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« Je slame pour la patrie » : La 6e édition lancée.

Le comité d’organisation de la compétition « je slame pour la patrie » a tenu une conférence de presse, ce vendredi 31 août 2018 à Ouagadougou pour annoncer les couleurs de la 6e édition. De grandes innovations sont attendues pour cette 6e édition.

 

Initiée en 2013 avec pour objectif de sensibiliser la population à la citoyenneté, la compétition « je slame pour la patrie » a connu une envergure nationale. Pour annoncer les couleurs de la 6e édition, le comité d’organisation était face à la presse, ce vendredi 31 août 2018 à Ouagadougou. D’après Tony Ouédraogo, artiste comédien, slameur et membre du comité d’organisation, depuis la première édition, « je slame pour la patrie » s’est inscrite dans des thématiques visant à permettre à la jeunesse de transformer cette forme d’expression, en un puissant moyen d’impulsion du patriotisme au Burkina Faso. Ainsi, a-t-il souligné, chaque année l’intérêt du  public pour cette compétition se fait ressentir à travers l’augmentation du nombre de candidats, faisant de ce concept une référence et un label dans la promotion de ce genre dans notre pays. « Aujourd’hui, je slame pour la patrie est devenue une valeur sûre de promotion culturelle, en témoigne tout l’engouement de toutes les couches sociales de notre population », a ajouté Tony Ouédraogo. C’est pourquoi, selon lui, cet évènement d’envergure nationale, se doit d’être promu à plus grande échelle, car il fédère inlassablement les jeunes en particulier et toute la population en général, autour d’un idéal patriotique et constructif pour le Burkina Faso.

C’est dans l’optique de hisser cette compétition à un niveau plus élevé que le Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme et le service national pour le développement (S.N.D.), initiateurs de l’activité ont bien voulu d’après Daouda Kindo, de la Direction des arts appliqués à l’industrie, confié l’organisation de l’activité à  Ombr Blanch Label qui est un opérateur culturel privé en règle vis-à-vis de la règlementation. A en croire monsieur Kindo, cela dénote de la volonté du ministère de permettre aux opérateurs culturels de se professionnaliser et de pouvoir vivre de leur art.

Pour Apollinaire Ouédraogo, responsable de Ombr Banch Label, cette décision du ministère est un challenge pour la structure. C’est pourquoi, a-t-il affirmé, toutes les dispositions seront prises pour une bonne réussite de l’évènement.

D’après Apollinaire Ouédraogo, les inscriptions ont déjà débuté depuis le 30 août et se poursuivre jusqu’au 20 septembre 2018. Les innovations majeures de cette 6e édition restent essentiellement le mode d’inscription. Pour s’inscrire les candidats doivent envoyer leur nom, prénom, lieu de résidence, numéro de téléphone et le texte de slam à l’adresse jeslamepourlapatrie@gmail.com ou à la direction régionale du Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme de leurs régions. Selon, le comité d’organisation, le texte doit être en français et  le choix du thème est laissé à la discrétion du candidat. Les manches éliminatoires se dérouleront les 8, 10, 12, 15 et 16 octobre respectivement à Tenkodogo, Ouahigouya, Bobo- Dioulasso, Manga et Ouagadogou. La demi-finale, quant à elle, se tiendra en directe le 17 novembre à Ouagadougou. La finale de cette 6e édition sera proposée en marge des festivités du 11 décembre à Manga.

 

Pour l’édition de 2018, le lauréat repartira avec la somme de 1000 000 FCFA. Les 2e, 3e, 4e et 5e prix sont fixés respectivement à 300 000, 200 000, 150 000 et 100 000FCFA. Pour la bonne réussite de cette édition, les instituions sont appelées à associer leurs images à l’évènement.

Yssoufou SAGNON et Fabrice Parfait SAWADOGO

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