LA JARDINIERE : « À chaque fois qu’un burkinabè mange un plat local, c’est un paysan qui sourit », selon Simon Nacoulma, premier responsable

 LA JARDINIERE : « À chaque fois qu’un burkinabè mange un plat local, c’est un paysan qui sourit », selon Simon Nacoulma, premier responsable

Une équipe de journalistes de INFOS CULTURE DU FASO et de FASOPIC a visité ce mercredi 18 juillet 2018 le restaurant biologique typiquement burkinabè nommé LA JARDINIERE. Cette visite guidée  en compagnie des responsables de la structure nous a permis de connaitre davantage ce cadre de restauration hors pair, créé par l’Association Initiative Communautaire Changer la Vie en abrégé ICCV/ NAZEMSE.  L’objectif principal à travers La Jardinière est de faire la promotion  des plats burkinabè. Ceci  de la plus belle des manières avec un esprit « gagnant- gagnant » entre producteur, transformateur et consommateur.  Retrouvez plus de détails dans les lignes qui suivent.

e plus souvent l’on consomme des repas sans même se poser  des questions sur la qualité et la provenance des produits utilisés. Surtout à midi dans les grandes villes comme Ouagadougou, la sociologie du travail fait que la grande majorité des habitants mange dehors,  dans des restaurants par terre. Or dans ces   endroits où les produits proviennent de partout, le « repas n’est pas toujours de qualité en matière de goût et d’hygiène ». Source de cancer et  de diverses maladies chez le consommateur innocent. Une autre situation inquiétante est que la ville connait au fil du temps une certaine insécurité alimentaire à cause de la faible production vivrière.  Alors comment arriver à faire manger sainement en quantité et en qualité aux gens de la cité ?

C’est justement dans le souci d’apporter une réponse concrète à cette préoccupation que l’association Initiative Communautaire Changer la Vie en abrégé ICCV/ NAZEMSE a mis en place en 2016 le restaurant dénommé « La Jardinière » que nous avons visité ce 18 juillet 2018. Situé au quartier Cissin de la capitale, juste en face de la bibliothèque de ladite association, ce resto  a pour but clair de créer un lien entre la ville et la campagne. Autrement dit, entre le producteur et le consommateur. Sachant bien que la ville a également la « caractéristique de la déperdition culturelle », le coordonnateur Simon Nacoulma et son équipe travaillent principalement pour la promotion  des plats burkinabè. Par exemple le Gaonré, Zamné, baabenda,riz au soumbala, des grillades au moringa et autres types de nourritures du terroir. Sans oublier la boisson bio comme jus de : bissap ; gingembre ; lianes.  La Jardinière est un cadre typiquement burkinabè, très propre et écologique ou sont proposés des mets locaux 100% naturels. A en croire la Chargée de Communication, Aminata OUATTARA, les repas ne contiennent pas de Cube Maggi mais le gout est rehaussé par des légumes… Tout provient des productions biologiques des paysans de Koubri, Komsilga et des femmes transformatrices de Ouagadougou.

« Nous voulons redonner goût aux plats traditionnels mais revisités sous un angle moderne », indique le Coordonnateur avant d’attirer l’attention de tous sur la nécessité de promouvoir l’art  culinaire du pays de Thomas Sankara.

« Mon appel à lancer va d’abord en l’endroit des politiques. Il y a eu une loi durant la transition qui demandait à ce que pour toute manifestation, réunion et organisation, les plats locaux soient parmi les repas servis lors des pauses café. C’est le devoir de l’homme politique et des chefs de services à rendre cela effectif. Sinon ces lois vont dormir dans les tiroirs. À chaque fois qu’un burkinabè mange un plat local, c’est un paysan qui sourit. Et, c’est également les populations à la base qui grandissent.  Si nous travaillons à promouvoir nos plats locaux de façon réaliste, nous allons développer un Burkina meilleur et émergent », a interpellé M. Nacoulma à l’issu de la visite guidée.

Issue d’un programme de sécurité alimentaire, La Jardinière  vient pour renforcer l’activité des agriculteurs  ainsi que l’employabilité des jeunes qui y apprennent le métier de la restauration. Les bénéfices générés par cette initiative contribuent à soutenir les actions sociales de l’association. Citons quelques-unes: Bibliothèque Kiougou Gabriel Nacoulma ; préscolaire inclusif ; maison de la femme etc.

« Manger un repas au restaurant La Jardinière, c’est un soutien pour les enfants de la communauté », dit-on.

Filasko Moussa KABORE/ Mohamed NONKRE

Parfait SAWADOGO

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