lun 24 juin 2024

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

spot_img

MODE: A la découverte de Elbach, celui pour qui la mode est héréditaire

De son vrai nom Gampené Bassirou, Elbach fait partie de ceux qui se battent pour la valorisation du terroir burkinabé à travers la mode, ce jeune talent qui qualifie la mode d’héréditaire affirme avoir reçu ce bel héritage de ses parents, son grand-père et son père étaient des spécialistes du domaine, c’est donc dès son bas âge qu’il a appris cet art à l’atelier du vieux. Après six années de formation, le jeune prodige s’est rendu à Dakar où il a fait dix-huit mois avec pour objectif, renforcer ses capacités. De retour au pays, il travailla pendant trois ans avec des hommes du milieu comme Chérif Confection, Madame Diawara.

Né dans les années 2007, l’entreprise Elbach Fashion est aujourd’hui une réussite, sa dernière collection, « Amazone » a été découvert à Lomé, où il est allé défiler au clash fashion, africain et fier de l’être, Elbach travaille plus sur la mode africaine, le Koko Donda, le Faso-Danfani, et autres pagnes traditionnelles africaines, nous faisons du tout, mais la spécialité voire la priorité reste la mode locale insiste-t-il.

Elbach satisfait 

La mode d’aujourd’hui nourrit son homme, le jeune artiste se dit très satisfait des revenus de son entreprise, et c’est le résultat d’un travail de fond, un don de soi, puisque la mode est en train de prendre de l’ampleur au Burkina, elle n’a plus de frontière car aujourd’hui notre pays a fait ses preuves au-delà des frontières.

Les jeunes ne veulent plus apprendre 

Pour Elbach, l’avenir de la mode au Burkina est inquiétant, parce que la jeunesse aime la facilité et ne veut plus se former, le manque d’apprenti est important chez nous, et c’est un véritable problème et nous demandons au gouvernement de voir ce qu’il peut faire pour permettre à la mode de se développer, car la relève n’est toujours pas là. En effet, Elbach demande aux autorités d’apporter leur pierre afin que la mode au Burkina puisse se développer, cela peut se passer par des opportunités de formations à l’extérieur, des transferts de compétences pour permettre l’innovation et le développement de la mode.

 

Elbach remercie tous ceux qui s’habillent dans son entreprise et les invite à avoir confiance, car selon lui, c’est la confiance que le client accorde au styliste qui le motive à donner le meilleur de lui-même, et pour être styliste avance-t-il, il faut d’abord aimer le métier, avoir l’amour de la chose car sans cela, c’est l’échec, on vient pas dans la mode pour chercher l’argent, mettez le plaisir d’abord, et le reste viendra, il poursuit en demandant aux jeunes d’accepter se former et apprendre le métier, car c’est un travail d’avenir.

L’artiste a un rêve, celui d’ouvrir, grâce aux fruits de son travail un centre de formation pour former les jeunes dans l’apprentissage de la mode et du style.

 

Fabrice Parfait SAWADOGO

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Plus d'articles

Décoration: Un salon ouvert au public au CENASA pour valoriser les talents

La deuxième édition du Salon international de la décoration...

ENTRETIEN : Bertrand Ilboudo l’homme qui a redonné un nouveau visage à « Kouila »

Natif de la province de l’oubritenga (Ziniaré) plus précisément...

Vous ne pouvez pas copier le contenu de cette page