, et qui est mieux placé pour le faire que les Burkinabés eux mêmes.

ICF : Quelle sont les difficultés déjà que vous rencontrez?

Josias : Les difficultés sont principalement en termes de finance. Pour réaliser un clip et le faire tourner dans les chaînes de télévision cela coûte chère . Avoir les gros moyens pour faire d’excellents clips vidéos et organiser de grands concerts… Je suis optimiste et j’ai une large vision pour cette raison je me battrais contre les obstacles.

ICF : Avez vous le soutien de votre famille ?

Josias : Oui, j’ai un soutien inconditionnel de ma famille. Mes parents me soutiennent et m’encouragent énormément et je leur en suis reconnaissant. J’ai la bénédiction de mes parents.

ICF : Un mot pour la jeunesse Burkina

Josias : On doit se mettre au travail et arrêter d’attendre tout des autres. J’invite mes frères et sœurs à innover à créer et se lancer dans les activités, les opportunités ne manque pas.

ICF : Un mot pour vos fans

Josias : Nous devons tous vivre ensemble dans le partage, vivre ensemble dans l’amour. Que le Seigneur Jésus-Christ donne la paix et que tout un chacun cultive l’amour et la paix au fond de lui.

Rokiyatou SIMPORE (Stagiaire)

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