ven 23 février 2024

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L’art plastique au Burkina Faso : un métier à valoriser pour qu’il puisse nourrir son Homme. Entretien avec Mariam Sougué artiste plasticienne.

L’art plastique bien que peu connu du public burkinabé a aussi ses passionnés. Elle invite les filles à embrasser la carrière de plasticien aussi. Elle travaille avec les pigments et l’acrylique et fait de somptueux mélanges. Une technique mixte qui fait naitre de fabuleux tableaux à travers lesquels notre artiste parle de la femme. Elle évoque la solidarité malgré les divergences d’idée, elle fait primer la cause de la femme dans ces créations même si souvent l’éducation ressort également comme thème. Nous avons tendu notre micro à l’une des rares femmes burkinabé qui évolue dans le domaine de la peinture.

ICF : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

SOUGUE : Moi je suis Sougué Mariam, artiste peintre burkinabé, je suis également agent public de l’Etat au ministère de la fonction publique.

ICF : D’où vous viens l’amour pour l’art plastique ?

SOUGUE : J’ai toujours été passionné de l’art et tout ce qui est art depuis ma tendre enfance. J’ai toujours été présente lors des vernissages. Ce qui ma amener à exercer ce métier que j’aime passionnément.

 

ICF : Quel sont vos préférences de couleurs ?

SOUGUE : J’utilise assez du rouge dans mes tableaux et au le jaune que j’aime bien.

ICF : Quel sont les thèmes que vous abordez ?

SOUGUE : J’aborde un peu tous les thèmes, mais je mets l’accent sur la femme dans mes tableaux, je parle de la cause de la femme.

ICF : Arrivez-vous à vendre vos œuvres ?

SOUGUE : Je dirais que les œuvres de l’art plastique en générale ne se vendent pas comme il le faut au Burkina. On fait le travail juste par amour. On essaie de faire passer des messages à travers nos créations et c’est ça qui nous nourris, sinon les tableaux ne se vendent pas trop.

ICF : D’où vous viens l’inspiration pour faire votre travail ?

SOUGUE : Mon inspiration vient de partout. La rue, le marcher, mon lieu de travail. Mon quotidien est une source d’inspiration. A force de travailler dans l’art plastique, on ne voit plus les choses de la même manière que les autres. Partout on voit des formes qu’on peut noter en passant pour les faires ressortir ensuite sur nos tableaux.

ICF : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans votre domaine ?

SOUGUE : Comme difficultés je dirais qu’il nous faut en ce qui me concerne, de la formation. Les ateliers de formations manquent, il faut être avec les autres pour partager les expériences et évoluer. Personnellement je m’épanouis dans ce que je fais du coup je n’ai pas trop de difficultés. Le marcher est également lent dans notre domaine.

ICF : Quels sont vos projets ?

SOUGUE : Dans un future proche j’aimerais encadrer les enfants dans le domaine de la peinture surtout. Je compte donc donner des cours de peinture dans quelques établissements. Les enfants aiment et adores la chose, mais ce n’est pas toujours évident pour les parent de les inscrire dans des cours particuliers. Moi je compte apporter ma touche et de façons gratuites.

ICF : Quel mot avez-vous à l’endroit du ministère de la culture, des arts et du tourisme ?

SOUGUE : J’invite le ministère à avoir un regard particulier dans le domaine des arts plastiques, c’est vrai que quelque chose est fait mais il faut qu’il travaille à ce que le plasticien puisse vivre de son art. Il y’a tellement de plasticiens talentueux au Burkina qui ne demandent qu’à être accompagner. Il faut que le ministère travail à faire aussi la lumière sur le domaine, à travers notamment des publicités grand public sur les activités liées à l’art plastique.

ICF : L’art plastique est peu connu du public burkinabé, qu’es ce qui explique cela ?

SOUGUE : Les moyens ne sont pas mis pour créer de l’engouement autour des vernissages, il n’y a pas non plus une sensibilisation qui est faites auprès du public sur les bienfaits de l’art plastique. Les gens se dissent que c’est un truc de blanc donc ils ne s’intéressent pas trop à la chose. Il faut donc multiplier les sensibilisations.

ICF : Combien coûte vos créations?

SOUGUE : Moi particulièrement j’essaie de ne pas vendre assez cher, en tant que fonctionnaire je connais un peu la situation financière du citoyen burkinabé. Pour cela à partir de 5000 FCFA tu peux t’offrir un petit portrait chez toi. Et le plus cher c’est 200.000 FCFA. Cela permet à chacun au moins d’avoir quelque chose d’artistique chez lui. Je profite inviter mes confrères plasticiens à ne pas monter les prix de leurs créations pour pouvoir vendre à tout le monde et non qu’au riche.

ICF : Un mot pour clôturer cet entretien ?

SOUGUE : Je vous remercie d’avoir pensée à ma modeste personne. Je vous suit de très près et je vous encourage à persévérer dans votre travail de promotion de la culture burkinabé. A travers votre travail, beaucoup connaitrons ce que c’est que l’art plastique.

 

 

 

Parfait Fabrice SAWADOGO

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