MANGA: A la découverte de Diplaye le slamaphone, Artiste-slameur

 MANGA: A la découverte de Diplaye le slamaphone, Artiste-slameur

Dans le cadre de nos entretiens avec les acteurs culturels de la région du Centre-sud, notre dernière rencontre nous amène à découvrir un jeune artiste-slameur burkinabè, connu sous le pseudonyme de Diplaye le slamaphone. Avec lui, il a été surtout question de son parcours en tant qu’artiste slameur.

De son vrai nom Abdoulaye Dipama, Diplaye le Slamaphone est un jeune artiste passionné du genre musical slam. Il dit être venu dans la musique depuis le lycée avec certains amis. (Au début c’était le RAP et nous étions l’un des tous premiers groupes de RAP dans le Zoundwéogo. Mais moi particulièrement j’essayais toujours de le faire différemment, autrement dit, je posais. Et au même moment, j’ai eu à écouter des slameurs comme Grand Corps Malade. Et celà a suscité en moi un grand intérêt pour ce genre musical, vu que j’étais également passionné de la poésie), a-t-il expliqué.

Il continue toujours en ces termes, (Puis vient le moment où je rentre Ouaga. Chose qui a un peu ralenti mon côté musical au vu des difficultés sur le terrain. Ensuite j’ai été pris à la Radio des écoles où j’animais des émissions telles que “Contes et légendes”, Paradis des enfants”, Infos scolaires”, “Forum des jeunes. Et par la suite nous avons créer le tout premier groupe de RAP de Karpala, dénommé la “Sexion 5”, et il y avait pas mal d’artistes dans le quartier à l’image de Bonsa et Z. MO. Et cette passion des mots et la volonté d’accompagner les enfants m’animait beaucoup.

Il faut dire que mon slam est plus tradi-moderne, une manière aussi de révolutionner ce genre musical. En gros je valorise le terroir à travers le slam). Pour lui, cette nouvelle manière de faire le slam y va de la valorisation de notre culture. Et en croire à ses propos, faire le slam en Morée lui permets de faire passer de manière claire son message, même s’il faut noter que cet aspect langue traditionnel dans ce genre est beaucoup négligé. A cet effet, il a tenu à réitérer ses félicitations au slameur Bagagnan le Moréphone qui pour lui est une source d’inspiration et d’exemple à suivre.

Cependant l’artiste dit être en préparation d’un album “Le Kuunga”. Mais également il a eu à faire des featuring avec des artistes comme Evy. (Avec lui, nous avons fait deux featuring, “Tombé” et la “Paix” dont le premier fait partie des premières chansons en hommage aux FDS et autres personnes tombées au front. Au depart, je faisais juste le slam par simple passion mais aujourd’hui j’ai décidé de sortir un album. Dans l’ensemble j’évoque la paix, l’union, le développement, le pardon dans mes œuvres), nous a-t-il éclairé. A cette occasion, Diplaye dit être aussi inspiré par des artistes nationaux tels que Ombr Blanch, Donsharp De Batoro, Malika la Slamazone, Nathanaël.

Aussi a-t-il mentionné que le slam prend de plus en plus d’ampleur, car dit-il, le slam n’est pas seulement une musique de cérémonie, c’est une musique de prise de conscience, un art libre en ce sens qu’il faut penser à le promouvoir. “Personnellement, j’ai eu à organiser des concours de slam pour valoriser les valeurs nationales”, a-t-il soutenu.Mais selon lui, les difficultés rencontrées se situent surtout du côté de la promotion et la production des œuvres. Ainsi, dit-il espérer qu’avec la visibilité offerte par “Infos Culture du Faso”, les choses puissent aller. Aussi a-t-il appelé les autorités a créer des cadres d’expression pour permettre aux jeunes de faire valoir leur talent. Pour rappel, Diplaye est avant tout instituteur certifié, par ailleurs, en service à la mairie de MANGA.

Ba-yir Kūnga.

Le Kūnga de la Partie.

Interview réalisé par Parfait Fabrice SAWADOGO 

Parfait SAWADOGO

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