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Littérature : « Noms et prénoms bissa », un essai de Touwindé Simon TARNAGDA

« Noms et prénoms bissa ; Un patrimoine culturel précieux menacé » est l’œuvre de Touwindé Simon TARNAGDA, dédicacée ce vendredi 30 juillet 2021 à Ouagadougou. Ce livre est un ouvrage qui promeut la valorisation des noms et prénoms authentiques qui ont attrait à disparaitre.

C’est parti d’un constat fait sur la dévalorisation des prénoms au niveau tant administratif que la vie courante, que Touwindé Simon TARNAGDA a choisi de prendre sa plume pour faire cet ouvrage. Dans cette œuvre, l’auteur fait un condensé sur la culture ou l’identité du peuple bissa. Cette démarche nous interpelle alors sur l’importance de la sauvegarde de la culture africaine qui a tendance à disparaitre peu à peu.

« L’esprit derrière, c’est une invite à toute communauté africaine de réfléchir pour le fondement, pour ne pas perdre l’attache à nos racines. Parce que l’attache à nos racines, c’est une valeur culturelle et ça commence dès la naissance. Si actuellement nous avons des prénoms qui n’ont plus d’attache avec la culture, ce n’est pas un problème, ce n’est pas tard » a affirmé l’auteur.

Pour cette première œuvre « Noms et prénoms bissa ; Un patrimoine culturel précieux menacé », l’auteur offre des corpus assez denses des noms et prénoms. Dans la forme, le livre est un essai d’anthropologie avec une démarche fondée sur les noms et prénoms bissa. Toujours dans la forme, on trouve ces noms et prénoms classés par ordre alphabétique, et leur significations, aussi leurs transcriptions orthographiques et phonétiques. Et sur la couverture face, on aperçoit la main d’un enfant tendu à l’adulte comme pour marquer la constriction des savoirs dans un contexte intergénérationnel.

Dans le fond, l’auteur convoque les chemins, en l’occurrence des noms et prénoms chez les bissa. Il faut dire que ce livre fait 111 pages et comprend dans son contenu, environs 150 patronymes ou noms et 550 prénoms et est s’aquiert au prix unitaire de 5000 francs CFA. L’auteur n’entend pas s’arrêter là et souhaite que l’exemple soit suivi dans d’autres communautés.

Ahoua KIENDREBEOGO (stagiaire)

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