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Irène Tassembédo: Parcours exceptionnel de la chorégraphie à la cinématographie

 Irène Tassembédo est danseuse, chorégraphe, actrice et réalisatrice de profession. De nationalité burkinabè, elle fait partie des figures de la chorégraphie contemporaine en Afrique. Son ouverture vers l’ensemble des techniques de la danse et vers les autres disciplines des arts vivants lui ont ouvert une carrière multidisciplinaire de chorégraphe et d’enseignante en Europe et à travers le monde, mais aussi de comédienne au théâtre, au cinéma et à la télévision.

Irène, comme on la prénomme, a développé un travail chorégraphique original, fondé sur une expérience qui va de la danse africaine, découverte à Ouagadougou, à la chorégraphie moderne, par son passage à l’école Mudra créée par Maurice Béjart à Dakar, ou au théâtre contemporain à travers ses collaborations avec le metteur en scène Matthias Langhoff. A cet effet, elle s’installe dans un premier temps en Europe comme danseuse au début des années 1980, où elle crée en 1988, la “Compagnie Ébène”. Compagnie avec laquelle,  elle enchaîne plusieurs scènes chorégraphiques en Europe, aux Etats Unis, en passant par l’Afrique.


En 2007, Irène Tassembédo se réinstalle au Burkina, son pays d’origine, riche d’un parcours artistique qu’elle souhaite transmettre aux danseurs, chorégraphes et autres artistes du continent. Elle y poursuit la création chorégraphique avec sa compagnie rebaptisée “Compagnie Irène Tassembédo” et travaille au développement de nouveaux projets. En octobre 2009, elle crée à Ouagadougou, l’Ecole de Danse internationale Irène Tassembedo (EDIT), pour y former une nouvelle génération.


Dans le cadre de son travail de valorisation du patrimoine chorégraphique africain, elle crée en janvier 2013, le Festival International de Danse de Ouagadougou (FIDO). Le FIDO est un festival de danse qui vise à promouvoir et à valoriser les différentes formes de danse du continent africain et des diasporas africaines dans le monde. Le festival rassemble une vingtaine de compagnies de danse du monde entier et près de 5000 spectateurs chaque année, en fin janvier. C’est aussi un espace de rencontre professionnelle, de promotion et d’expression des jeunes artistes danseurs et chorégraphes africains.

En 2016, elle assure la coordination de la Triennale «Danse l’Afrique danse à Ouaga», un événement géré par l’Institut Français et se déroulant cette même année à Ouagadougou. Sa plus récente pièce chorégraphique, créée en janvier 2018 pour l’ouverture de la 6ème édition du FIDO, qui s’intitule «Gold TTC», est une évocation de la condition très dure des orpailleurs et de la fièvre de l’or qui s’est répandue en Afrique de l’ouest ces dernières années.

 

En plus de cette riche carrière dans la danse et la chorégraphie, Irène détient également une riche filmographie. Elle a joué comme actrice dans “Sans Plomb” de Muriel Téodori (2000), “Anna Oz” de Eric Rochant (1996), “Le plus beau métier du monde” de Gérard Lauzier (1996), “Samba Traoré” de Idrissa Ouédraogo (1992), “Adorable petite bombe”, téléfilm de Philippe Muyl (1996), ect.. Et depuis quelques années, la célèbre chorégraphe s’est aussi tournée vers la réalisation cinématographique. Elle sort ainsi en 2009 “Mousso Déni”, un court métrage docufiction; “Kokoko” en 2015, un long métrage de fiction et en 2017 “Ça tourne à Ouaga”, un court métrage de fiction.

La Rédaction 

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