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Le Projet “Grand Geste” tend la main aux détenus de la MACO

Dans le cadre de ses activités l’Association “Grand Geste” en collaboration avec l’association A.P.A.R.D, organise un minifestival au profit des détenus de la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO) le jeudi 17 septembre 2020. Olivier Kiswinsida Gansaore est le Directeur Artistique de l’association GRAND GESTE et le promoteur  festival dénommé “VAGUES DES AILES”. Il nous explique en quoi cela va consister.

Utiliser l’art afin de permettre une réinsertion sociale des détenus, c’est l’objectif que s’est fixé le Projet “Le Grand Geste”. Cette initiative est piloté par Olivier Kiswinsida Gansaore Danseur interprète Chorégraphe et formateur en danse. Il est issu de la deuxième promotion du programme de formation #Yeleen Don  du CDC-LA Termitière. Directeur artistique de l’association GRAND GESTE , il est aussi Membre du comité Artistique du CAV ( Cercle des Arts Vivants) de l’Atelier du Rire. Olivier Kiswinsida Gansaore est né en République de Côte d’Ivoire avant de rejoindre le bercail en 1995.

Ce jeune artiste pétri de talent a voulu apporter sa contribution pour la réinsertion sociale des détenus en initiant le projet de formation professionnelle et de réinsertion sociale *Le Grand Geste* à la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO). Le Projet “Le Grand Geste” se conjugue aussi avec festival.

  Qu’est ce que  le projet ” Le Grand Geste”?

Selon Olivier Kiswinsida Gansaore le Projet ” Le Grand Geste” a pour vision de faire comprendre qu’il n’y a pas de geste plus grand que de tendre la main à une personne qui est dans le besoin ou dans des difficultés. Le projet essaie de démonter comment l’on peut utiliser l’art pour toucher la vie d’un maximum de personnes. “En tant qu’artiste, chaque jour, je me pose deux questions à savoir premièrement quelle est ma mission sur terre en tant qu’être humain; ensuite quelle peut être ma contribution dans ce monde en tant que danseur pour le développement socioéconomique de mon pays le Burkina Faso en particulier et l’Afrique en général” explique le Directeur Artistique de l’association. Ce sont ces questions qui orientent mes actions . Au début du projet, Olivier Kiswinsida Gansaore a commencé à donner des cours de danse à des enfants de la rue, ainsi qu’à des prisonniers, des personnes âgées, des réfugiés etc. En dehors de son travail sur la scène de danse, l’artiste fait un travail humanitaire qui consiste à utiliser l’art en faveur des personnes marginalisées afin qu’elles aient une vie normale, à se reconstruire physiquement et moralement. C’est là le sens de l’Association “Grand Geste”

Les actions de l’association ?

L’ Association ” Le Grand Geste” a d’abord commencé par collaborer avec d’autres associations qui interviennent déjà dans le domaine humanitaire. C’est ainsi qu’en 2019, Olivier Kiswinsida Gansaore a eu à intervenir avec  l’association ndam Sena  le long du Lac Tchad et le sud entre la frontière du Tchad et la  Centrafrique parmi des réfugiés. Chaque année, il est sollicité pour ce type d’action. C’est de façon personnelle qu’il a d’abord initié le projet de danse avec les prisonniers depuis 2016.
“En août 2016, j’ai mis les pieds à la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO) et j’ai pu constater qu’il y a un manque d’activités culturelles et j’ai voulu utiliser la danse pour créer un atmosphère récréatif avec les détenus afin de les aider à oublier le poids de la prison dans leur vécu quotidien. Ce fut le premier objectif. Le second c’était d’arriver à créer une compagnie de danse au sein de la prison. Cela pourra permettre aux détenus formés de prester dans toutes les cérémonies qui auront lieu au sein de la MACO. Cela peut susciter la générosité des visiteurs qui va aider un temps soit peu les prisonniers à subvenir à leurs besoins. Troisièmement, ce projet vise aussi à permettre aux prisonniers qui auront pris goût à la danse de se réinsérer professionnellement à la fin de leurs peines. Ces derniers pourront être recommandés à des troupes de danses à des écoles ou à des formateurs professionnels” explique t’il.

Les perspectives de l’association c’est de voir la compagnie de danse de la MACO avoir une permission pour des prestations à l’extérieur de la prison.

Des partenaires ?

Pour l’instant et depuis 2016 les responsables de l’association travaillent avec leur propres moyens à travers le bénévolat. Des discussions se poursuivent pour collaborer avec d’autres associations pour soutenir le projet.

L’événement du jeudi 17 septembre 2020 par exemple est une collaboration entre l’Association “Grand Geste” et l’Association l’association A.P.A.R.P qui travaille déjà dans la prison. L’idée c’est un minifestival dénommé “Vagues des Ailes” pour traduire l’envie de liberté, l’envie d’aller plus loin dans la vie. Ce festival donnera lieu à une compétition entre les différents compartiments de la prison pour un plus grand divertissement. Il y aura aussi l’intervention de danseurs professionnels extérieurs pour communier avec les détenus. “Nous pensons que la sensibilisation commence aussi par ceux qui sont à l’extérieur en vue de faciliter une future réinsertion sociale”, soutient le Promoteur du festival.  La journée du jeudi 17 septembre sera meublée par des prestations d’artistes, des danses chorégraphiques de 9 heures à 11 heures. Dans la soirée à partir de 15 heures un match de football opposera les détenus aux danseurs chorégraphes.

Sidbéwendé Zongo, collaborateur

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