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LITTÉRATURE: Sursaut littéraire dans la jeunesse burkinabé

L’écriture à la côté, auprès de la jeunesse burkinabé. C’est heureux ! Depuis quelques années, paraissent régulièrement des romans, des recueils de nouvelles, contes ou légendes, pièces de théâtres, parfois même des Essais. Ce sont autant d’histoires d’amour à faire chavirer les cœurs. Des drames de jeunesse. Des histoires de meurtre, inspirées par la jalousie. Des récits, plus ou moins revus, de détournement de deniers publics etc. Ce tableau achève d’établir une réalité. La littérature est le miroir de la société.


Dans ce phénomène, pour ainsi dire, ce sursaut littéraire, il faut se réjouir, que les ouvrages soient pour la plupart édités et publiés par des maisons d’édition, locales. Il y a en cela, la preuve d’une bonne collaboration, entre les écrivains et les acteurs commerciaux de la littérature. En outre, les efforts sont déployés, de part et d’autre, pour rendre les ouvrages accessibles, s’agissant des prix comme des points de vente. S’il reste encore du chemin à parcourir, l’objectivité voudrait qu’on reconnaisse une relative augmentation du lectorat burkinabé, comme en témoigne l’écoulement de certains stocks de livres, jusqu’à épuisement. Ensuite, bonne nouvelle pour nouvelle ! Des émissions sont consacrées, à des heures de grande audience, aux parutions littéraires. Des émissions qui scrutent, décortiquent et analysent les livres, en présence des auteurs, invités pour la circonstance. Il faut s’en réjouir.
L’opportunité est offerte à la jeunesse d’exprimer son talent, de rendre compte de l’état de la société et surtout, d’apporter sa contribution au patrimoine culturel du Faso, au moyen de la plume. De quoi satisfaire, un certain Nazi Boni, un Ki-Zerbo, Monique Ilboudo, Frédéric Pacéré…Ces grandes figures inscrits à jamais dans le panthéon de la littérature burkinabé.
Si l’excellence suscite le désir de ressemblance, le besoin d’imitation, il faut espérer que, la jeunesse littéraire burkinabè servira d’exemple à celle qui traîne encore le pas. Pour cela, il faudrait multiplier les compétitions littéraires, des concours entre les écrivains, en installant dans leur milieu, une émulation qui fera s’exprimer leurs capacités, souvent négligées, leurs talents, parfois endormis. Ceci ferait du bien aux oisifs, aux indécis, à tous ceux qui, manuscrit en mains, hésitent à le publier, de crainte d’être dézingués par la critique.
Encourageons nos écrivains, en achetant, lisant et commentant leurs ouvrages. Si, des siècles après, l’on continue de parler des auteurs comme, Rousseau, Maïmoun, Twain, etc malgré le caractère discutable, et souvent erroné de leurs thèses…c’est surtout, parce que leurs compatriotes, leurs patries y ont pourvu en les lisant. Les citant à chaque fois qu’ils en avaient l’occasion.
Faisons de même pour nos écrivains, car, au-delà d’une passion individuelle, d’un business commercial, le livre est bien souvent un instrument d’affirmation culturelle.
Pour que brie de mille feux, les lettres burkinabé
Pour laisser des traces aux générations futures
Pour faire connaître la culture ….
Burkinabé, lisons burkinabé !
NB : Si nous n’avons cité nommément aucun auteur, aucune libraire, aucune maison d’édition, aucun média, c’est pour conjurer tout soupçon de publicité.

Abdoul-Malik Issoufa
Homme de Lettres

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