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“J’ambitionne ouvrir une école de formation au profit des jeunes afin d’assurer la relève”, Françoise Sedego, actrice et maquilleuse professionnelle de cinéma

C’est incontestablement, l’une des femmes les plus influentes du domaine de maquillage de cinéma dans la sous-région et même en Afrique. Françoise Sedego, puisque c’est d’elle qu’il est question est une maquilleuse professionnelle de cinéma qui fait ses preuves depuis les années 2008. Une carrière d’ailleurs récompensée par de nombreux prix. De passage, dans nos locaux, elle s’est confiée sur ses débuts dans ce métier, son actualité ainsi que ses projets futurs.

Dès le bas âge, Bointoinewindé Françoise Sedego nourrissait déjà l’idée d’être un jour actrice de cinéma. Dieu faisant, la réalité de ce rêve s’offre à elle, quand en 2008, Missa Hebié lance un casting pour la réalisation de la série policière à succes Commissariat de Tampy. Par la force des choses, elle réussit à ce casting, chose qui lui ouvre la porte à un petit rôle dans ce film. Pour ce casting, il y’avait plus de 400 postulants pour 43 places, conduisant à une présélection où elle a été finalement retenue. “Après ce petit role, je me suis dite pourquoi ne pas me lancer dans un métier du cinéma afin de rester de façon permanente sur le plateau de tournage. Et ce qui me correspondait le mieux, c’était le maquillage. Et par la grâce de Dieu, une grande sœur du milieu, Odette Bayala m’a tendu la main. Bref, j’ai beaucoup appris à ses côtés avant d’aller me faire former ailleurs”, a fait savoir Françoise Sedego.

C’est le début d’une carrière riche et pleine d’expérience. En effet, Françoise Sedego dit avoir participé à plus d’une centaines de films ou de réalisation de clip-vidéos. D’ailleurs elle le fait savoir en ces termes: “J’ai un curriculum vitae (CV) très garni en termes de maquillage de nombreuses célébrités de films et d’artiste-musiciens pour leurs clip-vidéos, notamment Bohiri Michel, Lady Ponce, Koumba Gawlo, Soumbil, Awa Mélone, Floby, Dez Altino et bien d’autres. Un très parcours qui lui vaut des titres comme le trophée de la femme battante cinéma décerné par Africa Mousso en 2018, le trophée de la maquilleuse professionnelle africaine à Yaoundé en 2019, le trophée des 12PCA de la maquilleuse de l’année en 2020 et le trophée de la star des maquilleuses décerné par la Nuit des stars. Tout en parlant de Yaoundé, elle dit y avoir été choisie pour former des maquilleuses venues de plus de dix-neuf (19) pays pour participer à un festival de maquillage. À l’en croire, elle y était en tant participante représentant le Burkina Faso, et qu’après avoir vu son CV, elle a été retenue comme formatrice.

Pour elle, le maquillage occupe une place de choix dans la réalisation d’un film fiction, afin de permettre aux acteurs de mieux incarner leurs differents rôles. Mais selon ses propos, les acteurs de ce domaine sont beaucoup négligés dans l’exercice de leur fonction. De façon claire, dans la réalisation d’un film, tous le monde arrive à bien exercer son métier, contrairement aux maquilleuses qui font face soit à la faiblesse du temps imparti, soit souvent au non accord sur le choix de la manière de réaliser le maquillage. “Quand il s’agit d’un clip, nous discutons d’abord avec le realisateur afin de savoir les couleurs et le thème. “Les stars doivent comprendre que le maquillage rentre en parfaite harmonie avec le style et le thème imposés et qu’elles doivent se soumettre à ces exigences en lieu et place de ce qu’elles même veulent. Vu que c’est un rôle que ces dernières doivent incarner”, a-t-elle précisé.

Aujourd’hui, Françoise Sedego a choisi de partager ses connaissances et expériences au profit des jeunes. Par ailleurs, elle tiendra une séance de formation du 11 au 15 mars 2021. En sus, elle est sollicitée dans la sous-région pour former les jeunes filles qui veulent s’adonner au métier de maquillage cinéma, notamment en Guinée, Togo, Niger, Côte d’Ivoire, etc.

Mais à cause de la crise sanitaire, cela reste pour le moment en stand-by, foi de la maquilleuse Sedego, qui martèle en ces mots: “le maquillage est un metier qui nourrit son homme, cependant il faut y arriver avec beaucoup de passion de détermination. Quand on y arrive avec passion, on fait tout pour exceller”. Par ailleurs, elle a laissé entendre que son ambition la plus chère est de non seulement parvenir à ouvrir dans l’avenir, une école de formation en maquillage de cinéma et effets spéciaux afin d’assurer la relève, mais aussi de pouvoir mettre en place sa propre marque de produits de maquillage.

 

Boukari OUÉDRAOGO

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