Le conte actualisé, un canal du ‘’moment ‘’ pour mieux sensibiliser !

 Le conte actualisé, un canal du ‘’moment ‘’ pour mieux sensibiliser !

Dans le cadre de la création majeure de son spectacle dénommé « conter pour la cohésion sociale et la paix » la compagnie « Arts en intersection » a initié une formation du 09 au 22 décembre 2019 au Théâtre Soleil. Laquelle formation a été axée sur les modules tels la structuration et l’actualisation du conte. La restitution de cette formation a lieu ce lundi 23 décembre 2019.

Le Burkina Faso traverse des moments difficiles en ce moment. Cela s’explique par les attaques répétées des terroristes. Face donc à cette situation les artistes, surtout les conteurs n’ont pas voulu rester indifférents. Ils veulent apporter leurs contributions à la lutte contre ce fléau. Et cela a travers le conte. Ce pendant pour ce faire il faut des contes qui soient actualisés ou adoptés aux situations du moment afin que les populations puissent décoder les messages de paix, de cohésion véhiculée par les contes.

C’est dans cette optique que le présent projet a vu le jour, à écouter Paul Zoungrana, responsable la compagnie « Arts en intersection ». « Nous avons pensé que par rapport à la situation actuelle les artistes ont un rôle important à jouer. Un rôle de catalyseurs de paix, de raffermissement de paix, de trouver une nouvelle parole. Mais comment trouver une nouvelle parole si nous ne maitrisons même nos sources, nos bases. C’est ce qui nous a poussé à aller vers le conte. Nous avons pensé qu’en allant vers cet élément de la tradition orale peut-être que les anciens y avaient des choses qui peuvent permettre le renforcement de la paix, nous indiquer des chemins, des voix à suivre pour trouver des solutions à nos problèmes. », a-t’il confirmé avant d’ajouter que « L’idée c’est d’aller collecter les histoires. C’est un autre travail qu’on ne fait pas assez.

On se contente souvent des contes dans les livres. Après cela, c’est de réfléchir sur la mesure les d’actualisation de ces histoires. Parce qu’au fond les histoires sont perçues comme des histoires pour enfant. Alors que le conte est une grande école initiatique qui sert d’abord à tout le monde. L’actualisation permettra donc à l’histoire traditionnelle de garder sa force et d’être mieux comprise par le public. »
Alors, pendant 13 jours le projet a réuni 10 stagiaires, tous professionnels du conte. Ces derniers ont reçu des enseignements dans les modules comme la structuration et l’actualisation. Les quels outils leur permettront d’actualiser facilement les contes afin qu’ils soient assignés aux adultes comme aux enfants. C’est qu’affirmé un des formateurs, Charles Wattara.

« La formation a été axé sur la structuration du conte. Cela parce qu’on veut en faire une actualisation. De nos jours le conte traditionnel est toujours assigné aux petits enfants or il y a certainement des leçons vie à l’intérieur qu’il faut pouvoir mettre dans notre contexte actuel avec nos modes de vie afin que notre jeunesse qui a forcément besoin d’éducation pour rester dans la cohésion sociale puisse décoder les messages codés contenus dans le conte. »
Les 10 stagiaires ont été mis à l’épreuve. En effet, pendant une vingtaine de minutes les stagiaires ont devant le public mis en pratique à travers des contes, ce qui ont appris durant la formation.

De l’avis de Rachelle Boudi Couldiaty à l’image des autres, ce projet vient à point nommé car il leur a permis d’acquérir de nouvelles connaissances. « Je suis vraiment satisfaite de cette formation parce que d’abord c’est un moment de recherches. C’est ce qui manque aussi pour les conteurs. Parce qu’on a tendance à faire à jouer toute de suite et maintenant sans pour autant repartir à la source. Ce travail a consisté à aller puiser à la source des contes et après les actualiser pour que ça soit plus proche de nous. », a-t-elle confirmé.
Après cette étape de résidence, viendra celle de la création du spectacle elle-même intitulé « Conter la cohésion et la paix ». Lequel spectacle sera joué dans les quartiers populaires de la ville de Ouagadougou.

S.G

Crédit photo : Parfait Fabrice SAWADOGO

Parfait SAWADOGO

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